{"id":240,"date":"2024-01-19T21:38:18","date_gmt":"2024-01-20T02:38:18","guid":{"rendered":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-sp24\/?p=240"},"modified":"2024-10-17T15:06:04","modified_gmt":"2024-10-17T19:06:04","slug":"lexique-de-la-presse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/lexique-de-la-presse\/","title":{"rendered":"Lexique de la presse"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>LEXIQUE G\u00c9N\u00c9RAL<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-color has-medium-font-size\" style=\"color:#d15b06\">Les mots marqu\u00e9s d&#8217;un * pourront figurer sur le Quiz Lexique II.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Actualit\u00e9&nbsp;<\/strong>:<\/h3>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-small-font-size\">Ce qui est r\u00e9put\u00e9 \u00abd&#8217;actualit\u00e9\u00bb, est-ce seulement ce qui vient d&#8217;avoir lieu? Non,&nbsp;<strong>c&#8217;est tout ce qui inspire actuellement un int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, alors m\u00eame que ce serait un fait ancien<\/strong>. [&#8230;] Et n&#8217;est pas \u00abd&#8217;actualit\u00e9\u00bb ce qui est r\u00e9cent, mais n\u00e9glig\u00e9 actuellement par l&#8217;attention publique d\u00e9tourn\u00e9e ailleurs.<\/p>\n<cite>Gabriel Tarde, &#8220;Le Public et la foule,&#8221;&nbsp;<em>L&#8217;Opinion et la foule<\/em>, pp. 4-5<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong>L&#8217;actualit\u00e9, l&#8217;actualit\u00e9!<\/strong> <br>Il faut courir apr\u00e8s elle, o\u00f9 elle se trouve! On est son gal\u00e9rien, moins que cela, son domestique.<br>On doit \u00eatre \u00e0 l&#8217;aff\u00fbt, \u00e0 toute heure, le jour, la nuit; on ferait bien d&#8217;avoir une sonnette \u00e0 sa porte comme les apothicaires ou les gardes-malades.<br>Il s&#8217;agit, dans ce steeple-chase \u00e0 la nouvelle, d&#8217;arriver premier!<\/p>\n<cite>Jules Vall\u00e8s, \u00abHier-Demain\u00bb (<em>Le Nain jaune<\/em>, 1867)<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Quotidien&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Le journal quotidien \u2013 un p\u00e9riodique publi\u00e9 tous les jours.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Journal \u00e0 un sou (cinq centimes)&nbsp;<\/strong>: <\/h3>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Avec la fondation du <em>Petit Journal<\/em> en 1863, et suite \u00e0 une modification de la loi sur la libert\u00e9 de la presse, les journaux <span style=\"text-decoration: underline\">non-politiques<\/span> se vendent <span style=\"text-decoration: underline\">au num\u00e9ro<\/span> (et non par abonnement) pour un prix de 5\u00a2, ou un sou.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-small-font-size\">La fondation du&nbsp;<em>Petit Journal<\/em>&nbsp;par Mo\u00efse Polydore Millaud&nbsp;fait entrer la presse dans l\u2019\u00e8re de la massification. Il cr\u00e9\u00e9 un quotidien apolitique, visant autant \u00e0 informer, qu\u2019\u00e0 distraire et \u00e9difier le lecteur. Destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre lu par tous les milieux, il cible un lectorat citadin et populaire (boutiquiers, artisans et ouvriers), plut\u00f4t ignor\u00e9 par les grands journaux politiques, encore tr\u00e8s \u00e9litistes.<\/p>\n<cite>Julien Ebersold, <a href=\"https:\/\/www-retronews-fr.libproxy.smith.edu\/histoire-de-la-presse\/long-format\/2018\/04\/04\/la-fondation-du-petit-journal-en-1863\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www-retronews-fr.libproxy.smith.edu\/histoire-de-la-presse\/long-format\/2018\/04\/04\/la-fondation-du-petit-journal-en-1863\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00abLa fondation du Petit Journal en 1863\u00bb<\/a>, RetroNews<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Rez-de-chauss\u00e9e<\/strong> :<\/h3>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-small-font-size\">Le \u00ab <strong>feuilleton<\/strong> \u00bb d\u2019un journal, c\u2019est avant tout&nbsp;<strong>une rubrique qui se situe en bas de page \u2013 et pas forc\u00e9ment de la premi\u00e8re \u2013 d\u2019un quotidien et qui est s\u00e9par\u00e9e du reste du texte (en g\u00e9n\u00e9ral plus s\u00e9rieux et politique) par une fine ligne<\/strong>. Cet \u00e9l\u00e9ment, \u00e9galement appel\u00e9&nbsp;<strong>\u00ab rez-de-chauss\u00e9e \u00bb<\/strong>, est un des premiers rubricages clairs dans la presse de l\u2019\u00e9poque (il se d\u00e9veloppe dans les ann\u00e9es 1830). Il est d\u2019abord consacr\u00e9 \u00e0 des textes de \u00ab Vari\u00e9t\u00e9s \u00bb et autres \u00ab Revues \u00bb : on y trouve surtout de la critique litt\u00e9raire, artistique et dramatique. Th\u00e9ophile Gautier et Alexandre Dumas, par exemple, en \u00e9crivent beaucoup.<\/p>\n<cite><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/blog\/28102020\/le-roman-feuilleton-quest-ce-que-cest?mode=desktop\" target=\"_blank\">Le roman-feuilleton, qu&#8217;est-ce que c&#8217;est?<\/a>&nbsp;(Blog de Gallica)<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>LES GENRES JOURNALISTIQUES : QUE CONTIENT UN JOURNAL ?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Feuilleton<\/strong>&nbsp;:<\/h3>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-small-font-size\">\u00ab<strong>On appelle feuilleton, c\u2019est-\u00e0-dire, petite feuille, la partie litt\u00e9raire, formant comme une sorte de feuille \u00e0 part dans les journaux et qui se trouve encadr\u00e9e dans la portion inf\u00e9rieure de leurs colonnes, au rez-de-chauss\u00e9e<\/strong>, pour nous servir d\u2019une expression consacr\u00e9e par l\u2019usage. Pendant que la politique s\u2019\u00e9tale orgueilleusement \u00e0 tous les \u00e9tages, que les nouvelles \u00e9trang\u00e8res, les d\u00e9p\u00eaches t\u00e9l\u00e9graphiques, les comptes rendus des chambres, les chroniques, les correspondances, les faits divers meublent et emplissent les coins et recoins, que les annonces s\u2019\u00e9talent envahissantes sur le derri\u00e8re, le feuilleton, balanc\u00e9 par la fantaisie aux ailes de pourpre et d\u2019or, s\u2019avance sur le seuil et souriant, babillard, un peu fol\u00e2tre, habille de petites phrases \u00e9clatantes les drames et les vaudevilles du jour, les ouvrages de litt\u00e9rature, de science et d\u2019art, et le plus souvent entreprend de longues histoires de cape et d\u2019\u00e9p\u00e9e, des nouvelles amoureuses, des contes \u00e0 faire dresser les cheveux sur la t\u00eate\u2026 ou \u00e0 dormir debout\u00bb (<em>Larousse du XIXe si\u00e8cle<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Avant de devenir un genre, le <strong>feuilleton<\/strong> a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 <strong>un espace \u00e0 remplir<\/strong>, une case que s\u2019ouvrent&nbsp;<em>Le Propagateur<\/em>,&nbsp;<em>Le Journal du commerce<\/em>&nbsp;puis&nbsp;<em>le Journal des d\u00e9bats<\/em>&nbsp;le 8 pluvi\u00f4se, an VIII. Le feuilleton est en fait n\u00e9 d\u2019un \u00ab subterfuge fiscal \u00bb. L\u2019innovation du feuilleton vient du fait que l\u2019augmentation du format de la feuille de journal (et donc la cr\u00e9ation d\u2019un espace suppl\u00e9mentaire en haut ou bas de page) du quarto traditionnel (11,3 dm2) au petit in-folio (16,1 dm2) pouvait se faire sans augmentation du timbre de trois centimes ni de la taxe postale. De cette augmentation du format d\u00e9coule la cr\u00e9ation d\u2019un <strong>nouvel espace ind\u00e9pendant au sein du journal<\/strong>. Les quotidiens adoptent plus ou moins rapidement ce nouvel espace :&nbsp;<em>la Gazette de France<\/em>&nbsp;en quelques mois,&nbsp;<em>le Journal de Paris<\/em>, le 1er octobre 1811 (il avait jusque-l\u00e0 privil\u00e9gi\u00e9 un suppl\u00e9ment feuilletonesque par encart),&nbsp;<em>le Constitutionnel<\/em>&nbsp;cr\u00e9\u00e9 en 1815, seulement en 1832.