{"id":2375,"date":"2024-09-02T09:50:14","date_gmt":"2024-09-02T13:50:14","guid":{"rendered":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?page_id=2375"},"modified":"2024-10-03T12:44:47","modified_gmt":"2024-10-03T16:44:47","slug":"chronique-i-les-rues-de-paris","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/chroniques\/chronique-i-les-rues-de-paris\/","title":{"rendered":"Chronique I \u2013 Les rues de Paris"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#abb7c247\"><strong>Objectifs<\/strong> : d\u00e9velopper le <strong>style<\/strong> de votre chroniqueuse ou chroniqueur, \u00e9tablir le lien entre elle ou lui et son <strong>public<\/strong>, discuter des <strong>th\u00e8mes<\/strong> vus en classe (<em>par exemple : les rues de Paris, le d\u00e9sir de repr\u00e9senter la soci\u00e9t\u00e9 moderne, les diff\u00e9rents styles de chroniques, les diff\u00e9rents types de journal, les \u00e9volutions de la presse entre 1836 et les ann\u00e9es 1880, les faits divers, les romans-feuilletons, la critique de la \u00ablitt\u00e9rature industrielle\u00bb&#8230;<\/em>), <strong>se positionner<\/strong> par rapport \u00e0 ces id\u00e9es et d\u00e9bats du 19e si\u00e8cle<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pour cette premi\u00e8re chronique, vous avez <span style=\"text-decoration: underline\">deux<\/span> choix de sujet :<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Les<\/strong> <strong>rues de Paris <\/strong>: Prenez pour mod\u00e8le la chronique de Delphine de Girardin (<a href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?page_id=51\" data-type=\"page\" data-id=\"51\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00ab&nbsp;Courrier de Paris&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>La Presse<\/em>, 1 d\u00e9cembre 1839<\/a>) ou celle de Timoth\u00e9e Trimm (<a href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?page_id=51\" data-type=\"page\" data-id=\"51\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00ab&nbsp;Paris au petit jour\u2026&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Le Petit Journal<\/em>, 10 ao\u00fbt 1863<\/a>), que nous avons lues pour le <strong>cours 4<\/strong>, pour \u00e9crire une chronique au sujet des rues de la capitale et du peuple parisien. Ce sujet vous servira de point de d\u00e9part pour parler librement de ce qui int\u00e9resse votre chroniqueur\u00b7se.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Un nouveau journal<\/strong> : \u00c9crivez une chronique qui s&#8217;inspire d&#8217;un des prospectus de journaux nouvellement fond\u00e9s que nous avons lus pour le <strong>cours 2<\/strong> (<a href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?page_id=51\" data-type=\"page\" data-id=\"51\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><em>Le Si\u00e8cle<\/em>, <em>Le Petit Journal<\/em>, <em>Le Journal<\/em><\/a>)\u2014ou d&#8217;un autre nouveau journal que vous avez trouv\u00e9 vous-m\u00eame dans RetroNews\u2014pour parler de la presse, de vos id\u00e9es (celles de votre chroniqueur\u00b7se, c&#8217;est-\u00e0-dire) sur ce qu&#8217;un journal doit \u00eatre, sur le r\u00f4le de la presse et\/ou de la chronique, etc. Notez : vous pourriez aussi vous inspirer des chroniques de Jules Vall\u00e8s pour parler d&#8217;une nouvelle s\u00e9rie de chroniques que vous allez \u00e9crire dans un journal.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots\" \/>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Consignes :<\/h4>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\u00c9crivez environ <strong>600-700 mots<\/strong>.<\/li>\n\n\n\n<li>Dans le titre de votre \u00abpost\u00bb mettez votre <strong>pseudonyme<\/strong> et un <strong>titre descriptif<\/strong>.<\/li>\n\n\n\n<li>Si vous faites r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un autre journal\/chronique\/article, <span style=\"text-decoration: underline\">incluez un extrait dans votre publication<\/span> en vous servant de <a href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/project-resources\/adding-retronews-to-a-post-with-h5p\/\">l&#8217;outil H5P<\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Ressources : <\/h4>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Les chapitres de Vanessa Schwartz et de Judith Lyon-Caen (<a href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?page_id=51\" data-type=\"page\" data-id=\"51\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">cours 1<\/a>)<\/li>\n\n\n\n<li>Les ressources disponibles dans les <a href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?page_id=2353\" data-type=\"page\" data-id=\"2353\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Suppl\u00e9ments<\/a> pour l&#8217;Unit\u00e9 1 et 2<\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/drive.google.com\/drive\/folders\/1BWEDsaosZk1Dex2HLShDwhPU0QEJ2GOm?usp=sharing\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/drive.google.com\/drive\/folders\/1BWEDsaosZk1Dex2HLShDwhPU0QEJ2GOm?usp=sharing\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Les images du cours<\/a> \u2013 si vous choisissez le sujet 1, pensez \u00e0 regarder les fichiers \u00abLa vie \u00e0 Paris\u00bb et \u00abLes rues de Paris\u00bb pour trouver des d\u00e9tails pittoresques au sujet des gens qu&#8217;on pouvait trouver dans les rues de la ville<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#fcb90033\">Publiez votre chronique sur <strong>WordPress<\/strong>, dans la cat\u00e9gorie <strong>Chronique<\/strong> <strong>I<\/strong>, le <strong><span style=\"text-decoration: underline\">vendredi 4 octobre<\/span><\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#abb7c247\">Donnez un <strong>titre <\/strong>\u00e0 votre chronique et mettez \u00e9galement votre <strong>pseudonyme<\/strong>, ainsi : \u00ab <em>Pseudonyme : Titre de chronique<\/em> \u00bb<\/p>\n\n\n<ul class=\"wp-block-latest-posts__list has-dates has-author wp-block-latest-posts\"><li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/chronique-1-sophie-hauck\/\">Chronique 1, Sophie Hauck<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Sophie Hauck<\/div><time datetime=\"2024-12-18T16:24:00-05:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">December 18, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>Qu\u2019est-ce que c\u2019est la responsabilit\u00e9 de la presse, vous vous demandez ? Pour moi, Manon Myst\u00e8re, la presse doit montrer \u00e0 tout le monde les histoires qu\u2019ils ne voient pas souvent \u2014 ou peut-\u00eatre, ce qu\u2019ils ne peuvent pas voir. Par exemple, s\u2019il y a une boulang\u00e8re qui se l\u00e8ve t\u00f4t chaque matin pour faire le pain que tout le village mange, la presse devrait \u00e9crire un portrait d\u2019elle. Qu\u2019est-ce qu\u2019elle aime faire en plus de cuire, et est-ce qu\u2019il y a des faits int\u00e9ressants ou surprenants de sa carri\u00e8re que personne ne sait pas ? En partageant ces histoires jamais racont\u00e9es, des journalistes peuvent honorer les vies des gens quotidiens \u2014 les boulangers, les \u00e9boueurs, les facteurs&#8230;\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Ou la presse devrait d\u00e9voiler la corruption dans ces industries. Peut-\u00eatre cette boulang\u00e8re ne paye pas d\u2019imp\u00f4ts en \u00e9change de donner du pain gratuit aux \u00e9lus. \u00c7a n\u2019est pas juste, mais ces affaires louches peuvent passer s\u2019il n\u2019y a pas quelqu\u2019un qui surveille le gouvernement, les chefs d\u2019entreprises, et les autres gens puissants en soci\u00e9t\u00e9. Aux \u00c9tats-Unis, il y a deux expressions qui repr\u00e9sentent mon attitude sur la responsabilit\u00e9 de la presse: \u00ab Democracy dies in darkness,\u00a0 \u00bb et \u00ab Sunlight is said to be the best of disinfectants. \u00bb En fran\u00e7ais, cela veut dire que la d\u00e9mocratie meurt dans le noir, et la lumi\u00e8re du soleil est le meilleur d\u00e9sinfectant. En d\u2019autres termes, la d\u00e9mocratie ne fonctionne pas \u2014 ou ne dure pas \u2014 sans la presse parce que de la corruption est l\u2019ennemi de la d\u00e9mocratie, et des journalistes r\u00e9v\u00e8lent la corruption. En fait, ce sont les chiens de garde qui prot\u00e8gent les int\u00e9r\u00eats des citoyens.