{"id":2402,"date":"2024-09-02T10:58:54","date_gmt":"2024-09-02T14:58:54","guid":{"rendered":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?page_id=2402"},"modified":"2024-10-23T14:35:17","modified_gmt":"2024-10-23T18:35:17","slug":"chronique-ii-les-debats-dans-la-presse","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/chroniques\/chronique-ii-les-debats-dans-la-presse\/","title":{"rendered":"Chronique II \u2013 Les d\u00e9bats dans la presse"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#abb7c247\"><strong>Objectifs<\/strong> : intervenir dans un d\u00e9bat m\u00e9diatis\u00e9 ; reprendre et r\u00e9pondre \u00e0 d&#8217;autres articles dans la presse ; prendre position dans un d\u00e9bat ; d\u00e9velopper les prises de position de votre chroniquer\u00b7se par rapport \u00e0 la question du journalisme contemporain et au lien entre journalisme et litt\u00e9rature ; incorporer les th\u00e8mes et les discussions de notre classe <\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Votre chroniqueuse ou chroniqueur va participer au d\u00e9bat Giffard-Millaud<\/strong>&#8230;<\/h4>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>en argumentant pour ou contre les positions prises par Millaud et Giffard, avec des r\u00e9f\u00e9rences ou des citations pr\u00e9cises<\/li>\n\n\n\n<li>en incorporant, si d\u00e9sir\u00e9, des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 d&#8217;autres interventions dans le d\u00e9bat trouv\u00e9es en classe lors de l&#8217;Atelier IV<\/li>\n\n\n\n<li>en d\u00e9veloppant une opinion sur le sujet qui est logique selon le personnage et le style que vous avez cr\u00e9\u00e9s<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots\" \/>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Consignes :<\/h4>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\u00c9crivez environ <strong>600-700 mots<\/strong>.<\/li>\n\n\n\n<li>Si vous faites r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un autre journal\/chronique\/article, <span style=\"text-decoration: underline\">incluez un extrait dans votre publication<\/span> en vous servant de <a href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/project-resources\/adding-retronews-to-a-post-with-h5p\/\">l&#8217;outil H5P<\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Ressources : <\/h4>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?page_id=51\" data-type=\"page\" data-id=\"51\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Les articles de Millaud et Giffard<\/a> (cours 12)<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;atelier de recherche IV \u2013 les d\u00e9bats<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#fcb90033\">Publiez votre chronique sur <strong>WordPress<\/strong>, dans la cat\u00e9gorie <strong>Chronique<\/strong> <strong>II<\/strong>, le <strong><span style=\"text-decoration: underline\">lundi 28 octobre<\/span><\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#abb7c247\">Donnez un <strong>titre <\/strong>\u00e0 votre chronique et mettez \u00e9galement votre <strong>pseudonyme<\/strong>, ainsi : \u00ab <em>Pseudonyme : Titre de chronique<\/em> \u00bb<\/p>\n\n\n<ul class=\"wp-block-latest-posts__list has-dates has-author wp-block-latest-posts\"><li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/chronique-2-sophie-hauck\/\">Chronique 2, Sophie Hauck<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Sophie Hauck<\/div><time datetime=\"2024-12-18T20:13:43-05:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">December 18, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>Cher lecteur, est-ce que vous avez vu le d\u00e9bat br\u00fblant en France cette semaine ? Si non, laissez-moi vous expliquer le d\u00e9bat Giffard-Millaud, et bien s\u00fbr je donnerai mon avis sur le sujet aussi !\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Vous connaissez les deux r\u00e9dacteurs, qui s\u2019appellent Albert Millaud et Pierre Giffard ? Millaud est un chroniqueur, et Giffard est un reporter, et cette semaine, ils ont \u00e9crit deux articles au sujet des effets de la presse sur la litt\u00e9rature. Ils ont cr\u00e9\u00e9 un scandale dans les pages du Figaro \u2014 une guerre des mots !\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le 6 mai, Millaud a \u00e9crit que \u00ab le journalisme a tu\u00e9 la litt\u00e9rature et le reportage est en train de tuer le journalisme. \u00bb En premier, quand la litt\u00e9rature r\u00e9gnait en ma\u00eetre, Millaud a dit qu\u2019 \u00ab on pr\u00e9f\u00e9rait la gloire \u00e0 l&#8217;argent et l\u2019on \u00e9tait quelqu&#8217;un par ses id\u00e9es, sa forme, son originalit\u00e9 propre, sa signature. \u00bb Au d\u00e9but du journalisme quotidien, les \u00ab hommes de valeur \u00bb dans l\u2019industrie \u00ab ont apport\u00e9 leurs mots charmants, leurs spirituelles r\u00e9flexions, leurs commentaires humoristiques, \u00bb mais Millaud a continu\u00e9, disant que \u00ab le journal, avec sa gloire imm\u00e9diate, son gain tout de suite r\u00e9alis\u00e9, sa publicit\u00e9 puissante, son succ\u00e8s rapide, s&#8217;emparait de l&#8217;\u00e9crivain et tuait le livre. \u00bb<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Des lecteurs n\u2019avaient plus l&#8217;int\u00e9r\u00eat \u00e0 lire des g\u00e9niaux \u0153uvres de la litt\u00e9rature, et les \u00e9crivains qui, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, \u00e9crivaient ces livres ont br\u00fbl\u00e9 d&#8217;envie d\u2019avoir l\u2019argent que les journalistes ont gagn\u00e9, Millaud a \u00e9crit. Le cycle se r\u00e9p\u00e8te, cette fois avec le reportage, qui vainc le journalisme. \u00ab La Presse, c&#8217;est \u00e0 dire la repr\u00e9sentation la plus absolue, la plus r\u00e9pandue de la litt\u00e9rature contemporaine, appartient non pas au plus instruit, au plus savant, au plus spirituel, mais au mieux inform\u00e9 ou au plus audacieux. \u00bb Il a peur qu&#8217; \u2014 avec la popularisation du reportage en France \u2014 le lecteur fran\u00e7ais vont devenir comme le lecteur americain, qui \u00ab est encore un lecteur dans l&#8217;enfance, incapable de comprendre les grandes choses de l&#8217;art et de la litt\u00e9rature. \u00bb Il stresse que le d\u00e9bat entre la litt\u00e9rature et la presse soit vraiment une lutte pour l&#8217;esprit et l&#8217;\u00e2me de la France.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le jour suivant, Giffard a \u00e9crit une r\u00e9ponse qui s\u2019appelle Journalisme &amp; Reportage, et il critique Millaud autant qu&#8217;il critique son opinion sur la presse. Il dit que \u00ab Millaud est le plus juv\u00e9nile et le plus fin repr\u00e9sentant d&#8217;une \u00e9cole que je qualifierai d&#8217;ant\u00e9rieure, pour ne point chagriner la coquetterie de ses adeptes. \u00bb Cette vue de la presse est vielle jeu, Giffard \u00e9crit, donc il va se rallier \u00e0 la nouvelle \u00e9cole du journalisme quotidien. Avec des nouveaux outils comme les t\u00e9l\u00e9phones et les t\u00e9l\u00e9graphes, la presse a d\u00fb changer, Giffard \u00e9crit, et Millaud doit avoir confiance que la presse et les lecteurs fran\u00e7ais ne perdront pas tout de leur go\u00fbt pendant cette \u00e9volution.