{"id":2956,"date":"2024-10-04T14:19:06","date_gmt":"2024-10-04T18:19:06","guid":{"rendered":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?p=2956"},"modified":"2024-10-04T14:19:06","modified_gmt":"2024-10-04T18:19:06","slug":"fantine-davignon-les-rues-des-femmes-a-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/fantine-davignon-les-rues-des-femmes-a-paris\/","title":{"rendered":"Fantine D&#8217;Avignon &#8211; Les Rues des Femmes \u00e0 Paris"},"content":{"rendered":"\n<p>    D&#8217;un point de vue ext\u00e9rieur, on dit que Paris est la ville lumi\u00e8re ou la ville de l&#8217;amour. Ces sobriquets que nous donnent de simples visiteurs et parvenus de notre parent\u00e9 commune ne r\u00e9v\u00e8lent que ce que Paris r\u00e9v\u00e8le \u00e0 un niveau superficiel. Paris, pour ceux qui ne connaissent pas le v\u00e9ritable air de la ville, n&#8217;est que superficiel. Les perceptions superflues et les vues id\u00e9alistes romantisent Paris \u2013 et Paris est ainsi fa\u00e7onn\u00e9 pour repr\u00e9senter dans l\u2019esprit de l\u2019\u00e9tranger sa propre fiction. Cependant, ces erreurs superposent le vrai Paris \u2013 notre Paris \u2013 un Paris connu uniquement de Paris et de Paris seulement.<\/p>\n\n\n\n<p>    Notre ville ne dort jamais vraiment, comme la plupart des villes. La journ\u00e9e commence ici avant m\u00eame de vraiment commencer. Aux yeux de l\u2019ext\u00e9rieur, la vie parisienne est li\u00e9e par une monotonie romanc\u00e9e. Pourtant, les rues de Paris racontent une histoire bien plus profonde que ce que l\u2019on croit. Pour beaucoup, les Parisiens ne sont que des \u00e9l\u00e9ments du paysage parisien, en particulier les femmes ; ces perspectives ext\u00e9rieures se r\u00e9percutent sur le pouvoir et les autorit\u00e9s parisiennes. Les femmes jouent un r\u00f4le malheureusement involontaire dans la soci\u00e9t\u00e9 parisienne. Contraints d&#8217;\u00eatre des serviteurs familiaux et des citoyens de 2e classe, mais n\u00e9s pour bien plus. Notre r\u00f4le impos\u00e9 dans la soci\u00e9t\u00e9 parisienne a notre existence par rapport aux hommes ; nous ne sommes rien sans les hommes. Pourtant, les femmes sont bien plus que de simples \u00e9l\u00e9ments du paysage parisien. En r\u00e9alit\u00e9, nous sommes l\u2019\u00e9pine dorsale de notre soci\u00e9t\u00e9. Nous sommes les seules \u00e0 expliquer pourquoi le paysage parisien est si romanc\u00e9, car il n\u2019y aurait rien de romanc\u00e9 sans les femmes. Les femmes font le foyer, \u00e9l\u00e8vent et soutiennent les familles, donc les femmes font l&#8217;homme.<\/p>\n\n\n\n<p>    M\u00eame si beaucoup ne reconnaissent pas notre r\u00f4le vital dans la soci\u00e9t\u00e9, je le constate et je l\u2019applaudis. Je le recommande. Les rues de Paris illustrent le r\u00f4le et le pouvoir des femmes. Il faut d\u00e9passer les repr\u00e9sentations superficielles de Paris et se pencher sur la r\u00e9alit\u00e9 profonde de la soci\u00e9t\u00e9 parisienne.<\/p>\n\n\n\n<p>    Le r\u00f4le crucial des femmes dans la soci\u00e9t\u00e9 commence, avant m\u00eame le d\u00e9but de la journ\u00e9e. Aux fen\u00eatres des appartements et des maisons donnant sur la rue, aux petites heures du matin, nous voyons une m\u00e8re bercer son jeune b\u00e9b\u00e9 \u00e0 la simple lueur des bougies, le petit-d\u00e9jeuner du matin en train d&#8217;\u00eatre pr\u00e9par\u00e9 sur la table \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;elle et une pile de v\u00eatements \u00e0 r\u00e9parer derri\u00e8re elle. Les enfants apparaissent un \u00e0 un alors qu&#8217;elle continue de travailler aux c\u00f4t\u00e9s du soleil levant. Elle fait des tourn\u00e9es pendant qu&#8217;elle pr\u00e9pare le petit-d\u00e9jeuner et aide ses enfants \u00e0 pr\u00e9parer la journ\u00e9e. Elle salue son mari et lui tend sa premi\u00e8re nourriture pour la journ\u00e9e, tout en s&#8217;arr\u00eatant bri\u00e8vement pour raccommoder son pantalon. Alors que son mari part, elle se rend \u00e0 son prochain travail de la journ\u00e9e, accomplissant les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res et divertissant ses enfants.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"595\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/1840.-Forest-Marchande-de-jouets-La-Boutique-a-un-sou-Musee-Carnavalet-595x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2957\" style=\"width:300px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/1840.-Forest-Marchande-de-jouets-La-Boutique-a-un-sou-Musee-Carnavalet-595x1024.jpg 595w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/1840.-Forest-Marchande-de-jouets-La-Boutique-a-un-sou-Musee-Carnavalet-174x300.jpg 174w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/1840.