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>En ce moment, je dois dire que mes espoirs ou mes attentes de la presse ne sont pas r\u00e9alistes \u00e0 l\u2019heure actuelle. Pendant cette \u00e9poque, la presse est un commerce, et souvent leur style est trop simpliste. Par exemple, si quelqu\u2019un meurt, l\u2019article qui annonce leur mort ne d\u00e9crit pas les d\u00e9tails de leur vie \u2014 leurs r\u00eaves ou leurs passions. Maintenant, les journalistes n\u2019ont pas un esprit volontaire ou un sens du devoir quand ils \u00e9crivent. Ils essaient de vendre autant de journaux que possible sans trop d\u2019efforts, et puis ils ne d\u00e9couvrent pas les d\u00e9tails cach\u00e9s de la vie quotidienne. Ils ne mettent pas au jour les secrets du gouvernement. Ils ne se rendent pas compte qu\u2019ils pourraient gagner plus d\u2019affaires s\u2019ils \u00e9crivaient plus d\u2019articles significatifs qui ajouteraient de la valeur au public fran\u00e7ais. Par exemple, si la boulang\u00e8re ne paye pas ses imp\u00f4ts parce qu\u2019elle a fait un march\u00e9 de fa\u00e7on d\u00e9loyale avec ses \u00e9lus, le public fran\u00e7ais veut savoir au sujet de cette corruption. Et ils veulent lire les profils sur leurs voisins parce que la r\u00e9alit\u00e9 int\u00e9resse les vrais gens.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Au futur, j\u2019imagine un monde en lequel la presse \u00e9crit au sujet de chaque topique \u2014 de la sant\u00e9, du sport, de la religion. On aime admirer de l\u2019art, du cin\u00e9ma, de la cuisine. Pourquoi est-ce qu\u2019on ne peut pas admirer le journalisme en tant qu&#8217;art ? Pour moi, Manon Myst\u00e8re, la presse a une responsabilit\u00e9 essentielle, alors les journalistes doivent ressentir ce sentiment de responsabilit\u00e9. Puis, ils peuvent gagner plus de responsabilit\u00e9 et \u00e9crire au sujet des topiques plus int\u00e9ressants que la vie quotidienne. Ils peuvent avoir des conversations avec des leaders mondiaux, des c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s, et puis, quelqu\u2019un deviendra connu parce qu\u2019un journaliste a \u00e9crit au sujet de cette personne. En fait, les journalistes du futur deviendront connus parce que ce qu\u2019ils en \u00e9crivent est important. Bien sur, la responsabilit\u00e9 de la presse n\u2019est pas au sujet de gagner de l\u2019adoration, mais je sais que si on confie plus d\u2019attention aux journalistes, ils nous r\u00e9compenseront en assurant que la d\u00e9mocratie ne meurt pas dans le noir. Apr\u00e8s tout, la lumi\u00e8re du soleil est le meilleur d\u00e9sinfectant.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/le-paulois-engage-paris-ettouffe\/\">Le Paulois Engag\u00e9: Paris \u00e9ttouff\u00e9<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Annie Karitonze<\/div><time datetime=\"2024-12-02T09:09:42-05:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">December 2, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>Ah, Paris\u202f! Ville de promesses et de p\u00e9rils. Dans cette capitale o\u00f9 chaque pierre murmure des r\u00eaves, une ombre pesante s\u2019\u00e9tend sur les trottoirs\u202f: celle des chemin\u00e9es d\u2019usines. On les voit partout d\u00e9sormais, ces colonnes de fum\u00e9e, dress\u00e9es comme des griffes de fer qui lac\u00e8rent le ciel. Elles portent le sceau du &#8220;progr\u00e8s&#8221;, mais \u00e0 quel prix\u202f?<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Les rues qui jadis r\u00e9sonnaient des cris des marchands, des rires des enfants et du pas rapide des artisans sont aujourd\u2019hui envahies par une atmosph\u00e8re lourde et grise. Dans les quartiers industriels, il ne s\u2019agit plus de trottoirs peupl\u00e9s de promeneurs \u00e9l\u00e9gants ou d\u2019ouvriers joyeux. Non, c\u2019est le royaume des ombres\u202f: hommes et femmes aux visages noircis, leurs traits effac\u00e9s par la fatigue et la suie. Ce sont les serviteurs silencieux des machines modernes, ces monstres insatiables qui d\u00e9vorent les heures, la sant\u00e9 et m\u00eame l\u2019espoir.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Voyez-les, ces ouvriers\u202f! La chemise tremp\u00e9e de sueur, le dos courb\u00e9, ils sortent \u00e0 peine des usines que d\u00e9j\u00e0 leur souffle est court, leur regard vide. \u00c0 leur place, nous promenerions-nous dans les rues de Paris avec le m\u00eame orgueil\u202f? Nous oserions peut-\u00eatre r\u00e9pondre, comme les bourgeois au balcon\u202f: &#8220;Tout cela est n\u00e9cessaire.&#8221; Mais que nous enseigne cette &#8220;n\u00e9cessit\u00e9&#8221;? Que la richesse d\u2019un petit nombre doit \u00eatre b\u00e2tie sur la mis\u00e8re des masses\u202f? Que le ciel bleu de notre jeunesse peut se ternir sans regrets\u202f?<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le pire, chers lecteurs, n\u2019est pas ce que l\u2019on voit. C\u2019est ce que l\u2019on respire. Ces fum\u00e9es \u00e2cres, qui semblent flotter au-dessus des toits comme des nuages rebelles, s\u2019immiscent partout. Dans chaque souffle pris par un ouvrier, dans chaque repas partag\u00e9 par une famille, se cache un poison lent. Les m\u00e9decins s\u2019alarment, mais leurs voix sont \u00e9touff\u00e9es par le bruit des marteaux et des machines. Les industriels, eux, parlent d\u2019 &#8220;innovation&#8221; et de &#8220;modernit\u00e9&#8221;, d\u00e9tournant les regards des maux qu\u2019ils infligent.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Prenons l\u2019exemple de cette usine p\u00e9trochimique r\u00e9cemment install\u00e9e aux portes de la ville. Sous pr\u00e9texte de produire des lampes \u00e0 gaz, elle produit surtout des veuves et des orphelins. Les travailleurs y inhalent des vapeurs toxiques tout en manipulant des substances qu\u2019ils ne comprennent pas, car personne ne leur explique. Pourquoi le ferait-on\u202f? Leur vie vaut-elle le co\u00fbt d\u2019une pr\u00e9caution\u202f? Apparemment non. Leur existence est compt\u00e9e en heures d\u2019efforts, non en ann\u00e9es de bonheur.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Et les rivi\u00e8res\u202f? Ah, la Seine\u202f! Ce fleuve majestueux, jadis miroir des ponts et des palais, est devenu le r\u00e9ceptacle des eaux us\u00e9es et des d\u00e9bris industriels. Les poissons meurent, les berges puent, et pourtant, on ferme les yeux. Ce n\u2019est qu\u2019un &#8220;dommage collat\u00e9ral&#8221;, dit-on. Les ouvriers, eux, voient cette eau comme leur dernier luxe, leur seul moyen de se rafra\u00eechir apr\u00e8s une journ\u00e9e harassante. Mais qu\u2019ils osent y plonger un pied, et c\u2019est leur sant\u00e9 qui en paiera le prix.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Devons-nous accepter cette tyrannie des machines et de leurs ma\u00eetres\u202f? Moi, Le Paulois Engag\u00e9, je dis non. Non \u00e0 ce m\u00e9pris des corps et des \u00e2mes. Non \u00e0 cette destruction insidieuse de la nature qui nous a tous nourris, moi y compris, dans ma jeunesse b\u00e9arnaise. \u00c0 Pau, nous respections la terre parce qu\u2019elle nous donnait tout. Ici, \u00e0 Paris, on la m\u00e9prise comme si elle \u00e9tait une servante fatigu\u00e9e.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Alors, que faire\u202f? Peut-\u00eatre commencer par parler. Par nommer ces injustices qui s\u2019abattent sur les plus faibles. Par \u00e9crire, toujours \u00e9crire, pour que la fum\u00e9e ne recouvre pas la v\u00e9rit\u00e9. Ce n\u2019est qu\u2019un d\u00e9but, mais un d\u00e9but n\u00e9cessaire. Car si les ouvriers sont forc\u00e9s au silence, nous, qui avons encore une plume et une voix, devons hurler pour eux.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je vous invite, chers lecteurs, \u00e0 regarder cette ville autrement. Ne voyez pas seulement ses belles avenues, ses lumi\u00e8res \u00e9clatantes et ses vitrines luxueuses. Voyez aussi ses ombres, ses poumons noirs et ses rivi\u00e8res souill\u00e9es. Paris suffoque, et avec elle, ses habitants. Si nous n\u2019agissons pas, bient\u00f4t, ce ne sera plus la &#8220;Ville Lumi\u00e8re&#8221;, mais un tombeau fumant pour les r\u00eaves de ses enfants.