{"id":2992,"date":"2024-10-06T12:31:21","date_gmt":"2024-10-06T16:31:21","guid":{"rendered":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?p=2992"},"modified":"2024-10-06T12:31:21","modified_gmt":"2024-10-06T16:31:21","slug":"anais-davignon-les-rues-du-futur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/anais-davignon-les-rues-du-futur\/","title":{"rendered":"Ana\u00efs d&#8217;Avignon: Les Rues du Futur"},"content":{"rendered":"\n<p>Quand je me r\u00e9veille le matin, je reconnais une odeur qui vient de la rue. La plupart des gens diraient qu\u2019ils reconnaissent le matin par le sons.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Le journal! Les ragots, la politique, et plus! Venez!<\/p>\n\n\n\n<p>Mais, pas moi. Je reconnais le matin par l\u2019odeur. C\u2019est l&#8217;odeur de papier et l\u2019encre. Pourquoi? Quand j\u2019etais une jeune femme, je travaillais dans une usine qui produit et imprime des journaux. Je me souviens d&#8217;une odeur comme si c\u2019\u00e9tait hier. Je me souviens aussi des hommes qui me criaient parce que j&#8217;\u00e9tais lent et qui n&#8217;attendait pas grand-chose de moi. Mais, pendant que je me r\u00e9veille, j\u2019oublie ces mauvais souvenirs. Maintenant, je veux lire la chronique d\u2019aujourd\u2019hui!&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Je m&#8217;habille et descend des escaliers de mon immeuble. Quand j&#8217;ouvre la porte, deux petits gar\u00e7ons courent trop vites \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi. J&#8217;entends leur mere.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Arr\u00eatez! Maintenant! Excusez-vous!<\/p>\n\n\n\n<p>Les gar\u00e7ons tournent autour de moi.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; D\u00e9sol\u00e9e, mademoiselle.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Je ris, et continue dans la rue. Les rues de Paris me surprennent chaque jour, parce qu\u2019elles changent chaque jour! Je remarque les styles des femmes. Les chaussures des femmes cr\u00e9ent les sons dans la rue, et leurs manteaux bougent avec le vent. Au printemps, les fleurs sur les jupes assortissent les fleurs sur les arbres. La sc\u00e8ne que je vois me reconnait ses faits divers, dans <em>Le Petit Journal<\/em>. Tout le monde dans la rue a eu une vie bizarre et unique. Les faits divers soulignent l\u2019importance des vies ordinaires, qui peut devenir une vie extraordinaire, et les histoires qui sont r\u00e9elles, mais sont comme un roman. J\u2019adore ce journal pour cette raison.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les enfants vont \u00e0 l&#8217;\u00e9cole \u00e0 cette heure, et les adultes ont pris de l\u2019argent de leurs poches pour acheter un chronique. Je regarde chaque personne. Les hommes riches en longs manteaux et chapeaux prennent un chronique aux gar\u00e7ons qui crient pour vendre des journaux. Les femmes les prennent aussi, mais je vois leur appr\u00e9hension parce que les hommes regardent fixement. Je crois qu&#8217;ils doutent de la capacit\u00e9 des femmes \u00e0 comprendre et \u00e0 appr\u00e9cier les journaux. Je reconnais les hommes dans l\u2019usine de papier, qui criaient \u00e0 moi, parce qu\u2019ils pensent que je suis b\u00eate. Ils pensent je ne peux pas comprendre les complexit\u00e9s des nouvelles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les chroniques sont toutes diff\u00e9rentes. Mais, je pense que tous sont, en r\u00e9alit\u00e9, cr\u00e9\u00e9s pour les hommes. Les hommes qui peuvent cr\u00e9er les grandes carri\u00e8res, et qui peuvent attendre l&#8217;\u00e9cole pour plus de temps. Mon cher lecteur, je veux offrir une perspective diff\u00e9rente. Qu\u2019est-ce que se passerait si les femmes apprenaient les comp\u00e9tences n\u00e9cessaires pour rejoindre le march\u00e9 du travail et en apprendre davantage sur l\u2019\u00e9conomie et la politique? Malheureusement, nous ne pouvons pas compter sur les hommes pour cela. Nous devons former notre propre communaut\u00e9. Est-ce qu\u2019il y a une meilleure fa\u00e7on pour cr\u00e9er cette communaut\u00e9 que distribuer des chroniques, sp\u00e9cifiquement pour le pouvoir des femmes? \u00c7a, c&#8217;est ce que je veux cr\u00e9er. Consid\u00e9rez-moi comme votre s\u0153ur, qui veut vous aider dans la recherche d&#8217; une meilleure vie. Si vous avez un homme dans sa vie qui vous opprime, n\u2019avez pas peur! Cette chronique, c\u2019est notre petit secret. Allez \u00e0 droite dans la rue apr\u00e8s le kiosque pour lire les journaux, et marcher pendant deux minutes. Une jeune femme vous recontrera, et donner la chronique, pour un sous.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s ma promenade dans la rue, je retourne \u00e0 mon appartement. Le retour n\u2019est pas long, mais je marche avec enthousiasme. C&#8217;est un nouvel \u00e2ge, avec de nouvelles id\u00e9es, et les femmes sont \u00e0 l&#8217;avant-garde. Les rues sont bruyantes avec les conversations! Je vois les petites filles avec leurs jupes et petits chausseurs, qui marche \u00e0 l&#8217;\u00e9cole, et je souris. Je sais que l\u2019avenir est brillant!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand je me r\u00e9veille le matin, je reconnais une odeur qui vient de la rue. La plupart des gens diraient qu\u2019ils reconnaissent le matin par le sons.&nbsp; &#8211; Le journal! Les ragots, la politique, et plus! Venez! Mais, pas moi. Je reconnais le matin par l\u2019odeur. C\u2019est l&#8217;odeur de papier et l\u2019encre. Pourquoi? 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