-Forest-Marchande-de-jouets-La-Boutique-a-un-sou-Musee-Carnavalet-768x1322.jpg 768w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/1840.-Forest-Marchande-de-jouets-La-Boutique-a-un-sou-Musee-Carnavalet-893x1536.jpg 893w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/1840.-Forest-Marchande-de-jouets-La-Boutique-a-un-sou-Musee-Carnavalet.jpg 978w\" sizes=\"auto, (max-width: 595px) 100vw, 595px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>    Dans la rue, nous voyons nombre de nos Parisiennes cumuler plusieurs r\u00f4les. De femme au foyer \u00e0 m\u00e8re en passant par vendeuse, nous devons porter plusieurs casquettes pour soutenir nos familles, et donc la soci\u00e9t\u00e9. Au coin, on aper\u00e7oit les poissonniers qui vendent les prises de leurs maris fra\u00eechement sorties du bateau ce matin m\u00eame. Au coin voisin, des femmes crient pour vendre leurs l\u00e9gumes et leurs \u0153ufs, leurs plus jeunes enfants courant \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s. Je les regarde travailler pour subvenir aux besoins de leurs familles. Je les regarde vendre \u00e0 d&#8217;autres femmes, subvenant ainsi aux besoins de leur famille. La n\u00e9cessit\u00e9 engendre le changement et l\u2019innovation. Ce changement, qui n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 reconnu par mes pairs masculins, illustre l&#8217;importance m\u00eame des femmes. Car ce ne sont pas les hommes qui \u00e9taient cens\u00e9s assumer davantage de responsabilit\u00e9s, mais plut\u00f4t les femmes qui vont de maison en rue, en maison, accomplissant un \u00e9quilibre entre le foyer et le travail dans la rue. Seules les femmes peuvent r\u00e9pondre \u00e0 ces attentes, car c&#8217;est pourquoi nous devons les r\u00e9aliser, pas les hommes.<\/p>\n\n\n\n<p>    Les femmes, dans tout leur pouvoir, doivent accomplir des t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res compl\u00e8tes tout en gagnant un revenu. Et celles-ci sont cens\u00e9es avoir le d\u00eener sur la table au moment o\u00f9 leurs maris rentrent \u00e0 la maison. Notre r\u00f4le, bien qu\u2019involontaire, nous donne du pouvoir ; un pouvoir qu&#8217;aucun homme n&#8217;a, un pouvoir qu&#8217;aucun homme n&#8217;a r\u00e9alis\u00e9 qu&#8217;ils nous ont donn\u00e9. Nous faisons tout. Les rues illustrent \u00e0 quel point nous sommes puissants et comment, sans nous, la soci\u00e9t\u00e9 parisienne s&#8217;effondrerait. Sans nous, il n&#8217;y aurait pas de Paris.<\/p>\n\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/Les-cris-de-Paris.-Marchands-ambulants-estampe-Pellerin-1850.jpeg.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:700px\" aria-label=\"Embed of Les-cris-de-Paris.-Marchands-ambulants-estampe-Pellerin-1850.jpeg.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-e2d9686a-5313-433c-8a93-db1f314b5740\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/Les-cris-de-Paris.-Marchands-ambulants-estampe-Pellerin-1850.jpeg.pdf\">Les-cris-de-Paris.-Marchands-ambulants-estampe-Pellerin-1850.jpeg<\/a><a href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/10\/Les-cris-de-Paris.-Marchands-ambulants-estampe-Pellerin-1850.jpeg.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-e2d9686a-5313-433c-8a93-db1f314b5740\">Download<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D&#8217;un point de vue ext\u00e9rieur, on dit que Paris est la ville lumi\u00e8re ou la ville de l&#8217;amour. Ces sobriquets que nous donnent de simples visiteurs et parvenus de notre parent\u00e9 commune ne r\u00e9v\u00e8lent que ce que Paris r\u00e9v\u00e8le \u00e0 un niveau superficiel. Paris, pour ceux qui ne connaissent pas le v\u00e9ritable air de la&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/fantine-davignon-les-rues-des-femmes-a-paris\/\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Fantine D&#8217;Avignon &#8211; Les Rues des Femmes \u00e0 Paris<\/span> <span class=\"meta-nav\" aria-hidden=\"true\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":5545,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[42],"tags":[],"class_list":["post-2956","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chroniquei"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2956","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5545"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2956"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2956\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2960,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2956\/revisions\/2960"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2956"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2956"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2956"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}