{"id":3952,"date":"2024-12-11T11:26:44","date_gmt":"2024-12-11T16:26:44","guid":{"rendered":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?p=3952"},"modified":"2024-12-15T17:03:12","modified_gmt":"2024-12-15T22:03:12","slug":"visualisation-de-la-folie-et-de-la-marginalisation-des-femmes-dans-les-medias-francais-de-la-fin-du-siecle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/visualisation-de-la-folie-et-de-la-marginalisation-des-femmes-dans-les-medias-francais-de-la-fin-du-siecle\/","title":{"rendered":"Visualisation de la Folie et de la Marginalisation des Femmes dans les M\u00e9dias Fran\u00e7ais de la Fin du Si\u00e8cle"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le Traitement des Femmes D\u00e9sob\u00e9issantes et Malades Mentales<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"524\" height=\"680\" src=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-15-at-1.32.53-PM.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-4020\" style=\"width:359px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-15-at-1.32.53-PM.png 524w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-15-at-1.32.53-PM-231x300.png 231w\" sizes=\"auto, (max-width: 524px) 100vw, 524px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Les hyst\u00e9riques : \u00e9tat physique et mental, actes insolites, d\u00e9lictueux et criminels<\/em> \/ par le Dr Legrand Du Saulle (1830-86), https:\/\/catalogue.bnf.fr\/ark:\/12148\/cb30778781q<br><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Le d\u00e9veloppement de la folie f\u00e9minine est li\u00e9 au r\u00f4le des femmes dans la r\u00e9volution fran\u00e7aise et la commune. Pendant l&#8217;instabilit\u00e9 de la R\u00e9volution fran\u00e7aise, les femmes sont devenues plus visibles dans les sph\u00e8res politiques et sociales, cr\u00e9ant des clubs de femmes et participant activement \u00e0 la r\u00e9volution. La p\u00e9troleuse est une descendante de ces figures r\u00e9volutionnaires, devenant une all\u00e9gorie des femmes d\u00e9sob\u00e9issantes et dangereuses pendant la Commune (1871). Les hyst\u00e9riques, de Legrand Du Saulle, est une chronique de la Commune, o\u00f9 les ambulanci\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 contamin\u00e9es par la folie de la r\u00e9volte et sont devenues des incendiaires. Apr\u00e8s des d\u00e9cennies d&#8217;instabilit\u00e9 politique, la bourgeoisie, le gouvernement conservateur et les monarchistes s&#8217;opposent \u00e0 la poursuite de la r\u00e9volution. La Commune est une menace pour l&#8217;ordre social. Afin de contr\u00f4ler ces femmes hyst\u00e9riques, le code Napol\u00e9on de 1804 consolide la position d&#8217;inf\u00e9riorit\u00e9 des femmes dans la soci\u00e9t\u00e9, en donnant aux hommes l&#8217;autorit\u00e9 l\u00e9gale sur leurs femmes et leurs enfants, faisant d&#8217;eux des mineurs l\u00e9gaux. Les femmes c\u00e9libataires vivaient en dehors des lois r\u00e9elles et suppos\u00e9es de la soci\u00e9t\u00e9, d\u00e9fendues par les hommes, ce qui repr\u00e9sentait une menace pour l&#8217;ordre social. Michel Foucault a publi\u00e9 son roman, <em>Folie et D\u00e9raison : Histoire de la Folie \u00e0 l&#8217;\u00c2ge Classique en 1961<\/em>, en expliquant l&#8217;origine de l&#8217;id\u00e9e de maladie mentale depuis le Moyen \u00c2ge. Il explique que le XVIIe si\u00e8cle, l&#8217;\u00e2ge de la raison, a \u00e9t\u00e9 l&#8217;\u00e2ge de l&#8217;enfermement des malades mentaux. La soci\u00e9t\u00e9 chr\u00e9tienne consid\u00e9rait que la moralit\u00e9 s&#8217;exprimait \u00e0 travers le comportement et les capacit\u00e9s sociales d&#8217;une personne. Au 18e si\u00e8cle, les asiles tentent de soigner les maladies mentales et, au 19e si\u00e8cle, ils adoptent des politiques plus \u00ab humaines \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La