<\/p>\n<cite><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/019529ar\" target=\"_blank\">\u00abPetit&nbsp;lexique&nbsp;des&nbsp;microformes&nbsp;journalistiques\u00bb,&nbsp;<em>\u00c9tudes&nbsp;fran\u00e7aises<\/em>, volume 44,&nbsp;num\u00e9ro&nbsp;3, 2008, p. 13\u201322.&nbsp;<\/a><\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">*<strong>Chronique&nbsp;<\/strong>:<\/h3>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-small-font-size\">Le&nbsp;<em>Larousse du XIXe si\u00e8cle<\/em>&nbsp;rappelle que la chronique r\u00e9f\u00e8re \u00ab\u00e0 ce qui a rapport au temps\u00bb [&#8230;] la chronique est \u00ab<strong>l&#8217;article de journal o\u00f9 se trouvent les faits, les nouvelles du jour et les bruits de la ville<\/strong>\u00bb.<\/p>\n<cite><em>Larousse du XIXe si\u00e8cle,&nbsp;<\/em>cit\u00e9 dans Marie-\u00c8ve Th\u00e9renty,&nbsp;<em>La litt\u00e9rature au quotidien<\/em>, Seuil, 2007, p. 236<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-small-font-size\">En un style souvent l\u00e9ger et humoristique, quelquefois grave, toujours vif, alerte et ch\u00e2ti\u00e9,&nbsp;<strong>le chroniqueur touche \u00e0 tout sans riens approfondir<\/strong>. Son art consiste \u00e0 effleurer les questions, \u00e0 improviser une causerie aussi ing\u00e9nieuse et int\u00e9ressante que possible sur n&#8217;importe quel sujet. Accident ou crime sensationnel, mort ou naissance, divorce ou mariage, bal ou duel, concert ou sc\u00e8ne scandaleuse, succ\u00e8s dramatique ou succ\u00e8s de librairie, salon des beaux-arts ou champ de courses, exp\u00e9rience ou d\u00e9couverte scientifique, tout lui sert de canevas, tout lui est mati\u00e8re \u00e0 article. Et, en effet, ces faits sociaux et moraux sont des manifestations aussi importantes de la vie nationale que tel acte de la Chambre ou tel avatar minist\u00e9riel.<\/p>\n<cite>A. de Chambure,&nbsp;<em>\u00c0 travers la presse<\/em>,<em>&nbsp;<\/em>1914, p. 438, cit\u00e9 dans Marie-\u00c8ve Th\u00e9renty,&nbsp;<em>La litt\u00e9rature au quotidien<\/em>, Seuil, 2007, pp. 236-237<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Exemple d&#8217;une chronique, de la c\u00e9l\u00e8bre Delphine de Girardin (sous le pseudonyme du Vicomte de Launay):<\/p>\n\n\n\n<p><code><div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"4\"><\/div><\/code><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">*<strong>Roman-feuilleton<\/strong>&nbsp;:<\/h3>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00abLe \u00ab <strong>feuilleton<\/strong> \u00bb d\u2019un journal, c\u2019est avant tout une <strong>rubrique<\/strong> qui se situe <strong>en bas de page<\/strong> \u2013 et pas forc\u00e9ment de la premi\u00e8re \u2013 d\u2019un quotidien et qui est s\u00e9par\u00e9e du reste du texte (en g\u00e9n\u00e9ral plus s\u00e9rieux et politique) par une fine ligne. [&#8230;]<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au cours du si\u00e8cle, l\u2019utilisation de cette rubrique se sp\u00e9cialise : on y fait para\u00eetre des extraits litt\u00e9raires, puis des romans dans leur totalit\u00e9, publi\u00e9s par tranches, en parall\u00e8le d\u2019articles de critique.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le roman-feuilleton est alors caract\u00e9ris\u00e9 par une publication morcel\u00e9e, par la mention \u00ab \u00c0 suivre \u00bb ou encore \u00ab La suite \u00e0 demain \u00bb et par sa localisation dans la section \u00ab feuilleton \u00bb du quotidien.<\/strong>&nbsp;En m\u00eame temps qu\u2019il se d\u00e9veloppe, le genre se normalise.