{"id":3549,"date":"2024-11-06T15:37:58","date_gmt":"2024-11-06T20:37:58","guid":{"rendered":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?p=3549"},"modified":"2024-11-06T15:37:59","modified_gmt":"2024-11-06T20:37:59","slug":"francoise-francillon-laudace-masculin-dans-bel-ami","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/francoise-francillon-laudace-masculin-dans-bel-ami\/","title":{"rendered":"Fran\u00e7oise Francillon : L&#8217;Audace Masculin dans Bel-Ami"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans le nouveau roman <em>Bel-Ami<\/em> par Guy de Maupassant, le personnage principal, Georges Duroy, commence comme un pauvre homme et \u00e0 la fin devient un des plus riches hommes \u00e0 Paris. Sa mont\u00e9e dans la soci\u00e9t\u00e9 est facilit\u00e9e par des femmes qui l&#8217;aident et qu\u2019il dispose de quand il monte avec leur aide et ne les besoins plus.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs critiques n\u2019aiment pas ce roman. Les critiques dans <em>Le Gaulois<\/em> et <em>Le Matin<\/em>, parmi d\u2019autres, disent que <em>Bel-Ami <\/em>est un roman trop pessimiste et une mauvaise repr\u00e9sentation du journalisme parce que le roman le peint comme un m\u00e9tier avec rien que la corruption. Bien s\u00fbr, le journalisme n&#8217;est pas aussi sombre que Maupassant sugg\u00e8re, mais l&#8217;exag\u00e9ration est le point d\u2019un roman &#8211; personne ne veut lire un descriptif factuel de l\u2019industrie. Comme journaliste, je peux dire que le journalisme n\u2019est pas aussi corrompu que Duroy, mais cela n\u2019est pas un m\u00e9tier plus noble qu\u2019aucun autre travail. On peut voir les aspects du roman, bien s\u00fbr moins exag\u00e9r\u00e9s, dans mon m\u00e9tier.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Je trouve aussi que ce roman est une image tr\u00e8s puissante et tr\u00e8s r\u00e9aliste des hommes avec le pouvoir et des femmes qu\u2019ils ont utilis\u00e9 pour obtenir ce pouvoir. Les critiques de ce roman ont raison quand ils disent que pas chaque homme, et pas chaque journaliste, manipule les femmes et la soci\u00e9t\u00e9 pour obtenir leur pouvoir. Mais il y en a assez pour les femmes de se reconna\u00eetre dans le r\u00e9cit, pour voir dans le personnage de Duroy des hommes qui les ont tromp\u00e9s et trahis \u00e0 cause de la pens\u00e9e masculin que les hommes ont le droit d\u2019avoir tous qu\u2019ils veulent.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Duroy commence le r\u00e9cit comme un homme pauvre, mais m\u00eame \u00e0 ce moment il veut conqu\u00e9rir Paris (47-48). Il est un homme ordinaire avec rien de sp\u00e9cial sauf l&#8217;audace. Ce r\u00eave de pouvoir pour aucune raison sauf l\u2019avoir est assez commun parmi les hommes Parisiens. Ils ont, \u00e0 cause de leur sexe et leur socialisation masculin, l\u2019id\u00e9e qu\u2019ils m\u00e9ritent une vie sp\u00e9ciale. Cette id\u00e9e n\u2019est pas extraordinaire, mais ce que Duroy fait pour obtenir ce pouvoir est plus choquant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Son sentiment de droit \u00e0 tout ce qu&#8217;il veut est le plus visible avec la famille Walter. Quand il force Madame Walter \u00e0 coucher avec lui, il utilise sa force physique pour la dominer. Il dit qu\u2019il la respecte (282), mais il montre qu\u2019il ne la voit pas comme une personne avec les choix concernant son corps. Cette sc\u00e8ne est peut-\u00eatre choquante pour quelques lecteurs, mais comme femme, je comprends comment l\u2019audace masculin convainc des hommes qu\u2019ils m\u00e9ritent aucune femme qu\u2019ils veulent sans avoir le respect pour eux. Duroy voit les femmes comme des personnages dans sa vie, pas comme des \u00eatres humaines.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Plus tard dans le roman, Duroy d\u00e9cide qu\u2019il ne veut plus de Madame Walter, m\u00eame quand elle s&#8217;int\u00e9resse \u00e0 lui (327). Il a couch\u00e9 avec elle par force et puis il a le jet\u00e9. Cela montre la continuation de son \u00e9go\u00efsme &#8211; il pense seulement \u00e0 lui-m\u00eame et ce que d\u2019autres peuvent faire pour lui. Son besoin pour le pouvoir \u00e0 lui transform\u00e9 \u00e0 un psychopathe qui ne se concerne pas avec les sentiments d\u2019autres.\u00a0\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Le caract\u00e8re de Duroy est si odieux que le lecteur a peur quand il s\u00e9duit et kidnappe la fille de Madame Walter, Suzanne, pour obtenir son statut et argent avec le mariage (356). L&#8217;id\u00e9e de kidnapper l\u2019enfant de son patron et de sa ma\u00eetresse est audacieux, mais l&#8217;id\u00e9e que Duroy a le droit de marier une des femmes les plus riches en France est une extension de l\u2019avis que les hommes m\u00e9ritent des bonnes choses seulement parce qu\u2019ils sont les hommes \u00e0 Paris.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les attitudes de Duroy envers les femmes et le travail ne sont pas surprenants pour les femmes parce que nous voyons ces attitudes parmi des hommes ordinaires, bien s\u00fbr \u00e0 un niveau plus bas. Les hommes pensent qu\u2019ils ont le droit aux femmes qu\u2019ils veulent, aux travaux qu\u2019ils veulent, seulement parce qu\u2019ils existent. Ils voient le monde comme leur cour de r\u00e9cr\u00e9ation, o\u00f9 tout existe pour leur plaire. En exag\u00e9rant les caract\u00e9ristiques masculines, Maupassant montre leur avarice et leur stupidit\u00e9 &#8211; on peut seulement voir ces caract\u00e9ristiques quand on est assez loin de quelqu\u2019un pour ne pas voir lui-m\u00eame dans eux.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le nouveau roman Bel-Ami par Guy de Maupassant, le personnage principal, Georges Duroy, commence comme un pauvre homme et \u00e0 la fin devient un des plus riches hommes \u00e0 Paris. 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