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le progr\u00e8s ne vaut rien s\u2019il co\u00fbte l\u2019humanit\u00e9. Paris doit respirer, et ses ouvriers aussi. Pour cela, il faudra lutter. Et moi, Le Paulois Engag\u00e9, je lutterai. Avec ma plume pour arme, je continuerai \u00e0 d\u00e9noncer, pour que le souffle coup\u00e9 des opprim\u00e9s devienne un cri qui r\u00e9sonne dans toutes les rues de cette capitale.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00c0 la semaine prochaine, sous une lumi\u00e8re que nous aurons peut-\u00eatre sauv\u00e9e.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le Paulois Engag\u00e9<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/anais-davignon-les-rues-du-futur\/\">Ana\u00efs d&#8217;Avignon: Les Rues du Futur<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Trudie Seterdahl<\/div><time datetime=\"2024-10-06T12:31:21-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">October 6, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>Quand je me r\u00e9veille le matin, je reconnais une odeur qui vient de la rue. La plupart des gens diraient qu\u2019ils reconnaissent le matin par le sons.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>&#8211; Le journal! Les ragots, la politique, et plus! Venez!<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Mais, pas moi. Je reconnais le matin par l\u2019odeur. C\u2019est l&#8217;odeur de papier et l\u2019encre. Pourquoi? Quand j\u2019etais une jeune femme, je travaillais dans une usine qui produit et imprime des journaux. Je me souviens d&#8217;une odeur comme si c\u2019\u00e9tait hier. Je me souviens aussi des hommes qui me criaient parce que j&#8217;\u00e9tais lent et qui n&#8217;attendait pas grand-chose de moi. Mais, pendant que je me r\u00e9veille, j\u2019oublie ces mauvais souvenirs. Maintenant, je veux lire la chronique d\u2019aujourd\u2019hui!\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je m&#8217;habille et descend des escaliers de mon immeuble. Quand j&#8217;ouvre la porte, deux petits gar\u00e7ons courent trop vites \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi. J&#8217;entends leur mere.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>&#8211; Arr\u00eatez! Maintenant! Excusez-vous!<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Les gar\u00e7ons tournent autour de moi.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>&#8211; D\u00e9sol\u00e9e, mademoiselle.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je ris, et continue dans la rue. Les rues de Paris me surprennent chaque jour, parce qu\u2019elles changent chaque jour! Je remarque les styles des femmes. Les chaussures des femmes cr\u00e9ent les sons dans la rue, et leurs manteaux bougent avec le vent. Au printemps, les fleurs sur les jupes assortissent les fleurs sur les arbres. La sc\u00e8ne que je vois me reconnait ses faits divers, dans <em>Le Petit Journal<\/em>. Tout le monde dans la rue a eu une vie bizarre et unique. Les faits divers soulignent l\u2019importance des vies ordinaires, qui peut devenir une vie extraordinaire, et les histoires qui sont r\u00e9elles, mais sont comme un roman. J\u2019adore ce journal pour cette raison.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Les enfants vont \u00e0 l&#8217;\u00e9cole \u00e0 cette heure, et les adultes ont pris de l\u2019argent de leurs poches pour acheter un chronique. Je regarde chaque personne. Les hommes riches en longs manteaux et chapeaux prennent un chronique aux gar\u00e7ons qui crient pour vendre des journaux. Les femmes les prennent aussi, mais je vois leur appr\u00e9hension parce que les hommes regardent fixement. Je crois qu&#8217;ils doutent de la capacit\u00e9 des femmes \u00e0 comprendre et \u00e0 appr\u00e9cier les journaux. Je reconnais les hommes dans l\u2019usine de papier, qui criaient \u00e0 moi, parce qu\u2019ils pensent que je suis b\u00eate. Ils pensent je ne peux pas comprendre les complexit\u00e9s des nouvelles.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Les chroniques sont toutes diff\u00e9rentes. Mais, je pense que tous sont, en r\u00e9alit\u00e9, cr\u00e9\u00e9s pour les hommes. Les hommes qui peuvent cr\u00e9er les grandes carri\u00e8res, et qui peuvent attendre l&#8217;\u00e9cole pour plus de temps. Mon cher lecteur, je veux offrir une perspective diff\u00e9rente. Qu\u2019est-ce que se passerait si les femmes apprenaient les comp\u00e9tences n\u00e9cessaires pour rejoindre le march\u00e9 du travail et en apprendre davantage sur l\u2019\u00e9conomie et la politique? Malheureusement, nous ne pouvons pas compter sur les hommes pour cela. Nous devons former notre propre communaut\u00e9. Est-ce qu\u2019il y a une meilleure fa\u00e7on pour cr\u00e9er cette communaut\u00e9 que distribuer des chroniques, sp\u00e9cifiquement pour le pouvoir des femmes? \u00c7a, c&#8217;est ce que je veux cr\u00e9er. Consid\u00e9rez-moi comme votre s\u0153ur, qui veut vous aider dans la recherche d&#8217; une meilleure vie. Si vous avez un homme dans sa vie qui vous opprime, n\u2019avez pas peur! Cette chronique, c\u2019est notre petit secret. Allez \u00e0 droite dans la rue apr\u00e8s le kiosque pour lire les journaux, et marcher pendant deux minutes. Une jeune femme vous recontrera, et donner la chronique, pour un sous.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Apr\u00e8s ma promenade dans la rue, je retourne \u00e0 mon appartement. Le retour n\u2019est pas long, mais je marche avec enthousiasme. C&#8217;est un nouvel \u00e2ge, avec de nouvelles id\u00e9es, et les femmes sont \u00e0 l&#8217;avant-garde. Les rues sont bruyantes avec les conversations! Je vois les petites filles avec leurs jupes et petits chausseurs, qui marche \u00e0 l&#8217;\u00e9cole, et je souris. Je sais que l\u2019avenir est brillant!<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/la-marquise-de-mimizan-ragots-de-la-rue\/\">La Marquise de Mimizan: Ragots de la rue<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Miriam Saletan<\/div><time datetime=\"2024-10-05T00:02:01-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">October 5, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>Mes amis \u2013<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Cette semaine \u00e0 Paris, les rues sont remplies de ragots \u2013 plus que d\u2019habitude. Une promenade dans la ville il y a quelques jours a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 les secrets les plus juteux de la ville.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La semaine derni\u00e8re, le cadavre d\u2019un homme a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert derri\u00e8re un restaurant \u00e0 Paris, une balle dans la t\u00eate. Les d\u00e9tectives au sc\u00e8ne de crime ont decid\u00e9 que c\u2019\u00e9tait un suicide, et pendant plusieurs jours, les parisiens ont cru cette explication. Mais r\u00e9cemment, quelques personnes ont form\u00e9 de nouvelles id\u00e9es. \u00c0 l\u2019ext\u00e9rieur d\u2019un magasin au coin, un groupe de quatre ou cinq femmes bien habill\u00e9es discutent des faits. Ils croient que c\u2019\u00e9tait un meurtre.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00c9videmment, la femme de cet homme, que nous appellerons Mme. P, avait un petit ami qu\u2019elle avait visit\u00e9 en secret pendant plusieurs mois. Mais son mari a commenc\u00e9 \u00e0 soup\u00e7onner qu\u2019elle le trompait. Tard dans la nuit, par coordination ou co\u00efncidence, les deux hommes ont \u00e9chang\u00e9 des mots derri\u00e8re le restaurant. La conversation s\u2019est transform\u00e9e en cris, et le petit ami a sorti un pistolet.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Une femme du groupe dit que le petit ami a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9, mais une autre nie. Elle travaille dans un h\u00f4pital pr\u00e8s du restaurant, dit-elle, et ils n\u2019ont re\u00e7u aucun patient avec des blessures par balle cette nuit. Elle insiste qu\u2019il s\u2019est \u00e9chapp\u00e9 sans \u00eatre gri\u00e8vement bless\u00e9. Une autre femme dit qu\u2019elle a entendu que la femme et son petit ami avaient maintenant l\u2019intention de fuir le pays ensemble.