m\u00e9thode Bertillon invent\u00e9e en 1879<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"741\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Artist-Alphonse-Bertillon-French-Tableausynopticdes-ca-1909-741x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3858\" style=\"width:228px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Artist-Alphonse-Bertillon-French-Tableausynopticdes-ca-1909-741x1024.jpg 741w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Artist-Alphonse-Bertillon-French-Tableausynopticdes-ca-1909-217x300.jpg 217w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Artist-Alphonse-Bertillon-French-Tableausynopticdes-ca-1909-768x1062.jpg 768w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Artist-Alphonse-Bertillon-French-Tableausynopticdes-ca-1909-1111x1536.jpg 1111w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Artist-Alphonse-Bertillon-French-Tableausynopticdes-ca-1909-1481x2048.jpg 1481w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Artist-Alphonse-Bertillon-French-Tableausynopticdes-ca-1909-scaled.jpg 1852w\" sizes=\"auto, (max-width: 741px) 100vw, 741px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Tableau synoptic des traits physionomiques: pour servir a l&#8217;\u00e9tude du &#8220;portrait parl\u00e9,&#8221; Alphonse Bertillon, 1909, https:\/\/jstor.org\/stable\/community.18592441<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>La r\u00e9volution scientifique (1500-1700), associ\u00e9e \u00e0 l&#8217;alphab\u00e9tisation croissante, a contribu\u00e9 \u00e0 rendre la pens\u00e9e scientifique accessible au public. Au 19e si\u00e8cle, le discours scientifique est repr\u00e9sent\u00e9 sous forme imprim\u00e9e, accessible \u00e0 tous, d&#8217;autant plus que la majorit\u00e9 est alphab\u00e9tis\u00e9e. D&#8217;un point de vue moderne, les pratiques m\u00e9dicales et psychiatriques d\u00e9crites dans les livres et les nouvelles du 19e si\u00e8cle sont de la pseudoscience. Pour l&#8217;individu du XIXe si\u00e8cle, il s&#8217;agissait d&#8217;une pratique scientifique \u00e0 laquelle tout le monde pouvait participer. Le flanneur, un promeneur ou un observateur, a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 au XIXe si\u00e8cle. Le personnage \u00e9tait li\u00e9 \u00e0 la discrimination sociale des malades mentaux ou des criminels.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1879, l&#8217;officier de police Alphonse Bertillon invente un mode d&#8217;identification des criminels r\u00e9cidivistes par des mesures du visage et du corps. La phr\u00e9nologie, bien connue \u00e0 Paris dans les ann\u00e9es 1800. Les m\u00e9decins fran\u00e7ais &#8220;found the face the &#8220;magic mirror of the soul,&#8221; the image of God\u2026. (Dr.) Lavater thought maximum knowledge of indelible, excessive passions would come from studying inmated of prisons or asylums&#8221; (Staum, pg. 4). Les m\u00e9decins se rendent en masse dans les h\u00f4pitaux pour \u00e9tudier la forme de la t\u00eate et d\u00e9terminer les diff\u00e9rences cr\u00e2niennes ou phr\u00e9nologiques qui t\u00e9moignent d&#8217;une d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence. Ces mesures sont compar\u00e9es les unes aux autres afin d&#8217;identifier le type de criminel ou de malade mental. Alphonse Bertillon a invent\u00e9 la photo d&#8217;identit\u00e9 en 1888, cr\u00e9ant ainsi des archives de preuves physiques et photographiques. Sa technique a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e dans le monde entier avant l&#8217;utilisation des empreintes digitales en criminologie au d\u00e9but du si\u00e8cle. Dans les grandes villes du monde, des galeries des malfaiteurs ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es avec des portraits de criminels, demandant aux visiteurs d&#8217;aider \u00e0 attraper les coupables.