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0\u00ab Le public fran\u00e7ais a du go\u00fbt, \u00bb Giffard \u00e9crit. \u00ab Il ne s&#8217;attachera nullement \u00e0 ces billeves\u00e9es am\u00e9ricaines dont on a tant sujet de s&#8217;irriter. Non, mais il lui faut du reportage tout de m\u00eame. Et ce reportage, il l&#8217;exigera de plus en plus des journaux, \u00e0 la condition qu&#8217;on le lui donne sous une forme litt\u00e9raire, avec le souci de ne pas le choquer, et aussi de ne pas le tromper. \u00bb<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>J\u2019imagine, cher lecteur, que vous voulez savoir ce que je pense du d\u00e9bat, non ? Je vois ce que Millaud dit, et je comprends ses soucis sur le futur de l\u2019intelligence fran\u00e7aise si on n\u2019\u00e9tudie pas la litt\u00e9rature, l\u2019art, et la culture en g\u00e9n\u00e9ral comme on fait maintenant. En m\u00eame temps, la presse nous donne de l\u2019information importante au sujet de la politique mondiale, le gouvernement parisien, et aussi, la nouvelle en art et culture ! Sans cette information, on perd une autre vue du monde \u2014 en particulier, pour la classe moyenne, qui peut-\u00eatre ne peuvent pas acc\u00e9der \u00e0 la litt\u00e9rature mais qui souhaite gagner la connaissance.\u00a0\u00a0<br>Sous l\u2019article de Millaud, il y a une partie du journal qui s\u2019appelle Les \u00c9chos de Paris. Ce fait, cher lecteur, m\u2019explique exactement qui va gagner cette guerre entre la litt\u00e9rature, le journalisme, et le reportage, qu&#8217;on le veuille ou non.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/le-paulois-engage-le-reportage-arme-du-progres-social\/\">Le Paulois Engag\u00e9: Le Reportage, Arme du Progr\u00e8s Social<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Annie Karitonze<\/div><time datetime=\"2024-12-02T11:27:22-05:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">December 2, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>Paris, cette ville o\u00f9 les puissants dictent les r\u00e8gles, o\u00f9 les classes populaires s&#8217;efforcent de respirer, a besoin d&#8217;un nouveau souffle. Et ce souffle, c&#8217;est le reportage. Oui, je parle bien de ce genre journalistique que certains, comme Millaud, m\u00e9prisent. Mais moi, je vois en lui un outil puissant, une arme de la v\u00e9rit\u00e9 au service des opprim\u00e9s, un moyen de d\u00e9noncer les injustices \u00e9colo-sociales qui gangr\u00e8nent notre capitale.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le reportage est la cl\u00e9 pour donner une voix \u00e0 ceux qui n&#8217;en ont jamais eu. Quand je pense aux quartiers ouvriers de Paris, \u00e9touff\u00e9s par les fum\u00e9es industrielles, je ne peux m&#8217;emp\u00eacher de penser \u00e0 tous ces hommes, ces femmes et ces enfants que la soci\u00e9t\u00e9 oublie. Qui les \u00e9coute? Qui s&#8217;en soucie? Certainement pas ces grands \u00e9crivains qui, bien \u00e0 l&#8217;abri dans leurs salons bourgeois, \u00e9crivent pour une \u00e9lite. Non, ceux qui s&#8217;int\u00e9ressent au sort de ces familles, ce sont les reporters qui s&#8217;aventurent dans les ruelles sombres, qui prennent des notes sur les conditions de vie inhumaines et qui portent ces r\u00e9alit\u00e9s \u00e0 la connaissance du public.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Giffard a raison: le reportage est le journalisme du pr\u00e9sent et de l&#8217;avenir. Il ne se contente pas de raconter des anecdotes amusantes pour divertir quelques lecteurs ais\u00e9s. Non, il plonge dans la r\u00e9alit\u00e9, il capte la mis\u00e8re, l&#8217;injustice, la souffrance, et les montre au grand jour. C&#8217;est cette v\u00e9rit\u00e9 que nous devons d\u00e9fendre, c&#8217;est cette v\u00e9rit\u00e9 qui changera les choses. Quand un reporter s&#8217;aventure dans une usine, qu&#8217;il d\u00e9crit les vapeurs toxiques que les ouvriers respirent, qu&#8217;il montre les enfants malades, il fait plus que du journalisme: il fait un acte politique, il appelle \u00e0 la justice.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Millaud parle d&#8217;un temps o\u00f9 la litt\u00e9rature \u00e9tait reine, o\u00f9 les chroniques avaient &#8220;forme et rago\u00fbt litt\u00e9raire&#8221;. Mais de quelle utilit\u00e9 est cette beaut\u00e9 litt\u00e9raire si elle ne sert qu&#8217;\u00e0 orner les \u00e9tag\u00e8res des bourgeois? Le reportage, lui, a une utilit\u00e9 concr\u00e8te: il informe, il alerte, il mobilise. Ce n&#8217;est pas seulement une question de style, c&#8217;est une question de justice. Je pr\u00e9f\u00e8re mille fois un article qui d\u00e9crit la r\u00e9alit\u00e9 crue d&#8217;un quartier populaire, \u00e0 un texte litt\u00e9raire, aussi beau soit-il, qui ne parle que des pr\u00e9occupations que la majorit\u00e9 de la population ne s\u2019identifie pas.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La nouvelle presse que d\u00e9fend Giffard est celle qui va sur le terrain, qui se salit les mains, qui se confronte \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Elle n&#8217;a pas peur de dire les choses telles qu&#8217;elles sont, de montrer la laideur du monde quand il le faut. Et c&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment cette honn\u00eatet\u00e9 qui permettra de changer les choses. Le reportage est une forme de litt\u00e9rature engag\u00e9e, une litt\u00e9rature qui agit. Pour moi, le vrai courage n&#8217;est pas d&#8217;\u00e9crire de belles phrases, mais de s&#8217;aventurer dans les endroits o\u00f9 personne ne veut aller, de parler aux gens que personne n&#8217;\u00e9coute, de montrer ce que personne ne veut voir.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Il est facile de critiquer le reportage, de le qualifier de &#8220;potin&#8221; ou d'&#8221;indiscr\u00e9tion&#8221;. Mais ceux qui parlent ainsi n&#8217;ont jamais mis les pieds dans les quartiers ouvriers, ils n&#8217;ont jamais respir\u00e9 l&#8217;air empoisonn\u00e9 des faubourgs, ils n&#8217;ont jamais vu les enfants jouer dans des rues noires de suie. Le reporter, lui, y va. Il y va pour voir, pour comprendre, pour raconter. Et c&#8217;est cette honn\u00eatet\u00e9, cette volont\u00e9 de montrer la r\u00e9alit\u00e9, qui fait du reportage un outil de changement.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je le dis sans d\u00e9tour: le reportage est l&#8217;arme la plus puissante dont dispose le journalisme moderne pour combattre les injustices. Il est le moyen de rendre visible l&#8217;invisible, de donner une voix aux sans-voix, de faire entendre le cri de ceux que l&#8217;on veut faire taire. Et c&#8217;est pour cela que je soutiens le reportage, que je soutiens Giffard, que je me tiens aux c\u00f4t\u00e9s de tous ceux qui, plume en main, n&#8217;ont pas peur d&#8217;affronter la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le journalisme n&#8217;est pas un simple divertissement, il est un engagement. Et moi, M. Le Paulois Engag\u00e9, je continuerai \u00e0 me battre pour une presse qui d\u00e9fend la justice, qui d\u00e9fend les opprim\u00e9s, qui ne se contente pas de raconter des histoires mais qui change la r\u00e9alit\u00e9. Parce que Paris a besoin de justice, parce que Paris a besoin de v\u00e9rit\u00e9, parce que Paris a besoin de reporters.