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Dans un quartier de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 de la ville, j\u2019entends des plaintes au sujet d\u2019un chien qui terrorise les voisins, parce qu\u2019il n\u2019arr\u00eate jamais d\u2019aboyer. Toute la journ\u00e9e et toute la nuit \u2013 quand les bonnes sortent les poubelles, quand les p\u00e8res rentrent du travail, quand les m\u00e8res mettent leurs enfants au lit \u2013 le chien aboie.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La propri\u00e9taire de ce chien, Mme. A, est plut\u00f4t \u00e2g\u00e9e et souffre de solitude depuis le d\u00e9c\u00e8s de son mari l\u2019ann\u00e9e dernier, disent les voisins. Cette solitude l\u2019a pouss\u00e9e \u00e0 prendre un chien de la rue. Les voisins ont parl\u00e9 directement \u00e0 Mme A en plus d\u2019alerter la police, mais rien n\u2019a \u00e9t\u00e9 fait.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Deux adolescents rentrent de l\u2019\u00e9cole en portant leur uniforme et leurs sacs \u00e0 dos. Une des bonnes, affirme l\u2019une, est devenue si furieuse qu\u2019elle a jet\u00e9 une pierre dans la fen\u00eatre de Mme A. Cela a provoqu\u00e9 un fort cri. Mme. A a menac\u00e9 d\u2019obtenir une ordonnance restrictive contre cette bonne et a demand\u00e9 qu\u2019elle soit vir\u00e9e.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Dans un quartier plus modeste, beaucoup de gens sont en col\u00e8re contre le facteur. Ils disent qu\u2019il arrive irr\u00e9guli\u00e8rement, parfois une semaine sans rien recevoir. Le facteur, disent-ils, est un ivrogne. Il ne se sent pas concern\u00e9 par son travail. Quand le courrier est arriv\u00e9, c\u2019est en d\u00e9sordre. Les gens re\u00e7oivent du courrier qui appartient \u00e0 leurs voisins. Les enveloppes sont d\u00e9chir\u00e9es, pli\u00e9es, et endommag\u00e9es. Une femme \u00e2g\u00e9e affirme que, en raison du comportement n\u00e9gligent du facteur, elle n\u2019a toujours pas re\u00e7u l\u2019invitation au mariage de son fils. Une jeune m\u00e8re r\u00e9pond que, la connaissant, elle n&#8217;a peut-\u00eatre pas \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Enfin, une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre a suscit\u00e9 un certain d\u00e9bat cette semaine \u2013 mais pour les mauvaises raisons. Selon un groupe de jeunes femmes \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du th\u00e9\u00e2tre, l\u2019acteur principal a plus de trois enfants hors mariage. Plusieurs femmes ont affirm\u00e9 qu\u2019il avait promis de les \u00e9pouser, mais puis il les a quitt\u00e9es pour poursuivre sa carri\u00e8re. L\u2019acteur a ni\u00e9 les all\u00e9gations, affirmant que ces femmes veulent juste la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 et l\u2019argent.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je suis vraiment enthousiaste d\u2019entendre comment ces histoires se d\u00e9veloppent. De plus, mes sources me disent qu&#8217;une famille aristocratique tr\u00e8s populaire attend un enfant. J&#8217;enqu\u00eaterai sur cette histoire la semaine prochaine.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00c0 la prochaine,<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La Marquise de Mimizan<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/genevieve-de-carcassonne-la-reine-de-la-rue-mouffetard\/\">Genevi\u00e8ve de Carcassonne: La Reine de la Rue Mouffetard<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Josie Dolan-Edmondson<\/div><time datetime=\"2024-10-04T18:38:33-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">October 4, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00c0 mes chers lecteurs,<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je ne vous \u00e9cris pas depuis les sources d&#8217;eau chaude d&#8217;Islande, le d\u00e9sert du Maroc ou les march\u00e9s du Liban, mais depuis une rue de Paris qui repr\u00e9sente un vaste \u00e9ventail de go\u00fbts, de sons, d&#8217;odeurs et de sensation. Cette rue, c&#8217;est la mouffe, ou pour mes lecteurs \u00e9trangers &#8211; et par \u00e9trangers, j&#8217;entends non parisiens, et par non parisiens, je veux dire malchanceux &#8211; la rue Mouffetard. Cette rue du 5\u00e8me existe depuis que les Romains \u00e9taient l\u00e0, il y a pr\u00e8s de 2000 ans, et je les imagine occup\u00e9s sur les pav\u00e9s. Et me voil\u00e0, fl\u00e2nant sur la colline Sainte-Genevi\u00e8ve, me sentant la reine du monde, ou du moins la reine des patrons de la mouffe.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Ah Place Monge, pourquoi me narguer avec vos vins chers ? Le vigneron, avec sa cape couleur de minuit et ses yeux verts \u00e9tincelants, crie comme un faucon :<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00abFemme ravissante, go\u00fbte ce cabernet sauvignon, je t&#8217;en supplie ! \u00bb<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00ab Ch\u00e9ri, il est seulement l&#8217;heure de d\u00e9jeuner, essaie plus tard,\u00bb je rigole, mais il m&#8217;attrape par le bras, m&#8217;attire \u00e0 lui et me verse dans le gosier un verre du plus somptueux des vins rubis. Mais alors, le voyage doit continuer, j&#8217;ai une petite chronique \u00e0 faire pour mes adorables lecteurs, et elle ne peut pas s&#8217;arr\u00eater au vigneron.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je continue \u00e0 remonter la rue \u00e9troite, et l&#8217;odeur incroyablement piquante des fromages envahit mes sens. J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;\u00eatre dans un champ fleuri de toutes sortes de fleurs sauvages. Si le vendeur de vin pensait avoir la meilleure chance, il ne sait pas que le marchand de fromage a bien plus de chances de gagner mon c\u0153ur, m\u00eame s&#8217;il est petit, jovial et rose comme une tomate trop m\u00fbre.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00ab Fromage de ch\u00e8vre infus\u00e9 \u00e0 la lavande pour la bella donna, \u00bb s&#8217;exclame-t-il en pla\u00e7ant dans ma main tendue un \u00e9pais morceau de fromage cr\u00e9meux sur une brochette.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>J&#8217;ai les genoux qui tremblent \u00e0 l&#8217;id\u00e9e de manger ce fromage cors\u00e9 qui embaume la rue et nous b\u00e9nit tous. Les ch\u00e8vres doivent manger l&#8217;herbe la plus fine de toute la France pour produire un tel nectar.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je continue. Le fruitier, avec son stand \u00e0 quatre roues et son pantalon en lambeaux, tire sur ma jupe. C&#8217;est le mercredi des cendres ? Non, ce n&#8217;est qu&#8217;un peu de terre de la ferme sur son front.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Sa bouche est cousue de timidit\u00e9. \u00ab Oui, mon cher ? \u00bb Je lui demande.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Il me regarde comme un chiot.\u00a0 \u00ab Madame veut-elle go\u00fbter une figue ? \u00bb<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Au moment o\u00f9 il me tend une figue massive, l&#8217;apiculteur, grand et fort, d\u00e9pose une cuiller\u00e9e de miel dor\u00e9 sur le fruit, en me faisant un clin d&#8217;\u0153il.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je ne peux pas m&#8217;en emp\u00eacher. Je demande : \u00ab Monsieur, vos bras sont-ils couverts de piq\u00fbres d&#8217;abeilles ou \u00eates-vous simplement incroyablement fort ? \u00bb<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Il devient rouge vif et les coins de sa bouche se retroussent, mais sa femme, la fabricante de bougies, s&#8217;avance vers nous, l&#8217;air de vouloir me verser de la cire chaude sur la t\u00eate.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00ab Bon apr\u00e8s-midi, alors, \u00bb je crie joyeusement, mes bottes brillantes claquant sur la route pav\u00e9e et vers de nouveaux d\u00e9lices. Il y aura des foulards de soie de toutes les couleurs, des parfums \u00e0 essayer, des cr\u00eapes \u00e0 d\u00e9vorer, du tabac \u00e0 go\u00fbter et bien d&#8217;autres personnes int\u00e9ressantes \u00e0 rencontrer au cours de ce voyage.