{"id":3999,"date":"2024-12-14T13:46:40","date_gmt":"2024-12-14T18:46:40","guid":{"rendered":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?p=3999"},"modified":"2024-12-17T15:52:41","modified_gmt":"2024-12-17T20:52:41","slug":"lempathie-et-le-sensationnalisme-le-probleme-dun-point-de-vue-dans-les-faits-divers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/lempathie-et-le-sensationnalisme-le-probleme-dun-point-de-vue-dans-les-faits-divers\/","title":{"rendered":"L&#8217;Empathie et Le Sensationnalisme: le probl\u00e8me d&#8217;un point de vue dans les faits-divers"},"content":{"rendered":"\n<p>Les faits-divers repr\u00e9sentent une nouvelle \u00e8re de journaux dans les ann\u00e9es 1800. Une \u00e9poque o\u00f9 l\u2019information \u00e9tait plus accessible au citoyen moyen et o\u00f9 les nouvelles du quartier pouvaient \u00eatre trouv\u00e9es dans les pages. L&#8217;auteur a utilis\u00e9 la trag\u00e9die, la violence et l&#8217;oppression comme les spectacles et a parl\u00e9 des incidents sans sensibilit\u00e9. Ils n&#8217;ont pas beaucoup d&#8217;empathie pour les victimes et mettent des informations personnelles sur les personnes d\u00e9c\u00e9d\u00e9es dans leurs descriptions. Cela manque de consid\u00e9ration est pr\u00e9sent sp\u00e9cifiquement quand les auteurs d\u00e9crivent les victimes femelles. Le danger est que les faits-divers sont le seul v\u00e9ritable moyen pour les lecteurs d&#8217;obtenir des informations sur leur communaut\u00e9. La langue des articles est importante parce qu\u2019elle influence le point de vue des lecteurs. Cette \u00e9tude analyse les decrivants de la violence domestique, les incidents tragiques, et la suicide.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La langage qui est utilis\u00e9 pour d\u00e9crire les accidents dans <em>L\u2019\u00c9cho de Paris<\/em> est diff\u00e9rent quand compar\u00e9 aux incidents violents qui sont perp\u00e9tr\u00e9s. Les descriptions d&#8217;\u00e9v\u00e9nements o\u00f9 l&#8217;accident a \u00e9t\u00e9 caus\u00e9 par les actions des victimes, le langage est plus objectif. Le texte dit souvent exactement ce qui se passe, avec peu de dramatisation dans la description.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"151\"><\/div>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y a pas d&#8217;empathie dans cette description. L&#8217;auteur a list\u00e9 trois accidents dans cet article, un apr\u00e8s l\u2019autre. La langage n\u2019a pas un peu d\u2019empathie, est focuss\u00e9 seulement sur les \u00e9v\u00e9nements. Il ne mentionne pas les familles des victimes, ou comment vont les familles et les victimes maintenant. Aussi, il inclut la fa\u00e7on dont les accidents passent, ce qui implique que ce sont les fautes des victimes. Il d\u00e9crit la petite fille qui \u201cen jouant avec des allumettes\u201d. Elle est br\u00fbl\u00e9e \u00e0 cause de ses actions, c\u2019est le message. Les incidents qui sont \u00e0 cause des actions du victime sont d\u00e9crits d&#8217;une fa\u00e7on plus objective.&nbsp; Il n&#8217;y a aucun respect pour la vie priv\u00e9e ou la dignit\u00e9 des familles des victimes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"183\"><\/div>\n\n\n\n<p>Cependant, si quelqu\u2019un est victime de quelque chose qui a \u00e9t\u00e9 fait par quelqu\u2019un d\u2019autre, il y a beaucoup plus de sympathie et de r\u00e9action. La description est souvent moins objective, et le langage exprime le grief. Cet extrait utilise les mots \u00ab malheureusement \u00bb, et dit qu&#8217;on \u00abd\u00e9plore \u00bb la