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph {\"align\":\"right\"} -->\n<p class=\"has-text-align-right\">M. Le Paulois Engag\u00e9<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/reponse-a-m-millaud\/\">R\u00e9ponse \u00e0 M. Millaud<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Miriam Saletan<\/div><time datetime=\"2024-10-28T13:34:24-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">October 28, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>Mes amis,<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>J\u2019en ai tellement assez des hommes et de leurs opinions. Un homme forme une pens\u00e9e coh\u00e9rente, et tout \u00e0 coup il croit qu\u2019il est Socrate. Cette semaine, mon cher coll\u00e8gue Albert Millaud a partag\u00e9 ce que j\u2019ai trouv\u00e9 \u00eatre l\u2019article le plus dramatique que j\u2019ai lu au cours du mois dernier. Le monde du journalisme est pollu\u00e9 par des journalistes comme Millaud qui se croient plus intelligents que les autres et qui pr\u00e9tendent savoir ce qu\u2019il est mieux pour la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Premi\u00e8rement, permettez-moi de dire ceci: le but du journal est d\u2019amuser, et les fa\u00e7ons de le faire sont multiples. Millaud aime \u00ab les plus belles fables grecques et romaines \u00bb dont il parle, mais moi et beaucoup d\u2019autres Parisiens ne les aiment pas. Quand j\u2019ouvre le journal, je veux glousser. Je veux causer avec mes amis sur les sujets triviaux que j\u2019ai lus le matin. C\u2019est pourquoi j\u2019aime ce que je fais \u2013 j\u2019ai l\u2019opportunit\u00e9 de partager des petits moments de plaisir avec mon public et de voir la joie qu\u2019il leur apporte.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La popularit\u00e9 du reportage est excellente pour mon entreprise. Je gagne plus d\u2019argent que jamais, et je n\u2019ai pas peur de l\u2019admettre. Il faut dire que la richesse \u00e9tait mon but. Certains croient s\u00fbrement que les journaux sont faits pour rapporter des faits, et il est necessaire que les \u00e9crivains publient les articles les plus intellectuels et sophistiqu\u00e9s. Je ne suis pas l\u2019un d\u2019entre eux, et je ne fais pas cela. Je suis s\u00fbr qu\u2019il y a de grandes parties du journal que mes lecteurs ignorent parce qu&#8217;elles sont ennuyeuses, pr\u00e9tentieuses, ou peu attrayantes, et je ne vois pas cela comme un probl\u00e8me. Ils paient pour lire mes chroniques, c\u2019est tout ce qui m\u2019importe.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Pourquoi croit Millaud que c\u2019est mal pour le journal de gagner de l\u2019argent comme objectif? C\u2019est une entreprise, nous essayons tout juste de gagner un salaire d\u00e9cent. Quelqu\u2019un comme Millaud qui a ratiss\u00e9 gr\u00e2ce au journal ne peut pas se plaindre de quelqu\u2019un qui veut faire la m\u00eame chose. Ne vous inqui\u00e9tez pas de ce que les autres journalistes \u00e9crivent; cela ne fera que vous distraire de votre travail. Et si vous n\u2019aimez pas ses articles, ne les lisez pas. Si vous d\u00e9testez que les gens \u00e9crivent pour leurs \u00ab dix francs de lignes, \u00bb avez-vous consid\u00e9r\u00e9 l\u2019\u00e9tat de notre \u00e9conomie? Pourquoi ne pas critiquer les conditions qui rendent la survie si difficile?\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le reportage donne \u00e0 tous quelque chose \u00e0 discuter, quelque chose \u00e0 attendre chaque jour. Peu importe si leur journ\u00e9e va mal, ils peuvent lire quelque chose d&#8217;amusant. Les journaux sont pour le peuple, pas juste les aristocrates, et c\u2019est pourquoi j\u2019\u00e9tais particuli\u00e8rement offens\u00e9e par la d\u00e9claration que le journal moderne est \u00ab tout simplement un ramassis de ragots, dans le genre de ceux qui domestiques \u00e9changent en dinant. \u00bb En autre, les journaux sont imprim\u00e9s tous les jours pour une raison \u2013 chaque jour il y a quelque chose de nouveau \u00e0 lire et \u00e0 penser. Avec ce rythme, qui est un bon rythme, tous les articles ne seront pas la meilleure litt\u00e9rature qu\u2019on a jamais lue.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>J\u2019ai aussi lu l\u2019article de Giffard, que j\u2019ai beaucoup aim\u00e9. Giffard a soulev\u00e9 deux points importants. Premi\u00e8rement, avec l&#8217;augmentation du reportage, le monde des journaux gagne de nouveaux journalistes fantastiques et \u00ab un personnel de plus en plus instruit, \u00bb contrairement \u00e0 ce que Millaud a dit. Deuxi\u00e8mement, le journalisme fran\u00e7ais est, et reste toujours, \u00ab tr\u00e8s alerte et tr\u00e8s vivant. \u00bb Paris est une ville pleine d\u2019action, et elle m\u00e9rite des journaux qui puissent suivre.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Enfin, ce serait une injustice pour le public si je ne partageais pas une rumeur que j\u2019ai entendue r\u00e9cemment. Lors de son r\u00e9cent voyage aux \u00e9tats-unis, mes sources me disent, une ma\u00eetresse de Millaud l\u2019a tromp\u00e9 avec un journaliste am\u00e9ricain. D&#8217;apr\u00e8s certaines informations, Millaud \u00e9tait furieux quand il a appris cette information. Donc, je ne pense pas que c\u2019est une co\u00efncidence que Millaud ait publi\u00e9 un article aussi critique du style de journalisme am\u00e9ricain.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00c0 la prochaine,<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La Marquise de Mimizan<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/anais-davignon-la-lutte-pour-le-reportage\/\">Ana\u00efs d&#8217;Avignon: La lutte pour le reportage<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Trudie Seterdahl<\/div><time datetime=\"2024-10-28T12:51:38-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">October 28, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Comme beaucoup d\u2019entre vous le savent, il y a eu un grand d\u00e9bat r\u00e9cemment entre Millaud et Giffard. Je pense que c\u2019est un debat un peu stupide, et il faut que nous concentrons sur des choses plus importantes. \u201cL\u2019information pour tous- c\u2019est une mauvaise id\u00e9e?\u201d Quelle honte! Non, je suis d\u2019accord avec Giffard. Mais, pas pour toutes les m\u00eames raisons. Millaud pense que le journalisme avait remplac\u00e9 la litt\u00e9rature, et aujourd&#8217;hui, le reportage remplace le journalisme. Premi\u00e8rement, je veux poser la question \u00e0 Millaud:\u00a0 qui vous emp\u00eache d\u2019\u00eatre journaliste ou d\u2019\u00e9crire un livre? Personne! Il pense que la raison de ce changement est que les gens veulent de l&#8217;argent avant tout, et que les reportages ont de l&#8217;argent. Peut-\u00eatre c\u2019est vrai, mais si on est une journaliste qui est tr\u00e8s r\u00e9ussie, ils ne vont pas changer et \u00e9crire seulement les reports!\u00a0 Giffard dit m\u00eame que le journalisme s&#8217;am\u00e9liorera parce qu&#8217;il recrutera des personnes plus avanc\u00e9es dans la profession. Il explique aussi que Millaud a visit\u00e9 New York r\u00e9cemment, et il parle des reportages am\u00e9ricains, pas fran\u00e7ais!\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"98\"><\/div>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Une journaliste dans <em>La Nation<\/em> explique les raisons pour lesquelles elle est d\u2019accord avec Giffard. Il demande, premi\u00e8rement: pourquoi est-ce qu\u2019on pense que c\u2019est mauvais pour un reportage de gagner de l&#8217;argent? Il explique que tout le monde a le droit d\u2019avoir de l\u2019argent et que ce n\u2019est pas une mauvaise chose de rechercher cet objectif. Je suis d\u2019accord avec cela! Si les journalistes peuvent gagner beaucoup d\u2019argent en \u00e9tant report\u00e9, pourquoi c\u2019est mauvais? Il soutient aussi que c\u2019est le public, pas les reportages, qui veut l\u2019information. Le public veut tout l\u2019information, le plus rapidement possible. C\u2019est la culture d&#8217;aujourd&#8217;hui. Le travail des reportages est trop difficile, et la faute (pour les concern\u00e9s de Millaud) n\u2019en revient donc pas au journalisme, mais au public.