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>L&#8217;Album Criminaliste <\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le Petit Journal, 21 juin 1891<\/p>\n\n\n\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"146\"><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">l&#8217;H\u00f4pital Salp\u00eatri\u00e8re<\/h2>\n\n\n\n<p>L&#8217;h\u00f4pital de la Salp\u00eatri\u00e8re a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 au XVIIe si\u00e8cle \u00e0 la suite de la cr\u00e9ation de l&#8217;h\u00f4pital g\u00e9n\u00e9ral de Louis XIV. La salp\u00eatri\u00e8re est situ\u00e9e dans le 13e arrondissement, au bord de la Seine, et est destin\u00e9e \u00e0 sortir les pauvres de la rue. 4 ans apr\u00e8s son ouverture en 1656, la Salp\u00eatri\u00e8re accueillait 5300 patientes, dont 1500 en psychiatrie. Cet h\u00f4pital est devenu le lieu d&#8217;une pratique photographique particuli\u00e8re de repr\u00e9sentation des ali\u00e9n\u00e9s. Bien qu&#8217;elles ne soient pas directement associ\u00e9es \u00e0 la phr\u00e9nologie, ces photographies obs\u00e9dantes r\u00e9v\u00e8lent un int\u00e9r\u00eat pour la taxonomie des fous, de leur apparence \u00e0 leur exp\u00e9rience physique lors des crises de folie (\u00e9pilepsie).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Photos de la Salp\u00eatri\u00e8re<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"979\" height=\"1406\" src=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-15-at-3.19.15-PM-edited-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-4027\" style=\"width:380px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-15-at-3.19.15-PM-edited-1.png 979w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-15-at-3.19.15-PM-edited-1-209x300.png 209w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-15-at-3.19.15-PM-edited-1-713x1024.png 713w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-15-at-3.19.15-PM-edited-1-768x1103.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 979px) 100vw, 979px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Iconographie photographique de la Salp\u00eatri\u00e8re<\/em> (service de M. Charcot), 1878, Gauche: D\u00e9but de l&#8217;Attaque Cri, Droit: T\u00e9tanisme, https:\/\/www.getty.edu\/art\/collection\/object\/104GBN<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"791\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Regnard-HysteroEpilepsieHallucinationsAngoisse-791x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4030\" style=\"width:291px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Regnard-HysteroEpilepsieHallucinationsAngoisse-791x1024.jpg 791w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Regnard-HysteroEpilepsieHallucinationsAngoisse-232x300.jpg 232w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Regnard-HysteroEpilepsieHallucinationsAngoisse-768x994.jpg 768w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Regnard-HysteroEpilepsieHallucinationsAngoisse-1187x1536.jpg 1187w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Regnard-HysteroEpilepsieHallucinationsAngoisse-1582x2048.jpg 1582w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Regnard-HysteroEpilepsieHallucinationsAngoisse-scaled.jpg 1978w\" sizes=\"auto, (max-width: 791px) 100vw, 791px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Hystero-Epilepsie: Hallucinations. Angoisse. Planche XXIX.Iconographie photographique de la Salpetriere : service de M. Charcot \/ par Bourneville et P. Regnard. Volume 1. https:\/\/www.jstor.org\/stable\/community.24791127<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"707\" src=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-08-at-5.14.39-PM-1024x707.