mort. Puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un incendie et qu\u2019il n\u2019y a aucune raison de bl\u00e2mer la victime, le langage est diff\u00e9rent. L&#8217;auteur peut supposer que l&#8217;incendie a \u00e9t\u00e9 provoqu\u00e9 par quelqu&#8217;un d&#8217;autre, ou naturellement. Une similarit\u00e9 entre cet extrait, et les deux extraits avant, est qu\u2019il existe beaucoup de d\u00e9tails. Mais, les d\u00e9tails de l&#8217;incendie ne concernent pas la mani\u00e8re dont l\u2019incendie s\u2019est commenc\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces descriptions sont importantes parce qu\u2019elles montrent comment les faits-divers ont \u00e9valu\u00e9 la trag\u00e9die et comment cela a affect\u00e9 les lecteurs. Ces descriptions rendent les victimes de la trag\u00e9die responsables , avec peu d&#8217;empathie. Cela aurait pu translater au public, qui n&#8217;avait pas d&#8217;autre acc\u00e8s aux nouvelles et \u00e0 l&#8217;information.<\/p>\n\n\n\n<p>Comment le suicide fait-il partie de cette dichotomie? Dans <em>L\u2019Echo de Paris<\/em>, le suicide est d\u00e9crit de la m\u00eame mani\u00e8re que les premiers accidents. Ces descriptions sont tr\u00e8s objectivement, et sans beaucoup de langage empathique.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"184\"><\/div>\n\n\n\n<p>Dans cette extrait, premi\u00e8rement, ils donnent le lieu et les \u00e9v\u00e9nements du suicide, sans expression de tristesse. Donner l\u2019emplacement du corps est une violation de la vie priv\u00e9e, est aussi est tr\u00e8s formel pour une question \u00e9motionnelle. La phrase la plus troublante \u00e9tait la mention de ses intestins. Dire \u00ab Les intestins ont \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s dans les bocaux \u00bb est d\u00e9go\u00fbtant et donne du d\u00e9go\u00fbt au lecteur, ce qui se traduit par du d\u00e9go\u00fbt pour la fille et la suicide. Cela viole \u00e9galement fortement sa vie priv\u00e9e. Le but, on pourrait dire, en donnant ces d\u00e9tails qui violent sa vie priv\u00e9e, est de la d\u00e9shumaniser. Il s&#8217;agit de faire croire au lecteur qu&#8217;elle ne m\u00e9rite pas qu&#8217;on lui accorde de la dignit\u00e9. Cela a pour effet d&#8217;ali\u00e9ner les personnes atteintes d&#8217;une maladie mentale.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"186\"><\/div>\n\n\n\n<p>Ce deuxi\u00e8me extrait, qui ne viole pas la victime de la m\u00eame fa\u00e7on que le premier, est aussi insensible. Le langage qui est utilis\u00e9 dans la premi\u00e8re phrase n\u2019implique pas une trag\u00e9die, mais simplement une histoire qui est li\u00e9e \u00e0 une histoire de la semaine pr\u00e9c\u00e9dente. Aussi, il est insensible de d\u00e9crire comment il s\u2019est suicid\u00e9, et d\u2019une mani\u00e8re objective. Il n\u2019utilise pas le mot \u201ctrag\u00e9die\u201d ou \u201catrocit\u00e9\u201d. Le seul langage triste est \u00ab ce malheureux \u00bb. Cette phrase implique que le gar\u00e7on lui-m\u00eame est malheureux, et pas que la suicide est malheureuse. La fa\u00e7on dont il d\u00e9crit le suicide avec le langage montre qu&#8217;il y a peu d&#8217;empathie et refl\u00e8te la force de la personne, et pas la force des sentiments qui a caus\u00e9e la suicide. Cette description, comme la premi\u00e8re, a pour effet d&#8217;ali\u00e9ner le lecteur aux personnes atteintes de maladie mentale. Quand les nouvelles et les faits-divers \u00e9taient les seuls moyens d&#8217;information, les lecteurs fondent une grande partie de leur opinion sur ce qu&#8217;ils lisaient. Il n&#8217;avait pas vraiment d&#8217;autre choix. S&#8217;ils n&#8217;avaient pas dans leur entourage quelqu&#8217;un qui luttait contre la maladie mentale ou qui avait des id\u00e9es de suicide, ils utilisaient le langage des faits-divers pour faire leurs conclusions. C&#8217;est l&#8217;importance des faits-divers.