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Cela m&#8217;am\u00e8ne \u00e0 ma prochaine id\u00e9e ! Le public est la raison pour laquelle je soutiens les reportages. Avant les reportages qui sont vite et informatifs, l\u2019information est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e dans les petits groupes d&#8217; hommes. Ils ont fait des projets concernant le gouvernement, l&#8217;\u00e9conomie et la vie des autres sans consulter les autres. Mais, aujourd&#8217;hui, tout le monde peut recevoir l\u2019information en m\u00eame temps. Cela inclut les femmes. Aujourd&#8217;hui, les femmes peuvent recevoir des informations exactes et correctes qui peuvent les aider \u00e0 prendre des d\u00e9cisions sociales et politiques. Par exemple, si de nouvelles informations sur une banque apparaissent, peuvent prendre des d\u00e9cisions financi\u00e8res sur cette base. Le premi\u00e8re \u00e9tage de l\u2019autonomie pour les femmes et les minorit\u00e9s est l\u2019information qui peut \u00eatre utilis\u00e9e pour changer leur \u00e9tat financier ou social. Les hommes comme Millaud ne veulent pas que les femmes commencent les \u201cmeilleures vies\u201d, parce qu\u2019il sait que si les femmes peuvent travailler, elles ne peuvent pas \u00eatre biais\u00e9es (\u00e9motionnelles, physiques, etc.) Donc, il veut l&#8217;information et les nouvelles dans les mains des hommes riches et puissants, comme toujours. Mais, ses excuses sont que cela d\u00e9truit \u201cles vieux jours\u201d.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Aussi, si beaucoup de personnes ont l&#8217;acc\u00e8s de l\u2019information des reportages, tout le monde peut donner son avis! Millaud n\u2019aime pas cela.\u00a0 Si tout le monde donne leur opinion, c\u2019est possible que les lois et les normes de soci\u00e9t\u00e9 changent. Les arguments comme celui de Millaud visent \u00e0 tenir les femmes \u00e0 l\u2019\u00e9cart des \u00e9v\u00e9nements et de l\u2019actualit\u00e9 mondiale importants.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Les arguments de Giffard sont agr\u00e9ables et m\u00eame parfois f\u00e9ministes. Il dit qu\u2019il y a un lien entre les reportages et le suffrage universel masculin. Je pense que c\u2019est vrai. Comme je vais expliquer, l\u2019information rapide cause les gens \u00e0 former des opinions plus d\u00e9velopp\u00e9es, ce qui aurait pu conduire au suffrage. Si cela continue, peut-\u00eatre qu\u2019un jour, le suffrage universel s\u2019appliquera \u00e9galement aux femmes. C\u2019est le v\u00e9ritable suffrage universel.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, je pense que plus d\u2019informations entre les mains d\u2019un plus grand nombre de personnes ne peuvent pas \u00eatre une chose n\u00e9gative pour notre soci\u00e9t\u00e9. Ceux qui ne sont pas d\u2019accord avec moi (Et Giffard) veulent que le monde soit domin\u00e9 par de vieux hommes riches et blancs.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/estelle-violette-debat-et-style-ce-que-millaud-et-giffard-nous-enseignent\/\">Estelle Violette: &#8220;D\u00e9bat et Style: Ce que Millaud et Giffard nous enseignent&#8221;<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Olivia Weiner<\/div><time datetime=\"2024-10-28T08:57:31-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">October 28, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>Ch\u00e8res lectrices et chers lecteurs,<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Aujourd&#8217;hui, en me promenant dans les boulevards pr\u00e8s de l&#8217;Op\u00e9ra en allant au bureau, j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9e par un sujet qui fait beaucoup parler : le d\u00e9bat entre Monsieur Millaud et Monsieur Giffard. Vous avez s\u00fbrement vu les affiches dans les kiosques ! En tant que chroniqueuse de mode, je pr\u00e9f\u00e8re habituellement parler d&#8217;esth\u00e9tique et de style, mais ce d\u00e9bat est trop important pour ne pas en parler. Il touche \u00e0 l&#8217;\u00e9volution de notre soci\u00e9t\u00e9 et, par cons\u00e9quent, de la mode elle-m\u00eame. Millaud affirme que le reportage, en tant que forme de journalisme, tue la litt\u00e9rature. Il veut un retour \u00e0 un style d&#8217;\u00e9criture plus \u201cartistique\u201d, plus riche et plus profond. De son c\u00f4t\u00e9, Giffard d\u00e9fend l&#8217;id\u00e9e que le reportage nous aide \u00e0 mieux comprendre le monde et r\u00e9pond aux besoins des lecteurs d&#8217;aujourd&#8217;hui. Pour ma part, je suis d&#8217;accord avec Giffard. Le reportage n&#8217;est pas une menace ; il repr\u00e9sente une opportunit\u00e9. Dans mon m\u00e9tier, je cherche sans cesse de nouvelles tendances et inspirations dans les rues. Je r\u00e9alise que la mode est souvent li\u00e9e \u00e0 notre culture actuelle, et la mode \u00e9volue avec la soci\u00e9t\u00e9, tout comme la litt\u00e9rature. Ignorer ces changements, c&#8217;est manquer quelque chose de pr\u00e9cieux. La mode ne peut pas rester fix\u00e9e dans le pass\u00e9 ; elle doit se r\u00e9inventer, tout comme la litt\u00e9rature. En arrivant au bureau pour r\u00e9cup\u00e9rer mon ch\u00e8que de ma derni\u00e8re chronique, j&#8217;ai entendu des rumeurs int\u00e9ressantes. Certains disent que ce d\u00e9bat a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 pour attirer plus de lecteurs. C&#8217;est r\u00e9v\u00e9lateur du monde de la presse, n&#8217;est-ce pas ? Mais attention, mes chers lecteurs. Dans un monde o\u00f9 le sensationnalisme est courant, il est important de garder un esprit critique. Tous les chroniqueurs ne sont pas aussi honn\u00eates que moi !\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00c0ux bureau, en discutant avec des \u00e9crivains de voyage r\u00e9cemment revenus d&#8217;\u00c9gypte, j&#8217;ai d\u00e9couvert des manteaux absolument magnifiques, fabriqu\u00e9s par un ancien tisserand pr\u00e8s des Pyramides de Gizeh. Ces histoires ne parlent pas seulement de v\u00eatements, mais racontent aussi un h\u00e9ritage culturel. Chaque pi\u00e8ce a une histoire et c&#8217;est fascinant de voir comment cela se refl\u00e8te dans notre quotidien. Au bureau, j&#8217;ai aussi observ\u00e9 de pr\u00e8s les v\u00eatements des journalistes. Les reporters portent des tenues pratiques pour leur travail, tandis que les chroniqueurs comme moi, ajoutent souvent des touches d&#8217;originalit\u00e9 et style. Ce contraste montre que la mode ne se limite pas \u00e0 l&#8217;apparence ; elle parle aussi de notre identit\u00e9 et de notre m\u00e9tier. \u00c0 travers nos choix vestimentaires, nous faisons passer un message sur qui nous sommes. Il est int\u00e9ressant de voir que les nouvelles tendances naissent souvent de discussions, de d\u00e9bats, et m\u00eame de rumeurs dans les rues de Paris. Les choix vestimentaires de chacun peuvent \u00eatre influenc\u00e9s par des conversations ou des \u00e9v\u00e9nements dans le monde. Ainsi, le d\u00e9bat entre Millaud et Giffard, m\u00eame s&#8217;il concerne la litt\u00e9rature, a aussi des r\u00e9percussions sur notre vision de la mode et de la culture. En conclusion, je vous invite \u00e0 garder l&#8217;esprit ouvert face \u00e0 ces changements. La mode, tout comme la litt\u00e9rature, \u00e9volue constamment. Elle refl\u00e8te notre soci\u00e9t\u00e9 et les transformations de notre \u00e9poque. Ne craignons pas le changement ; au contraire, accueillons-le, et continuons \u00e0 d\u00e9battre et \u00e0 partager nos r\u00e9flexions.