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00c0 mes chers lecteurs : citoyens du monde, boh\u00e8mes, intellectuels, hommes et femmes, chats et chiens&#8230; Je vous exhorte \u00e0 sortir et \u00e0 vous pavaner dans les rues de Paris, en particulier sur les march\u00e9s. Il y a tant de personnages fascinants \u00e0 rencontrer, et nous pouvons apprendre beaucoup les uns des autres. Plus important encore, nous pouvons rapprocher nos classes et nos identit\u00e9s en cultivant le sens de l&#8217;amusement, du plaisir et de la joie. Je quitte la rue Mouffetard en sentant l&#8217;odeur d&#8217;un saloon, d&#8217;un champ de ch\u00e8vres, d&#8217;un vignoble, d&#8217;une ruche. Je suis plus l\u00e9ger et j&#8217;ai le ventre plein. Maintenant, il est temps de me d\u00e9tendre dans mon appartement et de lire les derniers \u00e9crits de Delphine de Girardin, ma ch\u00e8re amie.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Bisous,<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Genevi\u00e8ve de Carcassonne<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/le-silence-des-voix\/\">Le Silence des Voix<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Riley Weaver<\/div><time datetime=\"2024-10-04T17:45:08-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">October 4, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:group {\"layout\":{\"type\":\"flex\",\"flexWrap\":\"nowrap\"}} -->\n<div class=\"wp-block-group\"><!-- wp:preformatted -->\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">4 Octobre 1873 -<\/pre>\n<!-- \/wp:preformatted -->\n\n<!-- wp:preformatted -->\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">In\u00e8s Moreau\u00a0<\/pre>\n<!-- \/wp:preformatted --><\/div>\n<!-- \/wp:group -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>En traversant les rues de Paris, les grands boulevards si m\u00e9ticuleusement fa\u00e7onn\u00e9s par le baron Haussmann et l&#8217;industrie vigoureuse qui fait avancer cette ville, je ne peux m&#8217;emp\u00eacher de r\u00e9fl\u00e9chir aux mains qui alimentent cette croissance rapide. Notre ville si ch\u00e8re brille de la lumi\u00e8re du progr\u00e8s, mais cette lumi\u00e8re jette une ombre profonde sur des nombreuses victimes oubli\u00e9es &#8211; les immigr\u00e9s, les femmes et les enfants qui travaillent sans repos dans nos usines.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La classe ouvri\u00e8re, en particulier les femmes que je rencontre, se trouve au c\u0153ur de cette structure, mais reste invisible aux yeux de ceux qui profitent de leur travail. C&#8217;est pour eux que j&#8217;\u00e9cris, pour leurs voix que je d\u00e9die cette rubrique. Des rues anim\u00e9es de Belleville aux usines mal \u00e9clair\u00e9es de Saint-Denis, j&#8217;ai rassembl\u00e9 les histoires de ces personnes, leurs luttes, leurs espoirs et leur endurance silencieuse.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Prenons l&#8217;exemple des jeunes filles que j&#8217;ai rencontr\u00e9es dans une usine textile de Saint-Denis. Ici, l&#8217;air est charg\u00e9 de l&#8217;odeur des machines, le bourdonnement constant des m\u00e9tiers \u00e0 tisser \u00e9touffe m\u00eame le son de la pens\u00e9e. Ces filles, dont certaines n&#8217;ont pas plus de douze ans, sont \u00e0 la base de la production. Elles se l\u00e8vent avant l&#8217;aube, les mains fatigu\u00e9es par le travail sur les bobines de fil qui tissent le tissu m\u00eame de la mode parisienne. Pourtant, elles ne se plaignent pas &#8211; elles ne peuvent pas se le permettre.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La transformation de Paris sous Haussmann a laiss\u00e9 de nombreux coins de la ville n\u00e9glig\u00e9s, oubli\u00e9s par les architects du progr\u00e8s. Alors que les grandes avenues affichent leurs triomphes, les ruelles \u00e9troites o\u00f9 vivent ces ouvriers restent surpeupl\u00e9es et insalubres. Ce contraste saisissant entre la vie des privil\u00e9gi\u00e9s et celle de la classe ouvri\u00e8re refl\u00e8te les v\u00e9ritables priorit\u00e9s de notre soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le bien-\u00eatre de ces factions est souvent consid\u00e9r\u00e9 comme sans importance par l&#8217;\u00e9lite, qui ne voit dans la classe ouvri\u00e8re qu&#8217;un moyen de parvenir \u00e0 ses fins. Combien de nos bourgeoises, par\u00e9es des plus belles soieries, savent-elles que les v\u00eatements qu&#8217;elles portent ont \u00e9t\u00e9 touch\u00e9s par les mains fatigu\u00e9es des jeunes ? Ne comprennent-elles pas que derri\u00e8re chaque dentelle d\u00e9licate et chaque ruban de satin se cache l&#8217;histoire d&#8217;une souffrance ?<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Bien que ces immigr\u00e9s, ces femmes et ces enfants n&#8217;aient pas le droit de voter, ils font partie de la France au m\u00eame titre que les hommes politiques qui dictent leur destin. Il appartient aux citoyens votants de ce pays de parler au nom de ceux qui ne le peuvent pas. Alors que la population d&#8217;immigr\u00e9s continue de se multiplier dans notre capitale, nous devons reconna\u00eetre que leurs destins sont li\u00e9s aux n\u00f4tres.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Au cours de mes voyages, j&#8217;ai rencontr\u00e9 des femmes immigr\u00e9es de toute l&#8217;Europe et des colonies fran\u00e7aises, attir\u00e9es \u00e0 Paris par la promesse d&#8217;un travail, mais qui se retrouvent prisonni\u00e8res du m\u00eame cycle de pauvret\u00e9 que celui qui lie tant de travailleurs fran\u00e7ais. Leurs histoires m\u00e9ritent \u00e9galement d&#8217;\u00eatre racont\u00e9es. Il est temps que nous reconnaissons que la croissance de notre industrie s&#8217;est faite sur leur dos et qu&#8217;en l&#8217;absence d&#8217;une r\u00e9glementation du travail appropri\u00e9e, nous sommes tous complices de leur exploitation.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>L&#8217;histoire de ces personnes me rappelle mon propre h\u00e9ritage, celui de la famille Moreau qui a travers\u00e9 la temp\u00eate des r\u00e9volutions et des empires. Mes anc\u00eatres connaissaient trop bien la douleur des bouleversements politiques, mais ils croyaient en la promesse du changement. Aujourd&#8217;hui, nous devons mobiliser ce m\u00eame esprit de r\u00e9volution, l&#8217;esprit de la troisi\u00e8me r\u00e9publique, mais cette fois-ci pour les travailleurs oubli\u00e9s qui sont essentiels \u00e0 notre prosp\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>J&#8217;invite les lecteurs de cette chronique, en particulier ceux qui ont le privil\u00e8ge de voter, \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir profond\u00e9ment aux conditions de travail de ceux qui travaillent dans nos usines. Nous ne pouvons pas permettre que leurs vies restent invisibles. Chaque article qu&#8217;ils fabriquent, chaque produit qu&#8217;ils assemblent, contribue \u00e0 la croissance de l&#8217;industrie fran\u00e7aise. Sans eux, notre ville ne serait plus ce qu&#8217;elle est aujourd&#8217;hui.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le temps de l&#8217;action est venu. Exigeons de meilleures conditions de travail, des horaires plus courts et surtout le respect des ouvriers. Il ne suffit pas d&#8217;admirer la beaut\u00e9 de Paris sans tenir compte du prix qu&#8217;elle a co\u00fbt\u00e9. Ce n&#8217;est qu&#8217;en mettant en lumi\u00e8re ces parties oubli\u00e9es de notre ville que nous pourrons vraiment nous consid\u00e9rer comme une soci\u00e9t\u00e9 de progr\u00e8s.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>In\u00e8s Moreau, \u00e9crire pour ceux qui ne le peuvent pas.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/anne-colaire-notre-ville-leurs-vies\/\">Anne Colaire : Notre ville, leurs vies<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Hannah Davydov<\/div><time datetime=\"2024-10-04T17:34:54-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">October 4, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>Lors d\u2019une soir\u00e9e au salon, la discussion litt\u00e9raire termin\u00e9e et le th\u00e9 d\u00e9j\u00e0 froid, la salonni\u00e8re nous pose une question :<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u2014 Avez-vous lu la chronique d\u2019hier ?<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Voil\u00e0 comment nous nous embarquons dans une causerie qui ne sait pas se terminer, semaine apr\u00e8s semaine. Et voici ce que je me demande \u00e0 chaque fois : que distingue cette conversation de toute autre conversation entre moi et mes compatriotes ?