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3853\" style=\"width:513px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-08-at-5.14.39-PM-1024x707.png 1024w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-08-at-5.14.39-PM-300x207.png 300w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-08-at-5.14.39-PM-768x530.png 768w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-08-at-5.14.39-PM-1536x1060.png 1536w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-08-at-5.14.39-PM.png 1834w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Iconographie photographique de la Salp\u00eatri\u00e8re<\/em> (service de M. Charcot), 1878, Gauche: Attitudes Passionnelles Extase, Droit: Attitudes Passionnelles Hallucinations de l&#8217;Ouie, https:\/\/www.getty.edu\/art\/collection\/object\/104GBN<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Jean-Martin Charcot, de la Salp\u00eatri\u00e8re, \u00e9tait l&#8217;un des principaux chercheurs sur l&#8217;\u00e9pilepsie et un promoteur de l&#8217;\u00e9pilepsie hyst\u00e9rique. L&#8217;id\u00e9e que l&#8217;\u00e9pilepsie est une maladie neurologique s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9e dans la seconde moiti\u00e9 du 19e si\u00e8cle. Pr\u00e9c\u00e9demment, on croyait que l&#8217;\u00e9pilepsie \u00e9tait caus\u00e9e par le surnaturel. Les femmes \u00e9pileptiques, en particulier, \u00e9taient caract\u00e9ris\u00e9es comme hyst\u00e9riques et maniaques, ce qui a entra\u00een\u00e9 une certaine confusion quant \u00e0 savoir si l&#8217;\u00e9pilepsie \u00e9tait un trouble mental ou un trouble neurologique. Ainsi, les \u00e9pileptiques faisaient l&#8217;objet d&#8217;une stigmatisation sociale s\u00e9v\u00e8re. Charcot a jug\u00e9 n\u00e9cessaire de traiter les \u00e9pileptiques dans des h\u00f4pitaux afin de les \u00ab prot\u00e9ger\/\u00e9loigner \u00bb dans un environnement contr\u00f4l\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Le Satanisme \u00e0 la Salp\u00eatri\u00e8re<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le Figaro, 24 Avril 1891<\/p>\n\n\n\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"145\"><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Exclusion vers les P\u00e9riph\u00e9ries; Ville Evrard<\/h2>\n\n\n\n<p>Le contr\u00f4le social des malades mentaux et des criminels est soulign\u00e9 par la cr\u00e9ation d&#8217;asiles de village comme celui d&#8217;Evrard, lieu d&#8217;internement de Camille Claudel entre 1914 et 15. Entre 1836 et 1856, les effectifs des malades ont augment\u00e9 de 50% avec la croissance de Paris. Depuis le psychologue Jean-\u00c9tienne-Dominique Esquirol, il y avait 8 asiles dedi\u00e9 aux ali\u00e9n\u00e9s en France en 1818, avec 5,153 patients en total. En 1899, ce nombre avait augment\u00e9 jusqu&#8217;au 64,000 en 1899. Avec la croissance de la population parisienne de la fin du si\u00e8cle, dans les ann\u00e9es 1890, la France comptait quatre asiles principaux : Ville Evrard, Villejuif, Sainte-Anne et Vaucluse. Les h\u00f4pitaux d\u00e9bordent de patients au moment de la guerre Franco-Prussienne et de la premi\u00e8re guerre mondiale. Un manque de ressources et de connaissances sur les soins de sant\u00e9 mentale efficaces ont fait le taux de r\u00e9cidive \u00e0 environ 20 %. En effet, les asiles \u00e9taient des prisons \u00e0 vie.  <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"780\" height=\"521\" src=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/ivr11_20039301233xb_p.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3861\" style=\"width:457px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/ivr11_20039301233xb_p.jpg 780w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/ivr11_20039301233xb_p-300x200.jpg 300w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/ivr11_20039301233xb_p-768x513.