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00c0 tr\u00e8s bient\u00f4t, avec encore plus d&#8217;histoires et de mode \u00e0 partager !<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u2014 Estelle Violette<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/fantine-davignon-evolution-a-paris\/\">Fantine D&#8217;Avignon: \u00c9volution \u00e0 Paris<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Mary Huffaker<\/div><time datetime=\"2024-10-27T23:24:56-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">October 27, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>Mes chers lecteurs,<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><br>    C&#8217;est un nouveau jour \u00e0 Paris. Au moment o\u00f9 vous lirez mes mots, une autre journ\u00e9e aura commenc\u00e9 depuis que je vous ai \u00e9crit \u00e0 tous, mes chers lecteurs. \u00c0 chaque nouvelle aube qui \u00e9merge \u00e0 Paris, elle est accueillie favorablement par les citoyens de la ville. Chaque nouveau jour s\u2019accompagne d\u2019une gen\u00e8se de changement et d\u2019\u00e9volution visible sur nos propres boulevards parisiens, tant \u00e0 travers l\u2019homme ordinaire que les plus grands esprits parisiens.<br>    Cependant, les possibilit\u00e9s de changement sont enivrantes. Les Parisiens sont d&#8217;abord victimes du jeu d&#8217;\u00e9checs revigorant des ragots qui proviennent non seulement de l&#8217;inconnu, mais aussi, intens\u00e9ment, de ce qui est connu. Le changement par rapport \u00e0 notre normalit\u00e9 nous engloutit. Positif ou n\u00e9gatif, peu importe sa taille, il nous oblige \u00e0 changer avec lui.<br>    Mes pens\u00e9es commencent ici. Je trouve que le mot changement est plut\u00f4t charg\u00e9 n\u00e9gativement au sein de notre soci\u00e9t\u00e9. Je crois que l\u2019\u00e9volution r\u00e9sume de mani\u00e8re plus factuelle ce qui se passe r\u00e9ellement que le mot changement. \u00c0 premi\u00e8re vue, le changement n\u2019est pas simplement accept\u00e9, mais adopt\u00e9. Pourtant, le changement se heurte souvent \u00e0 d\u2019incroyables r\u00e9sistances. Ceux qui vantent et revendiquent le changement sont souvent ceux qui s\u2019y opposent le plus.<br>    On peut soutenir que ce qui se passe \u00e0 Paris, et bien s\u00fbr dans le monde entier, n\u2019est pas un changement. C&#8217;est une \u00e9volution. Le changement est l&#8217;acte de devenir diff\u00e9rent, tandis que l&#8217;\u00e9volution est un processus graduel d&#8217;accumulation de changement. Paris ne change pas du jour au lendemain. Paris ressemble un peu \u00e0 une tasse. Vous pouvez continuer \u00e0 remplir la tasse de th\u00e9 \u00e0 ras bord. Chaque goutte s\u2019accumule, cr\u00e9ant un m\u00e9nisque attendant de d\u00e9border. Un m\u00e9nisque qui, lorsqu&#8217;il est d\u00e9vers\u00e9, repr\u00e9sente l&#8217;accumulation du changement; notre \u00e9volution.<br>    Paris \u00e9volue depuis des si\u00e8cles, ce que Millaud dans son d\u00e9bat \u201cLe Figaro\u201d avec Giffard semble oublier. Ce qui offense, ce qu&#8217;il juge dommageable, c&#8217;est simplement l&#8217;\u00e9volution non seulement de la litt\u00e9rature, mais de Paris. Le journalisme n\u2019a pas tu\u00e9 et ne tuera pas la litt\u00e9rature, comme il le pr\u00e9tend. Le livre est toujours bien vivant.<br>    Oui, le kiosque a triomph\u00e9, mais la librairie est loin d\u2019\u00eatre tomb\u00e9e. Giffard a raison lorsqu\u2019il dit que le journalisme est en train de changer et non de mourir. Le journalisme et la litt\u00e9rature ne s\u2019excluent pas mutuellement. Au contraire, ils sont partenaires de l&#8217;\u00e9volution de la soci\u00e9t\u00e9 parisienne; une soci\u00e9t\u00e9 qui s&#8217;adresse d\u00e9sormais davantage \u00e0 la famille de tous les jours, une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 l&#8217;information est plus accessible \u00e0 tout Paris, et pas seulement aux \u00e9lites.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>     Le probl\u00e8me de Millaud avec le reportage est int\u00e9ressant. Sa position ferme contre le partage d\u2019informations factuelles sur les \u00e9v\u00e9nements et les \u00e9v\u00e9nements de Paris avec le public est r\u00e9v\u00e9latrice. Il exprime une \u00e9trange inqui\u00e9tude face au manque d&#8217;originalit\u00e9 et d&#8217;individualit\u00e9 de cette section. C\u2019est sans doute cet aspect qui fait du reportage un \u00e9l\u00e9ment si important de notre journalisme contemporain. Son affirmation selon laquelle n\u2019importe qui pourrait \u00e9crire pour le reportage est fausse. C\u2019est sans doute plus difficile que d\u2019\u00e9crire une chronique en tant que journaliste; il faut bien plus que de la confiance en soi pour le faire correctement. \u00catre capable de se retirer de la narration est une comp\u00e9tence importante; un, que j\u2019ai moi-m\u00eame du mal \u00e0 faire. \u00c9crire un article sans parti pris ni opinion permet aux Parisiens de d\u00e9cider par eux-m\u00eames, de penser par eux-m\u00eames. Les Parisiens ont toujours \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&#8217;avant-garde de notre propre \u00e9volution. \u00c0 mesure que notre soci\u00e9t\u00e9 continue de cro\u00eetre, nous nous adaptons avec elle.<br>     Je terminerai ma r\u00e9flexion sur quelque chose que dit Millaud et que je souhaite partager avec vous tous. Il \u00e9crit que la presse n&#8217;appartient pas aux plus instruits ou aux plus spirituels, mais plut\u00f4t aux mieux inform\u00e9s ou aux plus audacieux. Il a raison quand il dit cela. Le journalisme et la presse n\u2019appartiennent pas \u00e0 ceux qui disposent de grands privil\u00e8ges et de grands moyens. Cela appartient \u00e0 ceux qui s\u2019en soucient. Il appartient \u00e0 ceux qui osent \u00eatre \u00e0 l&#8217;avant-garde de notre \u00e9volution parisienne.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/anne-colaire-le-reportage-pour-la-realite\/\">Anne Colaire : Le reportage pour la r\u00e9alit\u00e9<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Hannah Davydov<\/div><time datetime=\"2024-10-27T20:32:42-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">October 27, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>Je, comme vous, chers lecteurs, viens de lire des interventions dans le d\u00e9bat Giffard-Millaud qui suscite une conversation br\u00fblante dans la presse. Je suis certaine que vous savez d\u00e9j\u00e0 o\u00f9 je me trouve dans cette pol\u00e9mique : jamais du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019ancienne \u00e9cole.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Monsieur Millaud soutient, audacieusement, que \u00ab Le journalisme a tu\u00e9 la litt\u00e9rature et le reportage est en train de tuer le journalisme. \u00bb Si le journalisme a tu\u00e9 quelque chose, ce n\u2019est pas la litt\u00e9rature, c\u2019est notre perception de la r\u00e9alit\u00e9 : ce que nous pouvons voir et ce que nous sommes pr\u00eats \u00e0 voir. Sans le reportage, nous ne r\u00e9ussirons jamais \u00e0 la rectifier.