<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u2014 Anne, vous aimeriez bien celle-ci, m\u2019assure une des dames assise dans le salon.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je lui lance un beau sourire et une petite r\u00e9ponse enthousiaste, bien que je sache exactement ce que je trouverai dans les journaux \u00e9parpill\u00e9s sur la table. Cependant je me permets de les feuilleter quand m\u00eame.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><em>Les femmes dans la rue portent des mantelets de dentelle splendide \u2026 M. B*** s\u2019est fianc\u00e9 \u00e0 Mlle. D*** bien qu\u2019il aie une ma\u00eetresse \u2026 J\u2019ai pass\u00e9 une belle soir\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre du Palais-Royal comme toutes les autres \u2026 Que nous \u00e9tions ravis de rencontrer cet homme de lettres en plein milieu du boulevard du Montparnasse ! \u2026 La r\u00e9union au salon s\u2019est pass\u00e9e ainsi \u2026<\/em><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je ne peux pas m\u2019emp\u00eacher de b\u00e2iller. Tout ce que je vois, c\u2019est tout ce que je connais d\u00e9j\u00e0. Est-ce tout dont nous sommes capable de parler ? De nous-m\u00eames \u2014 de la frivolit\u00e9 qui marquent nos vies ? J\u2019en ai marre.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Cher lecteurs, vous n\u2019\u00eates pas abonn\u00e9s \u00e0 ce journal estim\u00e9 sans raison. Vous d\u00e9sirez \u00eatre au courant de l\u2019actualit\u00e9 d\u00e8s qu\u2019elle arrive ; vous d\u00e9sirez apprendre tout ce qui se passe autour de vous chaque jour ; vous d\u00e9sirez conna\u00eetre Paris, votre ch\u00e8re ville, en toute sa v\u00e9rit\u00e9. Pourquoi la chronique ne serait-elle pas d\u2019une aussi haute qualit\u00e9 ? Votre chroniqueuse n\u2019est-elle pas oblig\u00e9e de vous servir la chronique que vous m\u00e9ritez ?<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>C\u2019est pour cette raison que je vous offre une nouvelle s\u00e9rie de chroniques que j\u2019appellerai \u00ab Notre ville, leurs vies \u00bb. Voici ce que je crois : c\u2019est aux chroniqueurs de repr\u00e9senter la r\u00e9alit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 moderne, de chercher dans tous les coins de la ville pour d\u00e9couvrir de quoi il s\u2019agit, de r\u00e9v\u00e9ler l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de Paris. Les chroniques mondaines qui remplissent les colonnes des journaux ne nous disent rien de nouveau. Ces chroniqueurs ne font que s\u2019admirer dans le miroir le matin et r\u00e9gurgitent ce qu\u2019ils voient dans le journal le lendemain.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Moi, je pr\u00e9f\u00e8re regarder autour de moi, voir les gens qui nous paraissent trop souvent invisibles. C\u2019est l\u2019ouvri\u00e8re de l\u2019usine textile qui me permet de m\u2019habiller d\u2019une belle tenue le matin. C\u2019est l\u2019\u00e9boueur qui fait que cette tenue n\u2019est pas tach\u00e9e par des ordures quand je sors dans la ville. C\u2019est le marchand qui remplit la rue avec ses cris caract\u00e9ristiques de Paris. Et quand je rentre chez moi le soir, c\u2019est la femme de m\u00e9nage qui assure que la maison est propre, et je peux me coucher tranquillement. Ce sont tous des gens avec leurs propres histoires et leurs propres vies ici \u00e0 Paris.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je vous supplie de faire pareil. Regardez, et demandez-vous sinc\u00e8rement : o\u00f9 serions-nous sans eux ? Que serait Paris sans leur pr\u00e9sence ?<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Tout en regardant ailleurs, n\u2019oubliez pas ceci : il faut aussi que nous regardions \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de nous-m\u00eames. Reconna\u00eetre la r\u00e9alit\u00e9 de la vie parisienne exige que nous nous interrogions. Cela fait trop longtemps que nous ignorons la r\u00e9alit\u00e9 qui se passe devant nos yeux et que nous traitons la classe ouvri\u00e8re comme inf\u00e9rieure. Il est temps que cela change.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Si vous \u00eates pr\u00eats \u00e0 d\u00e9couvrir l\u2019autre partie de la ville en remettant en question votre place dans la soci\u00e9t\u00e9 parisienne, rejoignez-moi \u00e0 la suite. Cette chronique vous sortira de la bulle qui vous entoure et vous emp\u00eache de regarder de pr\u00e8s toute la r\u00e9alit\u00e9 de Paris.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je souligne : dans notre ville se passent aussi leurs vies.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph {\"align\":\"right\"} -->\n<p class=\"has-text-align-right\">ANNE COLAIRE.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/fantine-davignon-les-rues-des-femmes-a-paris\/\">Fantine D&#8217;Avignon &#8211; Les Rues des Femmes \u00e0 Paris<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Mary Huffaker<\/div><time datetime=\"2024-10-04T14:19:06-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">October 4, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>    D&#8217;un point de vue ext\u00e9rieur, on dit que Paris est la ville lumi\u00e8re ou la ville de l&#8217;amour. Ces sobriquets que nous donnent de simples visiteurs et parvenus de notre parent\u00e9 commune ne r\u00e9v\u00e8lent que ce que Paris r\u00e9v\u00e8le \u00e0 un niveau superficiel. Paris, pour ceux qui ne connaissent pas le v\u00e9ritable air de la ville, n&#8217;est que superficiel. Les perceptions superflues et les vues id\u00e9alistes romantisent Paris \u2013 et Paris est ainsi fa\u00e7onn\u00e9 pour repr\u00e9senter dans l\u2019esprit de l\u2019\u00e9tranger sa propre fiction. Cependant, ces erreurs superposent le vrai Paris \u2013 notre Paris \u2013 un Paris connu uniquement de Paris et de Paris seulement.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>    Notre ville ne dort jamais vraiment, comme la plupart des villes. La journ\u00e9e commence ici avant m\u00eame de vraiment commencer. Aux yeux de l\u2019ext\u00e9rieur, la vie parisienne est li\u00e9e par une monotonie romanc\u00e9e. Pourtant, les rues de Paris racontent une histoire bien plus profonde que ce que l\u2019on croit. Pour beaucoup, les Parisiens ne sont que des \u00e9l\u00e9ments du paysage parisien, en particulier les femmes ; ces perspectives ext\u00e9rieures se r\u00e9percutent sur le pouvoir et les autorit\u00e9s parisiennes. Les femmes jouent un r\u00f4le malheureusement involontaire dans la soci\u00e9t\u00e9 parisienne. Contraints d&#8217;\u00eatre des serviteurs familiaux et des citoyens de 2e classe, mais n\u00e9s pour bien plus. Notre r\u00f4le impos\u00e9 dans la soci\u00e9t\u00e9 parisienne a notre existence par rapport aux hommes ; nous ne sommes rien sans les hommes. Pourtant, les femmes sont bien plus que de simples \u00e9l\u00e9ments du paysage parisien. En r\u00e9alit\u00e9, nous sommes l\u2019\u00e9pine dorsale de notre soci\u00e9t\u00e9. Nous sommes les seules \u00e0 expliquer pourquoi le paysage parisien est si romanc\u00e9, car il n\u2019y aurait rien de romanc\u00e9 sans les femmes. Les femmes font le foyer, \u00e9l\u00e8vent et soutiennent les familles, donc les femmes font l&#8217;homme.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>    M\u00eame si beaucoup ne reconnaissent pas notre r\u00f4le vital dans la soci\u00e9t\u00e9, je le constate et je l\u2019applaudis. Je le recommande. Les rues de Paris illustrent le r\u00f4le et le pouvoir des femmes. Il faut d\u00e9passer les repr\u00e9sentations superficielles de Paris et se pencher sur la r\u00e9alit\u00e9 profonde de la soci\u00e9t\u00e9 parisienne.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>    Le r\u00f4le crucial des femmes dans la soci\u00e9t\u00e9 commence, avant m\u00eame le d\u00e9but de la journ\u00e9e. Aux fen\u00eatres des appartements et des maisons donnant sur la rue, aux petites heures du matin, nous voyons une m\u00e8re bercer son jeune b\u00e9b\u00e9 \u00e0 la simple lueur des bougies, le petit-d\u00e9jeuner du matin en train d&#8217;\u00eatre pr\u00e9par\u00e9 sur la table \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;elle et une pile de v\u00eatements \u00e0 r\u00e9parer derri\u00e8re elle. Les enfants apparaissent un \u00e0 un alors qu&#8217;elle continue de travailler aux c\u00f4t\u00e9s du soleil levant. Elle fait des tourn\u00e9es pendant qu&#8217;elle pr\u00e9pare le petit-d\u00e9jeuner et aide ses enfants \u00e0 pr\u00e9parer la journ\u00e9e. Elle salue son mari et lui tend sa premi\u00e8re nourriture pour la journ\u00e9e, tout en s&#8217;arr\u00eatant bri\u00e8vement pour raccommoder son pantalon. Alors que son mari part, elle se rend \u00e0 son prochain travail de la journ\u00e9e, accomplissant les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res et divertissant ses enfants.