<\/p>\n\n\n\n<p>Certains textes sont \u00e9crits sp\u00e9cifiquement pour ce mode de publication : souvent longs, ce sont des romans populaires qui exploitent le suspens des interruptions programm\u00e9es, et n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 ajouter des p\u00e9rip\u00e9ties, \u00e0 r\u00e9utiliser des personnages d\u2019un roman \u00e0 l\u2019autre, afin de conserver l\u2019attention des lecteurs : Alexandre Dumas et ses mousquetaires, Eug\u00e8ne Sue avec Les Myst\u00e8res de Paris ou encore Ponson du Terrail et ses nombreux romans o\u00f9 l\u2019on retrouve Rocambole, en sont d\u2019excellents exemples.\u00bb<\/p>\n<cite><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/blog\/28102020\/le-roman-feuilleton-quest-ce-que-cest?mode=desktop\" target=\"_blank\">Le roman-feuilleton, qu&#8217;est-ce que c&#8217;est?<\/a>&nbsp;(Blog de Gallica)<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>*Faits divers<\/strong> :<\/h3>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>[&#8230;] le fait divers n&#8217;est rien d&#8217;autre q&#8217;une&nbsp;<strong>forme de r\u00e9cit, et non un type d&#8217;\u00e9v\u00e9nement qui existerait ind\u00e9pendamment du discours qui le porte et lui donne sens<\/strong>. [&#8230;] la masse des faits divers n&#8217;est d&#8217;alors constitu\u00e9e ni de \u00abbouchers assassins\u00bb ni de malles sanglantes ou de parricides monstrueux. Face \u00e0 ces quelques \u00abbeaux crimes\u00bb s&#8217;agite dans les journaux&nbsp;<strong>une multitude d&#8217;occurences atones, de petits faits sans relief et d&#8217;\u00e9v\u00e9nements insignifiants: rixes et altercations, vols \u00e0 la tire ou escroqueries, conflits minuscules et souvent ordinaires. Une sorte d&#8217;infiniment petit du fait divers, qui ne trouve de raison d&#8217;\u00eatre que dans l&#8217;accumulation et la r\u00e9p\u00e9tition<\/strong>.<\/p>\n<cite>Dominique Kalifa, \u00abFaits divers et romans criminels au XIXe si\u00e8cle\u00bb, pp. 135-136<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>On peut pour att\u00e9nuer la fantaisie que Larousse [<em>le dictionnaire&nbsp;du XIXe<\/em>&nbsp;<em>si\u00e8cle<\/em>]&nbsp;donne au fait divers, ajouter quelques lignes de l\u2019introduction d\u2019Anne-Claude Ambroise-Rendu \u00e0 son essai sur le fait divers:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abR\u00e9cit commun d\u2019une vie partag\u00e9e, avec ses al\u00e9as, ses p\u00e9rip\u00e9ties burlesques et ses d\u00e9boires, ses horreurs aussi,&nbsp;<strong>la colonne des faits divers peut \u00eatre approch\u00e9e comme la narration fragment\u00e9e mais continue du quotidien<\/strong>&nbsp;o\u00f9 communie toute une soci\u00e9t\u00e9 par-del\u00e0 ses multiples motifs de division. Si le spectaculaire est ainsi quotidiennement au rendez-vous, ce serait cependant \u00e0 tort qu\u2019on r\u00e9duirait les faits divers aux seuls r\u00e9cits de crime dont le lecteur est certainement friand. Car ce sont, sans hi\u00e9rarchisation de valeurs,&nbsp;<strong>tous les petits \u00e9v\u00e9nements ordinaires de l\u2019existence quotidienne<\/strong>&nbsp;qui font l\u2019objet de cette \u00e9laboration narrative,&nbsp;<strong>dont la principale caract\u00e9ristique est la diversit\u00e9 des faits relat\u00e9s<\/strong>.\u00bb (Anne-Claude Ambroise-Rendu,&nbsp;<em>Petits r\u00e9cits des d\u00e9sordres ordinaires<\/em>, Paris, Seli Arslan, 2004, p. 10-11)<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques exemples :<\/p>\n\n\n\n<p>Le nomm\u00e9 Georges Buisson, gar\u00e7on de recettes, rue du cardinal Fesch, 9, a trouv\u00e9 hier, dans la rue du Faubourg Montmartre, un porte-monnaie contenant 155 francs. Il s\u2019est empress\u00e9 de d\u00e9poser cette trouvaille au bureau de M. Lanet, commissaire de police du quartier. (<em>Le Petit&nbsp;Journal<\/em>, 10 janvier 1870)<\/p>\n\n\n\n<p>Frapp\u00e9e de quatorze coups de couteau. Le m\u00e9nage Fouillet qui demeure rue des Rosiers \u00e0 Saint-Ouen n\u2019\u00e9tait pas le mod\u00e8le des m\u00e9nages. Le mari, Louis Fouillet \u00e2g\u00e9 de 35 ans, n\u2019avait pas de