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Selon Millaud, le reportage est \u00ab l\u2019homme de lettres remplac\u00e9 par le concierge \u00bb. D\u2019abord, il n\u2019est pas surprenant qu\u2019il se prend, cet honorable homme de lettres, comme sup\u00e9rieur au travailleur qui le sert. C\u2019est un sentiment qui impr\u00e8gne son argument : un argument qui d\u00e9daigne intrins\u00e8quement tout le monde d\u2019un rang inf\u00e9rieur \u00e0 lui. Il pr\u00e9tend que c\u2019est une question de la qualit\u00e9 de l\u2019\u00e9criture et de la r\u00e9putation du journalisme. Peut-\u00eatre, mais je ne suis pas ici pour d\u00e9battre de son \u00e9tat litt\u00e9raire. Croyez-moi, je connais bien la presse. J\u2019ai mes propres opinions de ce que sont ses c\u00f4t\u00e9s les plus pourris. Il y avait et il y aura toujours de la mauvaise \u00e9criture. Mais ce n\u2019est pas la faute du reportage.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>En v\u00e9rit\u00e9, ce que Millaud se bat contre, c\u2019est l\u2019\u00e9volution de la presse. Il veut qu\u2019elle reste fig\u00e9e dans une \u00e9poque du pass\u00e9 o\u00f9 personne d\u2019autre que nous ne peut la lire, o\u00f9 personne d\u2019autre que nous ne peut l\u2019\u00e9crire, o\u00f9 personne d\u2019autre que nous ne se voit sur ses pages. Mais comme Giffard l\u2019a dit, nous ne sommes plus l\u00e0. Nous sommes dans une p\u00e9riode d\u2019expansion de ce qui pourrait se trouver dans les colonnes \u2014 c\u2019est au moins pour cela, vous le savez, que je me bats. Une presse \u00e9volu\u00e9e, une presse toujours en changement, une presse ouverte \u00e0 tout est une presse pr\u00eate \u00e0 reconna\u00eetre la r\u00e9alit\u00e9 enti\u00e8re du monde dans lequel nous vivons.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>J\u2019avance que le reportage est un outil non seulement utile, mais absolument n\u00e9cessaire, pour nous mener \u00e0 ce point-l\u00e0. S\u2019il ne l\u2019est pas encore, le journalisme sera un m\u00e9tier qui oblige les journalistes \u00e0 conna\u00eetre le monde avant de prendre sa plume et d\u2019en discuter. C\u2019est le reportage qui assurera que c\u2019est le cas.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Chers lecteurs, sans le reportage, vous n\u2019avez que deux choix : soit un journaliste vous parle de ce que vous connaissez d\u00e9j\u00e0, et vous le prendrez avec plaisir ou d\u00e9sint\u00e9r\u00eat selon vos propres habitudes ; soit il invente une histoire compl\u00e8tement fantaisiste, une fausset\u00e9 d\u2019\u00e9criture que vous avalerez tout de m\u00eame. Vous pouvez vous satisfaire de cette \u00e9criture frivole et mondaine, ou vous pouvez vous nourrir de mensonges. C\u2019est \u00e0 vous de d\u00e9cider, mais moi, je choisirais de sortir de cette dichotomie.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Voici la question de fond : comment savoir ce qui se passe dans chaque coin de Paris \u2014 dans les coins dans lesquels vous n\u2019oseriez jamais p\u00e9n\u00e9trer \u2014 sans r\u00e9cit direct d\u2019une personne qui y \u00e9tait ? Sauf si les journaux commencent \u00e0 remplir ses bureaux d\u2019ouvriers, la seule mani\u00e8re de le faire est \u00e0 travers le reportage. Sinon, nous risquons de projeter une image de Paris compl\u00e8tement peinte par les \u00e9lites \u2014 une image teint\u00e9e de la mauvaise couleur, une image faite de traits trop larges pour saisir tous les petits d\u00e9tails qui forment notre ville. Ces images fausses envahissent d\u00e9j\u00e0 le monde du journalisme tandis que les vraies exp\u00e9riences des gens populaires sont ignor\u00e9es. J\u2019exige que leur r\u00e9alit\u00e9 \u2014 qui constitue la r\u00e9alit\u00e9 de la ville elle-m\u00eame \u2014 soit repr\u00e9sent\u00e9e.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>C\u2019est pour cette raison que je d\u00e9fends la libert\u00e9 de chaque journaliste de profiter de l\u2019utilit\u00e9 en grande partie minimis\u00e9e du reportage, qui devient d\u00e8s maintenant une n\u00e9cessit\u00e9. Quant \u00e0 moi, je continuerai d\u2019en profiter, et j\u2019accueillerai la nouvelle \u00e9poque de la presse \u00e0 bras ouverts.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph {\"align\":\"right\"} -->\n<p class=\"has-text-align-right\">ANNE COLAIRE.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/mes-deux-sous-sur-le-reportage\/\">Mes Deux Sous sur le Reportage<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Riley Weaver<\/div><time datetime=\"2024-10-27T20:01:20-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">October 27, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>9 mai 1886<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>In\u00e8s Moreau<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Dans le monde surpeupl\u00e9 du journalisme parisien, deux personnages, Albert Millaud et Pierre Giffard, se disputent l&#8217;\u00e9tat de notre presse. Millaud voit dans le journalisme un poison qui infecte le c\u0153ur de notre presse. Il pr\u00e9vient : \u00ab Le journalisme a tu\u00e9 la litt\u00e9rature et le reportage est en train de tuer le journalisme. Rien ne tuera le reportage ; il mourra de lui-m\u00eame. C&#8217;est le dernier mot de la d\u00e9cadence litt\u00e9raire d&#8217;une \u00e9poque ; c&#8217;est l&#8217;homme de lettres remplac\u00e9 par le concierge \u00bb (Millaud, 1886). Pour lui, le journalisme et le reportage a d\u00e9grad\u00e9 non seulement notre profession, mais aussi l&#8217;art sacr\u00e9 de la litt\u00e9rature.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je d\u00e9plore \u00e9galement le d\u00e9clin des reportages intelligents et nuanc\u00e9s qui caract\u00e9risait autrefois le journalisme fran\u00e7ais. Mais au contraire de Millaud, je pense que ce d\u00e9clin ne signifie pas la fin ; il n\u00e9cessite plut\u00f4t une r\u00e9invention, une purification de l&#8217;objectif. Le journalisme de reportage n&#8217;est pas un ennemi qu&#8217;il faut vaincre, mais un art qu&#8217;il faut se r\u00e9approprier. Mon travail, soigneusement recherch\u00e9 et profond\u00e9ment document\u00e9, est souvent rejet\u00e9 au profit de nouvelles sensationnelles qui promettent des histoires frivoles plut\u00f4t que d&#8217;\u00e9clairer. Combien de fois mes articles r\u00e9fl\u00e9chis, n\u00e9s de mois de recherche, ont-ils \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9s au profit d&#8217;histoires insignifiantes de scandales ou de jeux politiques ? Je vois une alternative, qui me rapproche de la vision de Giffard d&#8217;un journalisme qui \u00e9l\u00e8ve notre domaine au lieu de le d\u00e9valoriser.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Giffard, au contraire de Millaud, embrasse le reportage, envisageant un avenir o\u00f9 les reporters ne sont pas de simples ragots, mais des chroniqueurs \u00e9clair\u00e9s de l&#8217;\u00e9poque. Il affirme : \u00ab Millaud croit que le reportage ira toujours en abaissant le niveau du journalisme. Et moi je crois qu&#8217;il l&#8217;\u00e9l\u00e8vera, par le recrutement d&#8217;un personnel de plus en plus instruit. Le journaliste de l&#8217;avenir sera comme ces m\u00e9caniciens des m\u00e9tiers nouveaux, qui font \u00e0 eux seuls la besogne de plusieurs tisseurs du vieux syst\u00e8me \u00bb (Giffard, 1886). L&#8217;id\u00e9al de Giffard d&#8217;un journaliste intellectuel, capable d&#8217;enrichir le discours public, correspond profond\u00e9ment \u00e0 mes aspirations. Je souhaite \u00eatre l&#8217;une de ces journalistes qu&#8217;il d\u00e9crit, un journaliste capable de donner de l&#8217;importance \u00e0 n&#8217;importe quelle histoire, transformant m\u00eame le banal en quelque chose qui m\u00e9rite d&#8217;\u00eatre contempl\u00e9.