{"id":3397,"date":"2024-10-27T23:24:56","date_gmt":"2024-10-28T03:24:56","guid":{"rendered":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?p=3397"},"modified":"2024-10-27T23:26:55","modified_gmt":"2024-10-28T03:26:55","slug":"fantine-davignon-evolution-a-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/fantine-davignon-evolution-a-paris\/","title":{"rendered":"Fantine D&#8217;Avignon: \u00c9volution \u00e0 Paris"},"content":{"rendered":"\n<p>Mes chers lecteurs,<\/p>\n\n\n\n<p><br>    C&#8217;est un nouveau jour \u00e0 Paris. Au moment o\u00f9 vous lirez mes mots, une autre journ\u00e9e aura commenc\u00e9 depuis que je vous ai \u00e9crit \u00e0 tous, mes chers lecteurs. \u00c0 chaque nouvelle aube qui \u00e9merge \u00e0 Paris, elle est accueillie favorablement par les citoyens de la ville. Chaque nouveau jour s\u2019accompagne d\u2019une gen\u00e8se de changement et d\u2019\u00e9volution visible sur nos propres boulevards parisiens, tant \u00e0 travers l\u2019homme ordinaire que les plus grands esprits parisiens.<br>    Cependant, les possibilit\u00e9s de changement sont enivrantes. Les Parisiens sont d&#8217;abord victimes du jeu d&#8217;\u00e9checs revigorant des ragots qui proviennent non seulement de l&#8217;inconnu, mais aussi, intens\u00e9ment, de ce qui est connu. Le changement par rapport \u00e0 notre normalit\u00e9 nous engloutit. Positif ou n\u00e9gatif, peu importe sa taille, il nous oblige \u00e0 changer avec lui.<br>    Mes pens\u00e9es commencent ici. Je trouve que le mot changement est plut\u00f4t charg\u00e9 n\u00e9gativement au sein de notre soci\u00e9t\u00e9. Je crois que l\u2019\u00e9volution r\u00e9sume de mani\u00e8re plus factuelle ce qui se passe r\u00e9ellement que le mot changement. \u00c0 premi\u00e8re vue, le changement n\u2019est pas simplement accept\u00e9, mais adopt\u00e9. Pourtant, le changement se heurte souvent \u00e0 d\u2019incroyables r\u00e9sistances. Ceux qui vantent et revendiquent le changement sont souvent ceux qui s\u2019y opposent le plus.<br>    On peut soutenir que ce qui se passe \u00e0 Paris, et bien s\u00fbr dans le monde entier, n\u2019est pas un changement. C&#8217;est une \u00e9volution. Le changement est l&#8217;acte de devenir diff\u00e9rent, tandis que l&#8217;\u00e9volution est un processus graduel d&#8217;accumulation de changement. Paris ne change pas du jour au lendemain. Paris ressemble un peu \u00e0 une tasse. Vous pouvez continuer \u00e0 remplir la tasse de th\u00e9 \u00e0 ras bord. Chaque goutte s\u2019accumule, cr\u00e9ant un m\u00e9nisque attendant de d\u00e9border. Un m\u00e9nisque qui, lorsqu&#8217;il est d\u00e9vers\u00e9, repr\u00e9sente l&#8217;accumulation du changement; notre \u00e9volution.<br>    Paris \u00e9volue depuis des si\u00e8cles, ce que Millaud dans son d\u00e9bat \u201cLe Figaro\u201d avec Giffard semble oublier. Ce qui offense, ce qu&#8217;il juge dommageable, c&#8217;est simplement l&#8217;\u00e9volution non seulement de la litt\u00e9rature, mais de Paris. Le journalisme n\u2019a pas tu\u00e9 et ne tuera pas la litt\u00e9rature, comme il le pr\u00e9tend. Le livre est toujours bien vivant.<br>    Oui, le kiosque a triomph\u00e9, mais la librairie est loin d\u2019\u00eatre tomb\u00e9e. Giffard a raison lorsqu\u2019il dit que le journalisme est en train de changer et non de mourir. Le journalisme et la litt\u00e9rature ne s\u2019excluent pas mutuellement. Au contraire, ils sont partenaires de l&#8217;\u00e9volution de la soci\u00e9t\u00e9 parisienne; une soci\u00e9t\u00e9 qui s&#8217;adresse d\u00e9sormais davantage \u00e0 la famille de tous les jours, une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 l&#8217;information est plus accessible \u00e0 tout Paris, et pas seulement aux \u00e9lites.<\/p>\n\n\n\n<p>     Le probl\u00e8me de Millaud avec le reportage est int\u00e9ressant. Sa position ferme contre le partage d\u2019informations factuelles sur les \u00e9v\u00e9nements et les \u00e9v\u00e9nements de Paris avec le public est r\u00e9v\u00e9latrice. Il exprime une \u00e9trange inqui\u00e9tude face au manque d&#8217;originalit\u00e9 et d&#8217;individualit\u00e9 de cette section. C\u2019est sans doute cet aspect qui fait du reportage un \u00e9l\u00e9ment si important de notre journalisme contemporain. Son affirmation selon laquelle n\u2019importe qui pourrait \u00e9crire pour le reportage est fausse. C\u2019est sans doute plus difficile que d\u2019\u00e9crire une chronique en tant que journaliste; il faut bien plus que de la confiance en soi pour le faire correctement. \u00catre capable de se retirer de la narration est une comp\u00e9tence importante; un, que j\u2019ai moi-m\u00eame du mal \u00e0 faire. \u00c9crire un article sans parti pris ni opinion permet aux Parisiens de d\u00e9cider par eux-m\u00eames, de penser par eux-m\u00eames. Les Parisiens ont toujours \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&#8217;avant-garde de notre propre \u00e9volution. \u00c0 mesure que notre soci\u00e9t\u00e9 continue de cro\u00eetre, nous nous adaptons avec elle.<br>     Je terminerai ma r\u00e9flexion sur quelque chose que dit Millaud et que je souhaite partager avec vous tous. Il \u00e9crit que la presse n&#8217;appartient pas aux plus instruits ou aux plus spirituels, mais plut\u00f4t aux mieux inform\u00e9s ou aux plus audacieux. Il a raison quand il dit cela. Le journalisme et la presse n\u2019appartiennent pas \u00e0 ceux qui disposent de grands privil\u00e8ges et de grands moyens. Cela appartient \u00e0 ceux qui s\u2019en soucient. Il appartient \u00e0 ceux qui osent \u00eatre \u00e0 l&#8217;avant-garde de notre \u00e9volution parisienne.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mes chers lecteurs, C&#8217;est un nouveau jour \u00e0 Paris. Au moment o\u00f9 vous lirez mes mots, une autre journ\u00e9e aura commenc\u00e9 depuis que je vous ai \u00e9crit \u00e0 tous, mes chers lecteurs. \u00c0 chaque nouvelle aube qui \u00e9merge \u00e0 Paris, elle est accueillie favorablement par les citoyens de la ville. 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