profession bien d\u00e9finie, et la conduite de la femme s\u2019en ressentait. Mais jusqu\u2019ici, \u00e0 part des discussions dues \u00e0 l\u2019ivrognerie de Fouillet, le m\u00e9nage vivait tant bien que mal. La nuit derni\u00e8re, Fouillet et sa femme revenaient de chez des amis quand le mari, surexcit\u00e9 par de nombreuses libations, fit de violents reproches \u00e0 sa femme. Comme celle-ci lui r\u00e9pliquait, Louis Fouillet, au comble de la fureur, se pr\u00e9cipita sur elle et la frappa de quatorze coups de couteau \u00e0 la t\u00eate et \u00e0 la poitrine. Puis Fouillet prit la fuite. La victime dont l\u2019\u00e9tat est grave, a \u00e9t\u00e9 transport\u00e9e \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Beaujon. (<em>Le Petit Journal<\/em>, 7 janvier 1910)<\/p>\n<cite><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/019529ar\" target=\"_blank\">\u00abPetit&nbsp;lexique&nbsp;des&nbsp;microformes&nbsp;journalistiques\u00bb,&nbsp;<em>\u00c9tudes&nbsp;fran\u00e7aises<\/em>, volume 44,&nbsp;num\u00e9ro&nbsp;3, 2008, p. 13\u201322.&nbsp;<\/a><\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p><code><div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"5\"><\/div><\/code><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Les faits divers se lisent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 la page 2 ou 3 du journal.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">*<strong>Reportage<\/strong> :<\/h3>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>L&#8217;exemple de la presse anglo-saxonne et plus sp\u00e9cialement am\u00e9ricaine, dont provient le mot de&nbsp;<em>reporter<\/em>, a pris \u00e9galement sa part dans l&#8217;\u00e9mergence du genre, en ayant fortement impos\u00e9 dans les esprits comme dans la pratique, d\u00e8s 1830-1840 [<em>aux \u00c9tats-Unis<\/em>],&nbsp;<strong>une conception du journalisme opposant l&#8217;ordre des faits (<\/strong><strong><em>facts<\/em>), des nouvelles (<em>news<\/em>) et du r\u00e9cit (<em>story<\/em>) au r\u00e9gime du commentaire et des opinions (<em>views<\/em><\/strong><strong>)<\/strong>, sur fond de d\u00e9mocratisation de la vie publique et de marchandisation de l&#8217;information.&nbsp;<\/p>\n<cite>Pascal Durand, \u00abLe reportage\u00bb,&nbsp;<em>La Civilisation du journal<\/em>,<em>&nbsp;<\/em>p. 1013.<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Le \u00ab<strong>reporter<\/strong>\u00bb est un produit de la vie moderne. Se rend-on compte de la souplesse, de l&#8217;\u00e9nergie, et souvent de l&#8217;h\u00e9ro\u00efsme professionnel, qu&#8217;ont demand\u00e9s \u00e0 leurs auteurs quelques-uns des grands reportages modernes? Et d&#8217;abord, se souvient-on seulement de tous&nbsp;<strong>les \u00e9v\u00e9nements d&#8217;importance mondiale<\/strong>&nbsp;dont, au cours de ces trente derni\u00e8res ann\u00e9es \u2014 \u00e0 ne parler que des faits int\u00e9ressant les lecteurs fran\u00e7ais \u2014 la curiosit\u00e9 publique surexcit\u00e9e a \u00e9t\u00e9 tenue au courant j<strong>our par jour, incident par incident, gr\u00e2ce au d\u00e9vouement professionnel, \u00e0 l&#8217;initiative hardie, \u00e0 l&#8217;ing\u00e9niosit\u00e9 toujours en \u00e9veil&nbsp;<\/strong>de nos grands reporters [&#8230;]<\/p>\n<cite>A. de Chambure,&nbsp;<em>\u00c0 travers la presse<\/em>,<em>&nbsp;<\/em>1914, p. 443.<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Exemples de reportage (les deux de reporters envoy\u00e9s loin de Paris \u2013 mais n&#8217;oubliez pas que les reportages peuvent aussi \u00eatre des enqu\u00eates locales, dans les quartiers m\u00eames de la ville) :<\/p>\n\n\n\n<p><code><code><div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"1\"><\/div><\/code><\/code><\/p>\n\n\n\n<p><code><code><div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"2\"><\/div><\/code><\/code><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">*<strong>Interview<\/strong> :<\/h3>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-small-font-size\">\u2014&nbsp;C&#8217;est une chose excessivement grave qui, pour \u00eatre bien faite, exige d&#8217;\u00e9normes connaissances.