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:image {\"id\":2957,\"width\":\"300px\",\"height\":\"auto\",\"sizeSlug\":\"large\",\"linkDestination\":\"none\"} -->\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"595\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/1840.-Forest-Marchande-de-jouets-La-Boutique-a-un-sou-Musee-Carnavalet-595x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2957\" style=\"width:300px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/1840.-Forest-Marchande-de-jouets-La-Boutique-a-un-sou-Musee-Carnavalet-595x1024.jpg 595w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/1840.-Forest-Marchande-de-jouets-La-Boutique-a-un-sou-Musee-Carnavalet-174x300.jpg 174w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/1840.-Forest-Marchande-de-jouets-La-Boutique-a-un-sou-Musee-Carnavalet-768x1322.jpg 768w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/1840.-Forest-Marchande-de-jouets-La-Boutique-a-un-sou-Musee-Carnavalet-893x1536.jpg 893w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/1840.-Forest-Marchande-de-jouets-La-Boutique-a-un-sou-Musee-Carnavalet.jpg 978w\" sizes=\"auto, (max-width: 595px) 100vw, 595px\" \/><\/figure>\n<!-- \/wp:image -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>    Dans la rue, nous voyons nombre de nos Parisiennes cumuler plusieurs r\u00f4les. De femme au foyer \u00e0 m\u00e8re en passant par vendeuse, nous devons porter plusieurs casquettes pour soutenir nos familles, et donc la soci\u00e9t\u00e9. Au coin, on aper\u00e7oit les poissonniers qui vendent les prises de leurs maris fra\u00eechement sorties du bateau ce matin m\u00eame. Au coin voisin, des femmes crient pour vendre leurs l\u00e9gumes et leurs \u0153ufs, leurs plus jeunes enfants courant \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s. Je les regarde travailler pour subvenir aux besoins de leurs familles. Je les regarde vendre \u00e0 d&#8217;autres femmes, subvenant ainsi aux besoins de leur famille. La n\u00e9cessit\u00e9 engendre le changement et l\u2019innovation. Ce changement, qui n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 reconnu par mes pairs masculins, illustre l&#8217;importance m\u00eame des femmes. Car ce ne sont pas les hommes qui \u00e9taient cens\u00e9s assumer davantage de responsabilit\u00e9s, mais plut\u00f4t les femmes qui vont de maison en rue, en maison, accomplissant un \u00e9quilibre entre le foyer et le travail dans la rue. Seules les femmes peuvent r\u00e9pondre \u00e0 ces attentes, car c&#8217;est pourquoi nous devons les r\u00e9aliser, pas les hommes.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>    Les femmes, dans tout leur pouvoir, doivent accomplir des t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res compl\u00e8tes tout en gagnant un revenu. Et celles-ci sont cens\u00e9es avoir le d\u00eener sur la table au moment o\u00f9 leurs maris rentrent \u00e0 la maison. Notre r\u00f4le, bien qu\u2019involontaire, nous donne du pouvoir ; un pouvoir qu&#8217;aucun homme n&#8217;a, un pouvoir qu&#8217;aucun homme n&#8217;a r\u00e9alis\u00e9 qu&#8217;ils nous ont donn\u00e9. Nous faisons tout. Les rues illustrent \u00e0 quel point nous sommes puissants et comment, sans nous, la soci\u00e9t\u00e9 parisienne s&#8217;effondrerait. Sans nous, il n&#8217;y aurait pas de Paris.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:file {\"id\":2958,\"href\":\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/Les-cris-de-Paris.-Marchands-ambulants-estampe-Pellerin-1850.jpeg.pdf\",\"displayPreview\":true,\"previewHeight\":700} -->\n<div class=\"wp-block-file\"><object class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/Les-cris-de-Paris.-Marchands-ambulants-estampe-Pellerin-1850.jpeg.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:700px\" aria-label=\"Les-cris-de-Paris.-Marchands-ambulants-estampe-Pellerin-1850.jpeg\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-e2d9686a-5313-433c-8a93-db1f314b5740\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/Les-cris-de-Paris.-Marchands-ambulants-estampe-Pellerin-1850.jpeg.pdf\">Les-cris-de-Paris.-Marchands-ambulants-estampe-Pellerin-1850.jpeg<\/a><a href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/Les-cris-de-Paris.-Marchands-ambulants-estampe-Pellerin-1850.jpeg.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-e2d9686a-5313-433c-8a93-db1f314b5740\">Download<\/a><\/div>\n<!-- \/wp:file --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/chroniques-du-style-paris-en-mode\/\">Chroniques du style : Paris en mode<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Olivia Weiner<\/div><time datetime=\"2024-10-02T17:38:45-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">October 2, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>Par Estelle Violette <\/strong><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Aujourd&#8217;hui, plongeons ensemble dans les rues de Paris, ce v\u00e9ritable th\u00e9\u00e2tre de la mode o\u00f9 le style s&#8217;exprime \u00e0 chaque coin de rue. En tant qu&#8217;observatrice passionn\u00e9e, j&#8217;ai d\u00e9couvert une richesse incroyable dans les tenues des Parisiens. Chaque rue, chaque boulevard raconte une histoire \u00e0 travers ses styles, et c&#8217;est cette diversit\u00e9 qui fait la beaut\u00e9 de notre capitale. C&#8217;est fascinant de voir comment chaque quartier a ses propres tendances, du Marais au Quartier Latin.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La mode de la rue, c&#8217;est un m\u00e9lange d&#8217;audace et de cr\u00e9ativit\u00e9. Je suis fascin\u00e9e par les femmes qui portent des broderies \u00e9clatantes et par les hommes en chapeaux haut-de-forme qui ajoutent une touche de charme et de myst\u00e8re. Ces d\u00e9tails, souvent n\u00e9glig\u00e9s, r\u00e9v\u00e8lent une attention particuli\u00e8re \u00e0 l&#8217;esth\u00e9tique. R\u00e9cemment, j&#8217;ai remarqu\u00e9 une tendance \u00e9tonnante : le m\u00e9lange des motifs. Oui, mes amis, oser associer des fleurs \u00e0 des rayures est d\u00e9sormais \u00e0 la mode ! Quelle belle fa\u00e7on de se d\u00e9marquer dans une ville o\u00f9 chaque jour peut \u00eatre une sc\u00e8ne de spectacle. Les Parisiens osent, et cela donne lieu \u00e0 des \u201clooks\u201d uniques et inspirants.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Ce que j&#8217;appr\u00e9cie dans cette mode de rue, c&#8217;est qu&#8217;elle est accessible. Avec mes comp\u00e9tences de couturi\u00e8re, je m&#8217;inspire des looks que je croise pour cr\u00e9er des v\u00eatements dignes des plus grandes maisons. Pourquoi d\u00e9penser une fortune quand on peut \u00eatre \u00e9l\u00e9gant avec un peu de cr\u00e9ativit\u00e9 ? Parfois, une pi\u00e8ce vintage, associ\u00e9e \u00e0 des accessoires modernes, peut transformer une tenue ordinaire en un ensemble extraordinaire. J&#8217;adore chercher dans les friperies pour trouver des tr\u00e9sors qui racontent une histoire.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Les tendances \u00e9voluent rapidement. Actuellement, la jupe pliss\u00e9e fait un retour remarqu\u00e9, port\u00e9e aussi bien par les jeunes que par les femmes plus \u00e2g\u00e9es, soulignant l&#8217;id\u00e9e que la mode transcende les g\u00e9n\u00e9rations. Les couleurs vives sont \u00e9galement de retour, et je vois de nombreux Parisiens rev\u00eatir des teintes \u00e9clatantes qui illuminent la ville, apportant une touche de joie et de fra\u00eecheur \u00e0 notre environnement urbain. Ces choix audacieux montrent une envie de s&#8217;affirmer et de s&#8217;exprimer.