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 780px) 100vw, 780px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Carte postale: Ville Evrard- \u00e9tablissement des alien\u00e9s, 5 mars 1912, https:\/\/pop.culture.gouv.fr\/notice\/merimee\/IA93000149<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L&#8217;asile Evrard a ouvert ses portes le 19 janvier 1868. Ils ont eu 716 patients la premi\u00e8re ann\u00e9e. Les admissions de patients sont devenues une pr\u00e9occupation du Baron Haussman dans les ann\u00e9es 1860, qui a rationalis\u00e9 l&#8217;administration en faisant de l&#8217;internement un probl\u00e8me pour la police. Haussman a propos\u00e9 une nouvelle proc\u00e9dure de traitement administratif: Le patient est d&#8217;abord examin\u00e9 par la police avant d&#8217;\u00eatre conduit \u00e0 l&#8217;asile pour y \u00eatre examin\u00e9 par le phychiatrique. En fonction de la richesse de la famille, le m\u00e9decin recommande un asile. Les hommes les plus malades sont envoy\u00e9s au Bicentre, tandis que les femmes sont envoy\u00e9es \u00e0 la Salp\u00eatri\u00e8re, situ\u00e9e \u00e0 Paris. Des villes psychiatrique ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9s comme une mode different de la soins aux malades mentaux.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"955\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-08-at-7.08.21-PM-955x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3956\" style=\"width:256px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-08-at-7.08.21-PM-955x1024.png 955w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-08-at-7.08.21-PM-280x300.png 280w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-08-at-7.08.21-PM-768x824.png 768w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/Screen-Shot-2024-12-08-at-7.08.21-PM.png 1106w\" sizes=\"auto, (max-width: 955px) 100vw, 955px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Carte de l&#8217;Asile de Ville Evrard \u00e0 proximit\u00e9 de Paris.<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Les asiles situ\u00e9s \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de Paris, l&#8217;Evrard et l&#8217;asile Vaucluse ont \u00e9t\u00e9 construits dans l&#8217;id\u00e9e d&#8217;\u00eatre des communaut\u00e9s de bien-\u00eatre. Disposant de beaucoup d&#8217;espace, ces h\u00f4pitaux ont adopt\u00e9 des plans en pavillon, maximisant la distance d&#8217;un patient \u00e0 l&#8217;autre. La th\u00e9orie des miasmes, selon laquelle les maladies se propagent par le biais d&#8217;odeurs et de vapeurs naus\u00e9abondes, n&#8217;a \u00e9t\u00e9 r\u00e9fut\u00e9e que par Louis Pasteur dans les ann\u00e9es 1860. Sa th\u00e9orie des germes a \u00e9t\u00e9 largement accept\u00e9e dans les ann\u00e9es 1880. Malgr\u00e9 cela, les Fran\u00e7ais semblent pr\u00e9occup\u00e9s par la communicabilit\u00e9 de la folie, en particulier chez les femmes. L&#8217;augmentation de la distance entre les individus r\u00e9duit leur capacit\u00e9 \u00e0 participer \u00e0 l&#8217;hyst\u00e9rie collective. Les notions de confinement des maladies corporelles et mentales concr\u00e9tisent des pratiques eug\u00e9nistes telles que l&#8217;isolement. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"775\" height=\"555\" src=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/ivr11_20039301353nuc_p.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3862\" style=\"width:458px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/ivr11_20039301353nuc_p.jpg 775w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/ivr11_20039301353nuc_p-300x215.jpg 300w, https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/12\/ivr11_20039301353nuc_p-768x550.