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Cependant, je vois aussi la n\u00e9cessit\u00e9 de s&#8217;adapter. Le journalisme ne peut prosp\u00e9rer s&#8217;il s&#8217;ali\u00e8ne le public qu&#8217;il cherche \u00e0 servir. Il est essentiel, en tant que femme \u00e9duqu\u00e9e dans ce domaine, de composer mes articles de mani\u00e8re \u00e0 la fois intelligente et accessible. Mes lecteurs, en particulier ceux qui appartiennent aux cercles dynamiques et judicieux de Paris, s&#8217;attendent \u00e0 un certain niveau de raffinement dans ma prose, mais ils recherchent \u00e9galement des histoires qui refl\u00e8tent leurs exp\u00e9riences concr\u00e8tes. \u00c0 cet effet, Millaud a raison : la profession se compose de nombreux hommes qui, lorsqu&#8217;ils arrivent dans les hautes sph\u00e8res de la soci\u00e9t\u00e9 parisienne, abandonnent leur devoir d&#8217;information pour se plonger dans des activit\u00e9s triviales. Ils abandonnent la substance pour le spectacle, choisissant d&#8217;amuser plut\u00f4t que d&#8217;\u00e9duquer. Cette pourriture au sommet doit \u00eatre \u00e9limin\u00e9e si nous voulons restaurer l&#8217;honneur du journalisme.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00c0 cet \u00e9gard, le reportage intelligent a besoin d&#8217;une r\u00e9volution, non pas pour \u00eatre mis de c\u00f4t\u00e9 comme le sugg\u00e8re Millaud, mais pour \u00eatre r\u00e9form\u00e9, restructur\u00e9 et enrichi d&#8217;int\u00e9grit\u00e9. Nous devons nous concentrer sur les histoires qui comptent, celles qui remettent en question le status quo, plut\u00f4t que sur celles qui se content de titiller les masses. Trop souvent, l&#8217;essentiel est rejet\u00e9 comme ne m\u00e9ritant pas d&#8217;\u00eatre publi\u00e9. Nous devons nous interroger: \u00ab Quel est le but de notre journalisme ? \u00bb<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Entrons donc dans cette \u00e9poque de r\u00e9forme avec un effort renouvel\u00e9 en faveur de la qualit\u00e9 et de l&#8217;int\u00e9grit\u00e9. Prenons en compte les avertissements de Millaud sur les dangers de la d\u00e9cadence, mais aussi la foi de Giffard dans le potentiel du journalisme \u00e0 \u00e9duquer et \u00e0 \u00e9lever. Nous devons r\u00e9sister \u00e0 l&#8217;attrait des titres faciles et, au contraire, \u00e9laborer des r\u00e9cits qui s&#8217;adressent \u00e0 l&#8217;intellect et \u00e0 au c\u0153ur de nos lecteurs. Il faut lib\u00e9rer le journalisme des griffes de la m\u00e9diocrit\u00e9 et rappeler au public sa valeur. C&#8217;est seulement de cette fa\u00e7on que nous pourrons honorer l&#8217;esprit du journalisme et prot\u00e9ger l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 de la litt\u00e9rature.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>In\u00e8s Moreau<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/genevieve-de-carcassonne-une-belle-femme-sans-amant\/\">Genevi\u00e8ve de Carcassonne: Une belle femme sans amant<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Josie Dolan-Edmondson<\/div><time datetime=\"2024-10-27T18:33:25-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">October 27, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00ab La Presse. Le Journaliste \u00bb. En tant que femme \u00e9crivant dans un monde domin\u00e9 par les hommes, je suis ici pour dire que je suis une femme, que je suis un \u00e9crivain, et que je vais devenir de plus en plus audacieuse avec les d\u00e9veloppements modernes de la soci\u00e9t\u00e9. Je n&#8217;attendrai pas que les choses changent, je suis le changement. En tant que d\u00e9fenseur du modernisme, du mouvement et de la croissance dans un sens gauchiste, je suis la candidate id\u00e9ale pour appr\u00e9cier la position futuriste de Monsieur Pierre Giffard sur le reportage. Cependant, je ne suis pas int\u00e9ress\u00e9 par \u00ab les chemins de fer, les t\u00e9l\u00e9graphes et les t\u00e9l\u00e9phones \u00bb qui, comme Giffard nous le rappelle, ont transform\u00e9 le monde. De plus, je ne suis pas int\u00e9ress\u00e9 par une forme scientifique, formelle et sans passion de faux journalisme d\u00e9guis\u00e9 sous le pseudonyme de \u00ab Monsieur Reportage \u00bb. Oui, j&#8217;appr\u00e9cie la facilit\u00e9. Mais je refuse de sacrifier l&#8217;amour, le soin et l&#8217;inventivit\u00e9 de mon travail. La lettre d&#8217;amour \u00e0 l&#8217;\u00e9criture d\u00e9sordonn\u00e9e, l&#8217;enveloppe ferm\u00e9e par un baiser rouge, sont devenues le t\u00e9l\u00e9graphe st\u00e9rile d&#8217;un jeune homme \u00e0 son amante. L&#8217;odeur des fleurs qui s&#8217;\u00e9panouissent lors d&#8217;une promenade dans Paris est devenue l&#8217;odeur de la pisse et de la fum\u00e9e des chemins de fer. Je veux la libert\u00e9 politique, j&#8217;aime le progr\u00e8s et la justice, mais dans ce d\u00e9bat, je suppose que Genevi\u00e8ve de Carcassonne prend la forme d&#8217;une vieille dame grincheuse.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Si nous continuons \u00e0 d\u00e9fendre et \u00e0 accepter le reportage, nous ne ferons que contribuer \u00e0 la nouvelle \u00e8re de la litt\u00e9rature industrielle, qui empoisonne notre soci\u00e9t\u00e9 et vide ce monde de toute trace d&#8217;imagination. Je suis une personne positive, passionn\u00e9e et joyeuse, et je recule devant la progression de ce petit enfant faible et affam\u00e9 qu&#8217;est le monde de la vraie litt\u00e9rature \u00e0 l&#8217;heure pr\u00e9sente. Merci, Millaud, pour votre r\u00e9sum\u00e9 \u00e9loquent et concis : \u00ab Le journalisme \u00e0 tu\u00e9 la litt\u00e9rature et le reportage est en train de tuer le journalisme \u00bb. Nous ne devons pas prendre la forme de M\u00e9d\u00e9e et tuer notre fille. Nous ne devons pas non plus l&#8217;oublier ou la laisser derri\u00e8re nous. Le reportage est une d\u00e9claration sans opinion, sans commentaire. C&#8217;est une belle femme sans amant, une bouteille de vin avec un trou au fond, un radis sans beurre, un vieil homme qui marche sans son \u00e9charpe par une froide nuit d&#8217;hiver.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>O\u00f9 est le feu ? O\u00f9 est l&#8217;amour ? Je propose un challenge \u00e0 tous mes lecteurs, mais surtout aux femmes : prenez un cahier. Quittez la maison. Quittez vos enfants, votre mari, tout. Dites que vous faites les courses s&#8217;il le faut. Allez marcher le plus longtemps possible dans Paris. Souriez \u00e0 ceux que vous voyez, engagez la conversation. Regardez avec vos yeux, mais aussi avec vos autres sens. Pensez \u00e0 ce que vous sentez, \u00e0 la sensation de l&#8217;air sur vos joues, \u00e0 la sensation des pav\u00e9s sous vos pieds. Notez tout cela et pr\u00e9cisez vos descriptions. Si vous remarquez quelqu&#8217;un d&#8217;int\u00e9ressant, de charmant ou un peu bizarre, parlez avec lui, posez des questions. Notez ce que la personne dit. Mais ici, mes amis, allez plus loin. \u00c9crivez ce que vous pensez de ce qu&#8217;ils disent, et \u00e9crivez pourquoi ils l&#8217;ont dit.