&nbsp; <strong>Il faut avoir l&#8217;usage de la vie, savoir o\u00f9 l&#8217;on va, conna\u00eetre&nbsp;\u2013&nbsp;au moins par ses \u0153uvres&nbsp;\u2013&nbsp;l&#8217;homme chez qui l&#8217;on se rend, approfondir la question qu&#8217;on doit lui soumettre, savoir \u00e9couter, prendre tout ce que l&#8217;on vous dit, mais dans le sens o\u00f9 on le dit, interpr\u00e9ter avec sagacit\u00e9 et ne pas se contenter de reproduire textuellement.<\/strong> [\u2026] Non, l&#8217;interviewer ne doit pas \u00eatre un vulgaire perroquet, il lui faut tout r\u00e9tablir, le milieu, les circonstances, la physionomie de son interlocuteur, enfin faire&nbsp;\u0153uvre d&#8217;homme de talent, tout en respectant la pens\u00e9e d&#8217;autrui.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 L&#8217;interview est une chose tr\u00e8s compliqu\u00e9e, extr\u00eamement d\u00e9licate, pas facile du tout. [\u2026] Les journaux devraient donc confier les interviews \u00e0 des t\u00eates de ligne, \u00e0 des \u00e9crivains de premier ordre, des romanciers extr\u00eamement habiles, qui, eux, sauraient tout remettre au point. Mais voil\u00e0 : les hommes de grand talent sont employ\u00e9s \u00e0 autre chose\u2026 Heureusement pour eux !<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Alors ?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Alors, que voulez-vous ? <strong>Si l&#8217;interview, telle qu&#8217;elle est pratiqu\u00e9e par ce temps de journalisme \u00e0 la vapeur<\/strong>, b\u00e2cl\u00e9e en vingt minutes, r\u00e9dig\u00e9e \u00e0 la va comme-je-te-pousse, \u00e9crite au galop sur une table de caf\u00e9, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;un vermout ou d&#8217;une absinthe, <strong>si elle est le plus souvent un fleuve d&#8217;erreurs, elle n&#8217;en reste pas moins l&#8217;un des principaux \u00e9l\u00e9ments du journalisme contemporain<\/strong> : d&#8217;abord parce qu&#8217;elle en est la partie la plus vivante, ensuite parce qu&#8217;elle est le joujou pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 du public !<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www-retronews-fr.libproxy.smith.edu\/histoire-de-la-presse-medias\/echo-de-presse\/2017\/01\/10\/emile-zola-interviewe-sur-linterview\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00c9mile Zola, interview\u00e9 sur l&#8217;interview dans Le Figaro en 1893<\/a><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">*<strong>R\u00e9clame<\/strong>&nbsp;:<\/h3>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-small-font-size\">\u00ab&nbsp;<strong>Petit article de journal, pay\u00e9 par celui qui le fait ins\u00e9rer, en dehors de la place assign\u00e9e aux annonces, et qui contient l\u2019\u00e9loge d\u2019un objet mis dans le commerce<\/strong>&nbsp;[\u2026] Qu\u2019elle se pr\u00e9sente dans les journaux ou sur les affiches murales, la r\u00e9clame,&nbsp;<strong>annonce d\u00e9guis\u00e9e<\/strong>, attire les chalands par l\u2019\u00e9num\u00e9ration toujours exag\u00e9r\u00e9e et trop souvent menteuse d\u2019avantages illusoires et fait la fortune des vendeurs \u00bb (<em>Larousse du XIXe si\u00e8cle<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">On trouve ainsi dans la rubrique Agriculture-industrie-commerce de&nbsp;<em>La Presse<\/em>&nbsp;du 10 avril 1837 cette r\u00e9clame qui est \u00e0 lire en \u00e9cho avec les nombreuses annonces pour le m\u00eame produit parues dans la quatri\u00e8me page des publicit\u00e9s :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">\u00ab M. de Langrenier, propri\u00e9taire du Racahout des Arabes, signale \u00e0 nos