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 775px) 100vw, 775px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Vue panoramique d&#8217;Asile d&#8217;Alienes de Ville-Evrard, https:\/\/pop.culture.gouv.fr\/notice\/memoire\/IVR11_20039301353NUC<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Les villes psychiatriques isol\u00e9es comme Ville Evrard ont imagin\u00e9 un espace o\u00f9 les individus \u00e9taient libres de se d\u00e9placer dans la ville en toute s\u00e9curit\u00e9. Les chambres propos\u00e9es sans cellule sont cens\u00e9es imiter un environnement familial. S&#8217;inspirant de Gheel, la ville libre des ali\u00e9n\u00e9s, le directeur d&#8217;Evrard, Marandon de Montyel, imagine une politique de portes ouvertes, o\u00f9 les patients sont libres d&#8217;aller et venir. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"180\"><\/div>\n\n\n\n<p>Gheel, dans le nord de la Belgique flamande, est le lieu du martyre de Dymphne, la patronne des fous. On dit qu&#8217;elle soigne les fous et leur fait reprendre leurs esprits. Apr\u00e8s le XVe si\u00e8cle, la ville de Gheel est devenue c\u00e9l\u00e8bre pour son approche unique des soins de sant\u00e9 mentale, inspir\u00e9e par la l\u00e9gende de Sainte Dymphna. Les p\u00e8lerins en qu\u00eate de gu\u00e9rison pour des maladies mentales se rendaient \u00e0 Gheel, o\u00f9 les familles locales commen\u00e7aient \u00e0 les accueillir chez elles, les int\u00e9grant \u00e0 la vie quotidienne &#8211; une pratique qui a \u00e9volu\u00e9 vers un mod\u00e8le de soins psychiatriques d\u00e9sinstitutionnalis\u00e9s. Cette tradition de compassion a travers\u00e9 les si\u00e8cles et se poursuit aujourd&#8217;hui, les \u00e9tablissements psychiatriques modernes soutenant le syst\u00e8me de soins communautaires.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"181\"><\/div>\n\n\n\n<p>Bien que s&#8217;inspirant de Gheel, les h\u00f4pitaux comme Evrard sont des institutions fondamentalement diff\u00e9rentes. Le Vaucluse et Evrard ont \u00e9t\u00e9 construits comme des colonies agricoles, dans le but d&#8217;accro\u00eetre les libert\u00e9s des patients et le financement de l&#8217;asile. Selon Montyel, le travail et la responsabilit\u00e9 \u00e9taient n\u00e9cessaires pour un traitement r\u00e9ussi, pr\u00e9parant les patients \u00e0 la lutte pour la vie apr\u00e8s leur lib\u00e9ration (Jessie Hewitt, p. 390). Les travaux agricoles sont prescrits \u00e0 tous les patients aptes, malgr\u00e9 l&#8217;id\u00e9e bourgeoise selon laquelle les femmes doivent effectuer des travaux domestiques. Dans les h\u00f4pitaux ruraux, les r\u00f4les des hommes et des femmes \u00e9taient assouplis, \u00e0 condition qu&#8217;ils respectent la toute-puissance du m\u00e9decin. L&#8217;id\u00e9e de Montyel consolide le contr\u00f4le du m\u00e9decin, consacrant les hi\u00e9rarchies sociales \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital. La politique de la porte ouverte est tout sauf une libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La nature des h\u00f4pitaux p\u00e9riph\u00e9riques est d&#8217;isoler les \u00e9trangers dans la campagne, de sorte qu&#8217;ils n&#8217;ont aucune relation avec le monde ext\u00e9rieur. L&#8217;essor de l&#8217;enfermement d\u00e9crit par Foucault est une r\u00e9action aux bouleversements politiques de l&#8217;histoire fran\u00e7aise. Alors qu&#8217;auparavant ces individus \u00e9taient sous la responsabilit\u00e9 de la communaut\u00e9, l&#8217;\u00e9volution des paradigmes entourant les pauvres et les malades a consid\u00e9r\u00e9 la folie comme dangereuse et transmissible.