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Quel est le contexte ? Pourquoi les gens sont-ils comme ils sont ? Tout le monde peut \u00eatre chroniqueur, \u00e0 condition de pousser son esprit jusqu&#8217;\u00e0 la r\u00e9flexion, jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;attention v\u00e9ritable. Le reportage est construit sur une rh\u00e9torique du mensonge. La v\u00e9rit\u00e9 ne se trouve que quand nous regardons au-del\u00e0 de la surface, quand nous nous interrogeons et \u00e9crivons non seulement pour divertir mais aussi pour comprendre, et pour nourrir nos imaginations et nos \u00e2mes. Je suis d&#8217;accord avec Millaud sur sa position contre le reportage, et j&#8217;esp\u00e8re que chacun de mes chers lecteurs va cr\u00e9er ses propres histoires face \u00e0 cette s\u00e9cheresse de la vraie litt\u00e9rature. Je reviendrai la semaine prochaine avec une autre chronique anim\u00e9e &#8211; la prochaine fois, je vous assure que je redeviendrai coquin, indulgent et joyeux. Pour l&#8217;instant, mes amis, je vous remercie d&#8217;avoir lu une autre chronique de Genevi\u00e8ve de Carcassonne.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<li><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/francoise-francillon-les-ecrivaines-et-le-changement\/\">Fran\u00e7oise Francillon : Les \u00e9crivaines et le changement<\/a><div class=\"wp-block-latest-posts__post-author\">by Annika Lof<\/div><time datetime=\"2024-10-23T15:04:57-04:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">October 23, 2024<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-full-content\"><!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00c0 ce moment, presque tout le monde a lu le d\u00e9bat Giffard-Millaud, et tout le monde a une opinion \u00e0 propos du journalisme, du reportage, et de la litt\u00e9rature. Toutes vos opinions sont valides, bien s\u00fbr, mais je veux ajouter une autre voix dans cette conversation.\u00a0\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je veux dire, tr\u00e8s clairement, que Millaud a tort et que le journalisme n\u2019a pas tu\u00e9 la litt\u00e9rature. Bien s\u00fbr, je suis un peu biais\u00e9 parce que je suis journaliste, mais cela veut dire que je comprends le journalisme et le reportage meilleur que la majorit\u00e9 des gens. Je suis aussi en train d&#8217;\u00e9crire un roman (et vous \u00eates les premiers qui savent cela!) alors je comprends le monde et l\u2019industrie litt\u00e9raire.\u00a0\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Je suis d\u2019accord avec Giffard quand il dit que la litt\u00e9rature est en train de changer, pas mourir. Les changements sont n\u00e9cessaires pour la continuation de la vie, en fait. Comme Giffard dit, le monde a chang\u00e9, mais ce qu\u2019il n\u2019a pas dit est que ces changements ont affect\u00e9 le genre aussi. L\u2019augmentation des droits des femmes dans les d\u00e9cennies r\u00e9centes veut dire que maintenant, l&#8217;\u00e9ducation est plus accessible pour les filles. Elles apprennent \u00e0 lire et \u00e0 \u00e9crire, et deviennent la prochaine g\u00e9n\u00e9ration des \u00e9crivaines et journalistes. Elles ont rencontr\u00e9es la difficult\u00e9 d&#8217;\u00eatre publi\u00e9es dans le monde litt\u00e9raire avant les journaux, dans un monde contr\u00f4l\u00e9 par quelques hommes puissants. Maintenant, elles ont quelques petits espaces dans le journalisme, qui est plus d\u00e9mocratique et diverse que la litt\u00e9rature. Et personne ne sait ce qui peut passer dans le futur &#8211; peut-\u00eatre notre soci\u00e9t\u00e9 est en train de voir les voix et les exp\u00e9riences des femmes comme importantes dans le journalisme et la litt\u00e9rature. Peut-\u00eatre qu&#8217;il sera des journaux compl\u00e8tement \u00e9crits par les femmes et une soci\u00e9t\u00e9 qui valorise leurs id\u00e9es. Mais nous ne savons pas ce qui peut passer sans essayer de nouvelles choses et changer notre culture litt\u00e9raire.\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Cela, l\u2019augmentation des exp\u00e9riences des femmes dans la presse, sera aussi un grand changement, et j\u2019ai peur des r\u00e9actions n\u00e9gatives, toujours avec le m\u00eame point &#8211; qu\u2019aucun changement \u201cd\u00e9truit la litt\u00e9rature.\u201d Si les femmes peuvent d\u00e9truire la litt\u00e9rature, ou si le reportage peut tuer le journalisme, peut-\u00eatre qu&#8217;ils sont trop faibles pour rester. Mais si ces choses changent le monde d&#8217;\u00e9criture sans le d\u00e9truire, nous sommes pr\u00e8s d&#8217;un \u00e2ge d\u2019or avec les nouvelles opinions et formes d&#8217;\u00e9criture. Peut-\u00eatre tous ces changements ne marchent pas &#8211; chaque id\u00e9e ne marche jamais &#8211; mais ils forcent l\u2019industrie de vraiment penser \u00e0 son produit et le d\u00e9fendre avec passion ou le changer avec le monde. Ces deux options donnent le vigueur et l&#8217;esprit \u00e0 un industrie qui en a besoin. Tous les d\u00e9veloppements que vous adorez dans l\u2019industrie \u00e9taient n\u00e9s par un changement que les gens ont oppos\u00e9 quand il \u00e9tait courant.\u00a0\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Si vous n\u2019aimez pas le reportage, je veux vous dire que vous ne devez pas lire chaque mot du journal. Lire les faits divers, les feuilletons, tout ce que vous voulez, et \u00e9viter le reportage. Mais si vous aimez ce changement, cette fen\u00eatre qui nous montre un nouveau monde, il est important qu\u2019il continue d\u2019exister et d&#8217;\u00e9voluer pour changer le futur du journalisme. Je sais que vous avez peur &#8211; les changements me font peur aussi. Mais ils sont n\u00e9cessaires et ils passent toujours. Quelquefois ils sont m\u00eame la meilleure chose qui peut passer. Alors, si vous \u00eates d\u2019accord avec Millaud et pensez que le reportage est en train de tuer le journalisme, attendez quelques semaines, continuez votre vie, lirez un des beaux romans qui a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans les ann\u00e9es derni\u00e8res, et revenez \u00e0 cette question quand le reportage n\u2019est plus nouveau et effrayant. Quand vous attendez ce moment, je serai ici avec mes chroniques.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph --><\/div><\/li>\n<\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Objectifs : intervenir dans un d\u00e9bat m\u00e9diatis\u00e9 ; reprendre et r\u00e9pondre \u00e0 d&#8217;autres articles dans la presse ; prendre position dans un d\u00e9bat ; d\u00e9velopper les prises de position de votre chroniquer\u00b7se par rapport \u00e0 la question du journalisme contemporain et au lien entre journalisme et litt\u00e9rature ; incorporer les th\u00e8mes et les discussions de&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/chroniques\/chronique-ii-les-debats-dans-la-presse\/\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Chronique II \u2013 Les d\u00e9bats dans la presse<\/span> <span class=\"meta-nav\" aria-hidden=\"true\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4992,"featured_media":0,"parent":279,"menu_order":3,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-2402","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2402","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4992"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2402"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2402\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3371,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2402\/revisions\/3371"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/279"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2402"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}