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Mais la mode n&#8217;est pas seulement une question d&#8217;esth\u00e9tique, elle est aussi synonyme de rumeurs et de discussions. J&#8217;ai r\u00e9cemment entendu parler de notre ch\u00e8re Mademoiselle C\u00e9leste, vue avec un chapeau qui, aurait d\u00fb rester dans les oubliettes de la mode. La vigilance est de mise dans ce monde, car chaque choix vestimentaire peut \u00eatre analys\u00e9 et critiqu\u00e9. Cela dit, chaque amateur de mode sait que le vrai style r\u00e9side dans l&#8217;assurance avec laquelle on porte ses choix, peu importe les murmures. Le regard des autres peut \u00eatre un d\u00e9fi, mais il peut aussi \u00eatre une source d&#8217;inspiration.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Chaque jour, mon carnet se remplit de croquis et d&#8217;id\u00e9es. Je suis impatiente d&#8217;explorer encore plus de tendances et, peut-\u00eatre un jour, de voyager \u00e0 travers l&#8217;Europe pour rapporter des inspirations nouvelles \u00e0 notre belle ville. Je r\u00eave de d\u00e9couvrir comment d&#8217;autres cultures expriment leur identit\u00e9 \u00e0 travers la mode, d\u2019Italie \u00e0 l\u2019Espagne, en passant par le Royaume-Uni. Chaque destination offre une nouvelle palette de couleurs et de textures, enrichissant ainsi ma vision du style. Les march\u00e9s, les boutiques locales, tout est une source d&#8217;inspiration qui nourrit ma passion.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Alors, chers lecteurs, n&#8217;h\u00e9sitez pas \u00e0 exprimer votre style avec courage. La mode est une aventure \u00e0 vivre chaque jour, une fa\u00e7on de c\u00e9l\u00e9brer qui nous sommes et comment nous voulons nous pr\u00e9senter au monde. Soyez inspir\u00e9s, amusez-vous avec vos choix vestimentaires ! N&#8217;oubliez jamais que chaque pi\u00e8ce que vous portez peut raconter une histoire.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00c0 la semaine prochaine pour de nouvelles d\u00e9couvertes mode.<br>Avec tout mon enthousiasme,<br>Estelle Violette<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/francoise-francillon-un-matin-a-paris\/\">Fran\u00e7oise Francillon: Un Matin \u00e0 Paris<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Annika Lof<\/div><time datetime=\"2024-09-30T19:05:01-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">September 30, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>Quand vous dormez \u00e0 Paris, la ville est encore lev\u00e9e &#8211; il y a toujours des gens qui marchent autour de la ville. Dans notre tour de Paris, nous faisons des choses dans une mani\u00e8re un peu diff\u00e9rente, nous entrons dans ces maisons pour voir ce que passe dans les coins qu\u2019on ne voit pas quand on marche dans la rue.\u00a0\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Nous commen\u00e7ons notre journ\u00e9e quand le soleil se l\u00e8ve avant quatre heures du matin. Il n\u2019y a personne dans la rue, comme la ville dort finalement, mais si on entre dans une maison &#8211; aucune de ces maisons, ferez votre choix &#8211; on voit que la m\u00e8re est d\u00e9j\u00e0 en train de travailler. Le b\u00e9b\u00e9 dort maintenant, mais il a commenc\u00e9 \u00e0 pleurer il y avait une heure, alors la m\u00e8re s\u2019est lev\u00e9e pour le r\u00e9conforter et puis elle a commenc\u00e9 son travail pour la journ\u00e9e. Elle doit commencer la vaisselle. Elle la commence quand il n\u2019y a aucune lumi\u00e8re sauf une petite bougie, mais quand le soleil se l\u00e8ve elle peut finalement voir son travail. Ses jointures sont meurtries mais elle continue son travail parce qu\u2019elle doit laver tous les v\u00eatements de la famille pour les s\u00e9cher avant la prochaine journ\u00e9e.\u00a0\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00c0 quatre heures et demie, quand les premiers ouvriers appariaient dans la rue, nous allons \u00e0 une autre maison o\u00f9 une femme est retourn\u00e9e du boulanger avec une miche de pain. Elle pr\u00e9pare le petit d\u00e9jeuner pour son mari qui se l\u00e8ve pour se pr\u00e9parer pour une longue journ\u00e9e \u00e0 l\u2019usine. Dans quelques minutes, \u00e0 cinq heures, il va dans la rue et entre la vie de Paris, mais elle reste dans la maison pour faire le m\u00e9nage, pour cuisiner et s\u2019occuper des enfants, pour travailler tout le temps que son mari est au travail mais elle ne gagne aucun argent, elle ne re\u00e7oit aucune recognition pour le travail qu\u2019elle fait.\u00a0\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Mais maintenant les ouvriers partent pour le travail, on entend leurs voix de plus en plus haut sur les rues, et nous marchons dans la rue avec eux pour quelques minutes. Mais ici, quand ils vont \u00e0 gauche, nous continuons droit pour voir une autre maison. Ici, le mari est aussi parti pour son travail, et nous observons la femme et sa longue journ\u00e9e qui a commenc\u00e9 depuis quelques heures. Maintenant, c\u2019est l\u2019heure o\u00f9 les enfants commencent \u00e0 se lever. Le b\u00e9b\u00e9 dort encore &#8211; elle a de la chance aujourd\u2019hui! &#8211; mais le fils qui a trois ans est malade aujourd\u2019hui. Elle essaye de le r\u00e9conforter mais doit aussi prendre soin des autres enfants qui ont deux et cinq ans et veulent l\u2019attention de leur m\u00e8re.\u00a0\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Et maintenant il est six heures et la ville est vraiment \u00e9veill\u00e9e. Les oiseaux chantent et on entend les gens qui vendent des choses dans la rue &#8211; les journaux, les fleurs, les petits jouets. Et nous allons \u00e0 notre derni\u00e8re maison pour aujourd\u2019hui o\u00f9 une femme prend soin de quinze enfants. Ce ne sont pas tous ses enfants, bien s\u00fbr, mais elle aide les autres m\u00e8res dans le quartier qui doivent aller au travail ou qui sont trop malades \u00e0 partir de leurs lits, ceux qui doivent cinq minutes &#8211; seulement cinq minutes &#8211; pour effectuer leur travail sans les enfants pour les distraire.\u00a0\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Il y a, bien s\u00fbr, plusieurs maisons et familles dans ces nombreuses rues et nous ne pouvons pas tout voir. Mais on sait qu\u2019ils sont l\u00e0 et que les m\u00e8res &#8211; les femmes &#8211; effectuent le travail dans toutes ces maisons tout au long du journ\u00e9e et ne sont pas remerci\u00e9s pour leur travail. Nous avons commenc\u00e9 notre journ\u00e9e assez tard, avec le soleil, mais si nous \u00e9tions plus t\u00f4t, nous verrions les m\u00e8res qui r\u00e9confortent leurs b\u00e9b\u00e9s tout au long du nuit quand leurs maris dormaient, les m\u00e8res qui ne dormaient pas parce qu\u2019elles pensent de tout qu\u2019elles doivent faire pour aider leurs familles le prochain jour. Ces femmes sont dans chaque maison mais elles ne sont pas reconnues pour tout ce qu&#8217;elles font pour leurs familles, tout au long de la journ\u00e9e et pendant toute la nuit, partout \u00e0 Paris.\u00a0\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Objectifs : d\u00e9velopper le style de votre chroniqueuse ou chroniqueur, \u00e9tablir le lien entre elle ou lui et son public, discuter des th\u00e8mes vus en classe (par exemple : les rues de Paris, le d\u00e9sir de repr\u00e9senter la soci\u00e9t\u00e9 moderne, les diff\u00e9rents styles de chroniques, les diff\u00e9rents types de journal, les \u00e9volutions de la presse&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/chroniques\/chronique-i-les-rues-de-paris\/\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Chronique I \u2013 Les rues de Paris<\/span> <span class=\"meta-nav\" aria-hidden=\"true\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4992,"featured_media":0,"parent":279,"menu_order":2,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-2375","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2375","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4992"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2375"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2375\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2925,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2375\/revisions\/2925"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/279"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2375"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}