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais, c\u2019est int\u00e9ressant que dans ces textes et descriptions, il&nbsp; n\u2019y a pas de dramatisation. C\u2019est diff\u00e9rent compar\u00e9 aux incidents violents. Il n\u2019y a pas de point d\u2019exclamation, et l&#8217;auteur utilise le mot \u201caccident\u201d. Il n\u2019utilise pas les mots \u201ctrag\u00e9die\u201d \u201catroce\u201d, etc. Aussi, il n&#8217;inclut pas beaucoup de d\u00e9tails. Dans les descriptions des incidents violents domestiques, l&#8217;auteur est plus dramatique, et il donne beaucoup de d\u00e9tails au lecteur. Les repr\u00e9sentations de la violence domestique dans les faits-divers sont probl\u00e9matiques. Dans de nombreux r\u00e9cits, l&#8217;auteur s&#8217;est fortement concentr\u00e9 sur la \u00ab jalousie \u00bb comme motif de violence contre les femmes. De plus, dans certains articles, il d\u00e9crivait en d\u00e9tail les raisons pour lesquelles l&#8217;homme \u00e9tait violent, sans mentionner l&#8217;impact sur la femme. Ces articles sont plus dramatiques, et utilisent les mots qui attirent l\u2019attention du lecteur. Aussi, on peut conclure que beaucoup d&#8217; articles donnent les raisons de la violence, et ainsi essaient de justifier les actions des hommes qui sont violents envers les femmes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Un \u00e9v\u00e9nement dans<em> l&#8217;Echo de Paris<\/em> du 5 janvier est important pour \u00e9tudier. Il illustre la violence entre une femme et son mari, qui suivre des problems dans leur marriage. La femme de cette histoire est tir\u00e9e apr\u00e8s que son mari qui a \u201ctire deux coups de revolver sur la femme\u201d. Cela s&#8217;est pass\u00e9 apr\u00e8s beaucoup de signes de violence domestique. Malgr\u00e9 la gravit\u00e9 de la situation, l\u2019article commence avec le terme \u201cun drame conjugal\u201d, et un description de la violence intense. On pourrait penser qu\u2019un drame conjugal n&#8217;inclut pas les issues d&#8217;abuser, ou, comme dans cette histoire, une tentative de meurte. Le mot \u201cdrame\u201d implique que quelque chose est insignifiant, ou enfantin. Cette phrase normalise la violence domestique parce qu\u2019elle implique que l\u2019abuse de cette femme est juste une autre \u201cdrame\u201d. La normalisation de la violence contre les femmes peut causer une situation o\u00f9 les criminels ne sont pas poursuivis aussi fr\u00e9quemment pour violences contre les femmes. Mais, cette introduction est m\u00eame plus inqui\u00e9tante quand on consid\u00e8re l\u2019histoire qui le suit. Cette vision effet de la violence a \u00e9galement un impact sur l&#8217;opinion des lecteurs \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de la violence domestique. Comme indiqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, cette vision est due au fait que les gens ont acc\u00e8s \u00e0 des faits-divers, et non \u00e0 des situations r\u00e9elles.<\/p>\n\n\n\n<p>Le reste de l&#8217;article exprime certes le drame de la situation, mais ne condamne pas les agissements du mari. Cependant, il est dit qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un acte de \u00ab jalousie \u00bb. L&#8217;article dit que la femme l&#8217;avait admis. Bien que cet article exprime de l\u2019empathie pour la situation en g\u00e9n\u00e9ral, il ne parle pas de la femme comme la premi\u00e8re victime de la situation. Par exemple, l&#8217;article ne dit pas que le mari avait essay\u00e9 de la tuer, mais dit seulement qu&#8217;il a tir\u00e9 avec un revolver. Ce style objectif s&#8217;\u00e9loigne le mari de la crime.