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L&#8217;internent de Camille Claudel <\/h2>\n\n\n\n<p>La c\u00e9l\u00e8bre sculptrice fran\u00e7aise Camille Claudel est n\u00e9e \u00e0 F\u00e8re-en-Tardenois en 1864. D\u00e8s son plus jeune \u00e2ge, elle entretient des relations difficiles avec sa famille. Apr\u00e8s avoir d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 Paris en 1882, Claudel fait la connaissance du sculpteur Auguste Rodin, dont elle devient l&#8217;assistante, la muse et le mod\u00e8le en 1884. Cette histoire d&#8217;amour tumultueuse dure dix ans, avant que Claudel ne commence \u00e0 chercher son ind\u00e9pendance artistique. Elle s&#8217;isole dans son appartement, s&#8217;effor\u00e7ant de se d\u00e9marquer de l&#8217;influence de Rodin. Apr\u00e8s une s\u00e9rie d&#8217;\u00e9checs, Claudel d\u00e9truit son art et s&#8217;isole davantage. Son p\u00e8re meurt en 1913 et sa m\u00e8re et son fr\u00e8re l&#8217;internent de force \u00e0 l&#8217;asile de Ville Evrard jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e9clatement de la guerre, o\u00f9 elle est transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 l&#8217;asile de Montdevergues jusqu&#8217;\u00e0 sa mort en 1943. Elle est enterr\u00e9e dans une tombe commune. Ce n&#8217;est qu&#8217;apr\u00e8s sa mort qu&#8217;elle obtient une reconnaissance artistique.<\/p>\n\n\n\n<p>Le journal Paris du 20 d\u00e9cembre 1913 raconte comment Claudel a \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9e de force de son domicile en raison de la tutelle de sa m\u00e8re et de son fr\u00e8re. Malgr\u00e9 la col\u00e8re de la presse, aucun effort n&#8217;a \u00e9t\u00e9 fait pour la lib\u00e9rer.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"149\"><\/div>\n\n\n\n<p>Le Grand National du 2 juin 1914 demande que Claudel soit lib\u00e9r\u00e9 de la tutelle de sa famille.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"171\"><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Conclusion <\/h2>\n\n\n\n<p>Les m\u00e9dias fran\u00e7ais du XIXe si\u00e8cle ont jou\u00e9 un r\u00f4le essentiel en pr\u00e9sentant les femmes comme hyst\u00e9riques et indisciplin\u00e9es, renfor\u00e7ant ainsi les m\u00e9canismes de contr\u00f4le soci\u00e9tal qui les privaient d&#8217;autonomie, comme en t\u00e9moigne la diminution de leurs droits en vertu du Code Napol\u00e9on. Le cas de Camille Claudel, une femme talentueuse mais socialement non conforme, soumise \u00e0 l&#8217;enfermement \u00e0 vie, souligne comment les asiles sont devenus des outils permettant d&#8217;exercer un contr\u00f4le patriarcal sur les femmes jug\u00e9es d\u00e9viantes ou ing\u00e9rables. La couverture m\u00e9diatique, avec sa focalisation sensationnaliste sur les faits divers et le discours pseudo-m\u00e9dical, a \u00e9tendu ce contr\u00f4le \u00e0 la sph\u00e8re publique, invitant la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 participer \u00e0 la surveillance et \u00e0 la marginalisation des femmes. La disponibilit\u00e9 de preuves photographiques de la criminalit\u00e9 ou de la folie a permis aux individus de se surveiller les uns les autres comme mode de contr\u00f4le syst\u00e9matique. En pr\u00e9sentant les femmes comme dangereuses, \u00e9motionnellement instables et sujettes \u00e0 l&#8217;hyst\u00e9rie, la presse a contribu\u00e9 \u00e0 normaliser leur exclusion et leur incarc\u00e9ration, transformant des luttes personnelles en spectacles publics. Cette interaction entre la m\u00e9dicalisation, le sensationnalisme des m\u00e9dias et l&#8217;oppression juridique a consolid\u00e9 un r\u00e9cit culturel qui a justifi\u00e9 et perp\u00e9tu\u00e9 la privation syst\u00e9mique des droits des femmes.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Mes Sources: <\/h2>\n\n\n\n<p>Albou, Philippe. \u201cEsquirol et La D\u00e9mence .\u201d&nbsp;<em>HISTOIRE DES SCIENCES MEDICALES &#8211; TOME XLVI &#8211; N\u00b0 1 &#8211; 2012<\/em>, 2012.<\/p>\n\n\n\n<p>Foucault, Michel.&nbsp;<em>Histoire de La Folie \u00e0 l\u2019\u00e2ge Classique<\/em>. 1977.<\/p>\n\n\n\n<p>Hewitt, Jessie.&nbsp;<em>Institutionalizing Gender<\/em>. Cornell University Press, 2020.<\/p>\n\n\n\n<p>\u201cIconographie Photographique de La Salpetriere (Service de M. Charcot) (The J. Paul Getty Museum Collection).