lecteurs les nombreuses imitations ou contrefa\u00e7ons grossi\u00e8res de cet aliment. Ces contrefa\u00e7ons, invent\u00e9es par la cupidit\u00e9 ou par le charlatanisme, n\u2019ont aucune autorisation l\u00e9gale ; elles ne sont point approuv\u00e9es par l\u2019Acad\u00e9mie royale de musique, seul savant justifi\u00e9 pour examiner et autoriser les produits de ce genre reconnus sup\u00e9rieurs, et pour rejeter au contraire ceux qui pourraient nuire \u00e0 la sant\u00e9. \u00bb<\/p>\n<cite><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/019529ar\" target=\"_blank\">\u00abPetit&nbsp;lexique&nbsp;des&nbsp;microformes&nbsp;journalistiques\u00bb,&nbsp;<em>\u00c9tudes&nbsp;fran\u00e7aises<\/em>, volume 44,&nbsp;num\u00e9ro&nbsp;3, 2008, p. 13\u201322.&nbsp;<\/a><\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">*<strong>\u00c9cho<\/strong><strong>&nbsp;:<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00abTitre sous lequel on d\u00e9signe dans les journaux, <strong>les nouvelles qui circulent<\/strong> dans la ville, dans les salons et dans les lieux publics\u00bb (<em>Larousse du XIXe si\u00e8cle<\/em>). Par exemple, les \u00ab\u00e9chos de Paris\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Un exemple:<\/p>\n\n\n\n<p>Encore un clubman qui va dispara\u00eetre ! On raconte que le jeune de X\u2026, dont les couleurs sont connues sur le turf, est compl\u00e8tement ruin\u00e9 ! Ses chevaux de course doivent \u00eatre vendus prochainement. Quant au propri\u00e9taire, il part, dit-on, pour le Canada. (<em>Gil Blas<\/em>, 10 f\u00e9vrier 1888)<\/p>\n<cite><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/019529ar\" target=\"_blank\">\u00abPetit&nbsp;lexique&nbsp;des&nbsp;microformes&nbsp;journalistiques\u00bb,&nbsp;<em>\u00c9tudes&nbsp;fran\u00e7aises<\/em>, volume 44,&nbsp;num\u00e9ro&nbsp;3, 2008, pp. 13\u201322.&nbsp;<\/a><\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Autre exemple d&#8217;un \u00e9cho :<\/p>\n\n\n\n<p><code><code><code><div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"3\"><\/div><\/code><\/code><\/code><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Les \u00e9chos se trouvent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 la une du journal, apr\u00e8s une chronique ou un reportage dans les premi\u00e8res colonnes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LEXIQUE G\u00c9N\u00c9RAL Les mots marqu\u00e9s d&#8217;un * pourront figurer sur le Quiz Lexique II. Actualit\u00e9&nbsp;: Ce qui est r\u00e9put\u00e9 \u00abd&#8217;actualit\u00e9\u00bb, est-ce seulement ce qui vient d&#8217;avoir lieu? Non,&nbsp;c&#8217;est tout ce qui inspire actuellement un int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, alors m\u00eame que ce serait un fait ancien. [&#8230;] Et n&#8217;est pas \u00abd&#8217;actualit\u00e9\u00bb ce qui est r\u00e9cent, mais n\u00e9glig\u00e9&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/lexique-de-la-presse\/\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Lexique de la presse<\/span> <span class=\"meta-nav\" aria-hidden=\"true\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4992,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-240","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ressources"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/240","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4992"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=240"}],"version-history":[{"count":15,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/240\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3189,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/240\/revisions\/3189"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=240"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=240"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=240"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}