&nbsp; Mais, en m\u00eame temps, l&#8217;auteur utilise les mots comme \u201cdrame\u201d pour attirer l\u2019attention du lecteur. Donc, les descriptions de la violence domestique sont dramatiques, mais quand il d\u00e9crit les crimes du mari, c\u2019est plus objectif, ce qui distance et normalise les crimes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"152\"><\/div>\n\n\n\n<p>Donc, quelle est la solution \u00e0 ce sensationnalisme et \u00e0 ce manque d&#8217;empathie dans les faits-divers? \u00c0 cette \u00e9poque, l&#8217;information \u00e9tait peu vari\u00e9e. Si quelqu&#8217;un voulait en savoir plus sur sa communaut\u00e9, il faut qu\u2019on lit les faits-Divers. <em>La Rue<\/em>, \u00e9crite par Jules Vall\u00e9es, donne une solution int\u00e9ressante au probl\u00e8me.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-content\/uploads\/sites\/1111\/2024\/09\/Valles-La-Rue-LEvenement-13-novembre-1866.pdf\">La Rue, Jules Val\u00e9es<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9crit sur les rues et sur \u201cqui fait quoi\u201d, mais il parle des luttes quotidiennes et n&#8217;utilise pas sa chronique comme une moyen pour des ragots. Il dit des \u00e9crivants des articles de cette \u00e9poque \u201cA peine connaissent-il leur nom pendant leur vie\u201d. Il critique le fait qu&#8217;il y a une d\u00e9connexion entre le lecteur et le sujet de l&#8217;histoire dans les faits-divers. Ses articles ne semblent pas tr\u00e8s diff\u00e9rents de ceux qui existent, mais il souhaite les approfondir et raconter l&#8217;histoire de ceux qui font partie des faits-divers. Cela ajoute plus d&#8217;empathie et raconte la v\u00e9ritable histoire des malheurs de ceux qui se trouvent dans les faits-divers. C&#8217;est une bonne chose, parce que cela permet aux lecteurs d&#8217;avoir une autre perspective. Dans le cas des suicides, il pourrait aller voir la famille de la victime et montrer l&#8217;impact du suicide sur les gens. Les lecteurs ont ainsi une autre histoire, plut\u00f4t que la seule histoire racont\u00e9e. Dans les cases de la violences domestiques contre les femmes, il peut parler avec la femme, et donne la lecteur une autre histoire de la victime. La probl\u00e8me des faits-divers, c\u2019est qu&#8217; il manque d&#8217;empathie et raconte une seule histoire. <em>La Rue<\/em> s&#8217;attaque \u00e0 ce probl\u00e8me, mais donne aux gens l&#8217;information sur leur communaut\u00e9.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Le grand probl\u00e8me des faits-divers est qu&#8217;ils racontent une seule histoire, et la fa\u00e7on dont l&#8217;auteur raconte une id\u00e9e, comme le suicide, la violence domestique ou la trag\u00e9die, est la seule perspective que les lecteurs re\u00e7oivent. Et si ces descriptions manquent d&#8217;empathie, c&#8217;est ainsi que les lecteurs per\u00e7oivent les probl\u00e8mes de leur communaut\u00e9.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les faits-divers repr\u00e9sentent une nouvelle \u00e8re de journaux dans les ann\u00e9es 1800. Une \u00e9poque o\u00f9 l\u2019information \u00e9tait plus accessible au citoyen moyen et o\u00f9 les nouvelles du quartier pouvaient \u00eatre trouv\u00e9es dans les pages. 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