\u201d&nbsp;<em>Getty: Resources for Visual Art and Cultural Heritage<\/em>, https:\/\/www.getty.edu\/art\/collection\/object\/104GBN. Accessed 15 Dec. 2024.<\/p>\n\n\n\n<p>\u201cLes Hyst\u00e9riques\u202f: \u00c9tat Physique et Mental, Actes Insolites, D\u00e9lictueux et Criminels \/ Par Le Dr Legrand Du Saulle,&#8230; | BnF Catalogue G\u00e9n\u00e9ral &#8211; Biblioth\u00e8que Nationale de France.\u201d&nbsp;<em>BnF Catalogue G\u00e9n\u00e9ral<\/em>, https:\/\/catalogue.bnf.fr\/ark:\/12148\/cb30778781q. Accessed 15 Dec. 2024.<\/p>\n\n\n\n<p>Prestwich, Patricia E. \u201cDrinkers, Drunkards, and Degenerates: The Alcoholic Population of a Parisian Asylum, 1867-1914 Histoire Sociale \/ Social History.\u201d&nbsp;<em>Histoire Sociale \/ Social History<\/em>, https:\/\/hssh.journals.yorku.ca\/index.php\/hssh\/article\/view\/16576. Accessed 15 Dec. 2024.<\/p>\n\n\n\n<p>Seine-Saint-Denis, D\u00e9partement. \u201c\u00c9tablissement Public de Sant\u00e9 de Ville-Evrard &#8211; Patrimoine &#8211; Atlas de l\u2019architecture et Du Patrimoine.\u201d&nbsp;<em>Atlas de l\u2019architecture et Du Patrimoine<\/em>, https:\/\/patrimoine.seinesaintdenis.fr\/etablissement-public-de-sante-de-Ville-Evrard. Accessed 15 Dec. 2024.<\/p>\n\n\n\n<p>\u201cShibboleth Authentication Request.\u201d&nbsp;<em>Shibboleth Authentication Request<\/em>, https:\/\/www-retronews-fr.libproxy.smith.edu\/sante\/long-format\/2021\/05\/17\/gheel-la-ville-libre-des-fous. Accessed 15 Dec. 2024.<\/p>\n\n\n\n<p>Staum, Martin. \u201cPhysiognomy and Phrenology at the Paris Ath\u00e9n\u00e9e.\u201d&nbsp;<em>Journal of the History of Ideas<\/em>, vol. 56, no. 3, University of Pennsylvania Press, pp. 443\u201362, doi:10.2307\/2710035. Accessed 15 Dec. 2024.<\/p>\n\n\n\n<p>\u201cThe Geography of Institutional Psychiatric Care in France 1800\u20132000: Historical Analysis of the Spatial Diffusion of Specialised Facilities for Institutional Care of Mental Illness &#8211; PMC.\u201d&nbsp;<em>PMC Home<\/em>, https:\/\/pmc.ncbi.nlm.nih.gov\/articles\/PMC7116974\/. Accessed 15 Dec. 2024.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Traitement des Femmes D\u00e9sob\u00e9issantes et Malades Mentales Le d\u00e9veloppement de la folie f\u00e9minine est li\u00e9 au r\u00f4le des femmes dans la r\u00e9volution fran\u00e7aise et la commune. Pendant l&#8217;instabilit\u00e9 de la R\u00e9volution fran\u00e7aise, les femmes sont devenues plus visibles dans les sph\u00e8res politiques et sociales, cr\u00e9ant des clubs de femmes et participant activement \u00e0 la&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/visualisation-de-la-folie-et-de-la-marginalisation-des-femmes-dans-les-medias-francais-de-la-fin-du-siecle\/\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Visualisation de la Folie et de la Marginalisation des Femmes dans les M\u00e9dias Fran\u00e7ais de la Fin du Si\u00e8cle<\/span> <span class=\"meta-nav\" aria-hidden=\"true\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":7582,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[],"class_list":["post-3952","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-projet-final"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3952","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7582"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3952"}],"version-history":[{"count":26,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3952\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4044,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3952\/revisions\/4044"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3952"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3952"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3952"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}