{"id":4059,"date":"2024-12-16T23:49:20","date_gmt":"2024-12-17T04:49:20","guid":{"rendered":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?p=4059"},"modified":"2024-12-17T11:49:22","modified_gmt":"2024-12-17T16:49:22","slug":"reportage-sur-les-meurtres-de-jack-leventreur-dans-le-figaro-septembre-decembre-1888-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/reportage-sur-les-meurtres-de-jack-leventreur-dans-le-figaro-septembre-decembre-1888-2\/","title":{"rendered":"Reportage sur les meurtres de Jack l\u2019\u00e9ventreur dans Le Figaro, septembre \u2013 d\u00e9cembre 1888"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"208\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Contexte<\/h2>\n\n\n\n<p>Jack l&#8217;\u00e9ventreur \u00e9tait un tueur en s\u00e9rie qui a assassin\u00e9 plusieurs femmes dans le district Londonien pauvre de Whitechapel en 1888. On ne conna\u00eet pas avec certitude le nombre de victimes, mais il existe cinq victimes d\u00e9finitives, appel\u00e9es les \u201ccinq canoniques,\u201d que Jack a tu\u00e9es entre ao\u00fbt et novembre 1888.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier meurtre, celui de Mary Ann Nichols le 31 ao\u00fbt, n&#8217;a pas re\u00e7u beaucoup d&#8217;attention par la presse fran\u00e7aise, mais les quatre suivants recevaient de couverture consid\u00e9rable. J&#8217;ai d\u00e9cid\u00e9 de me concentrer sur la couverture dans Le Figaro, parce que j&#8217;ai trouv\u00e9 que ce journal offrait la couverture la plus d\u00e9taill\u00e9e et la plus fr\u00e9quente de ces meurtres de tous les journaux fran\u00e7ais. J\u2019ai choisi les articles de septembre \u00e0 d\u00e9cembre, parce que le Figaro n&#8217;a commenc\u00e9 \u00e0 parler des meurtres qu&#8217;\u00e0 partir du meurtre d&#8217;Annie Chapman, le 8 septembre. Les meurtres suivants, ceux d&#8217;Elisabeth Stride et de Catherine Eddowes, \u00e9taient tous deux le 30 septembre. Le dernier meurtre canonique et le plus brutal, celui de Mary Jane Kelly, s\u2019est pass\u00e9 le vendredi 9 novembre. En d\u00e9cembre, il n&#8217;y a plus de nouveaux meurtres, et Le Figaro a cess\u00e9 de rapporter l&#8217;enqu\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce projet, j&#8217;expliquerai chaque meurtre, comment les journaux ont d\u00e9crit ces actes de violence, les th\u00e9ories sur les suspects et les motivations, les opinions du public sur la police anglaise, et la mani\u00e8re dont la prostitution et le district de Whitechapel ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Meurtre d&#8217;Annie Chapman<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">9 septembre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re mention des meurtres de Whitechapel dans le Figaro est le 9 septembre. L&#8217;auteur rapporte dans un petit paragraphe qu\u2019on pense que l\u2019assassin est aussi responsable pour des autres meurtres commis plus t\u00f4t cette ann\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">10 septembre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>Le jour suivant, on trouve un rapport plus d\u00e9taill\u00e9 avec une description de la sc\u00e8ne du crime. Selon le rapport, \u201cle corps de la victime a \u00e9t\u00e9 litt\u00e9ralement ouvert de bas en haut. Une partie des entrailles \u00e9tait enroul\u00e9e autour du cou.\u201d L\u2019auteur pr\u00e9sente une premi\u00e8re th\u00e9orie de ce qui serait beaucoup. Les inspecteurs ont trouv\u00e9 un tablier de cuir et un couteau pr\u00e8s du lieu, alors la police soup\u00e7onne un myst\u00e9rieux homme qui porte un tablier de cuir. Les citoyens croient que cet homme est juif. Enfin, les propri\u00e9taires de la maison o\u00f9 le corps a \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9 font payer l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 la sc\u00e8ne de crime, et de nombreuses personnes sont venues pour la voir.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"194\"><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">12 septembre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>L&#8217;auteur rapporte que des meurtres de cette nature se passent r\u00e9guli\u00e8rement dans le district de Whitechapel, et c\u2019est la quatri\u00e8me meurtre non r\u00e9solu depuis avril. On critique le manque de comp\u00e9tence des inspecteurs anglais. Les victimes des ces crimes sont Emma Smith (tu\u00e9e en avril), Martha Tabram (tu\u00e9e trois semaines auparavant), Ann Nichols (tu\u00e9e huit jours auparavant) et Annie Chapman (tu\u00e9e le samedi pr\u00e9c\u00e9dent).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019auteur exprime la misogynie flagrante. Toutes ces femmes avaient \u201cla m\u00eame profession inavouable.\u201d En plus, il dit, \u201csauf la premi\u00e8re, les autres \u00e9taient \u00e2g\u00e9es de quarante \u00e0 quarante-cinq ans, point belles, sales \u00e0 faire peur, leurs offres ne pouvaient donc tenter que des ivrognes formant du reste leur unique client\u00e8le.\u201d L\u2019auteur insulte aussi Whitechapel parce que c\u2019est pauvre, il sent mauvais, et il abrite les \u201cmis\u00e9rables.\u201d<\/p>\n\n\n\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"195\"><\/div>\n\n\n\n<p>La police a arr\u00eat\u00e9 10 hommes au hasard, et la col\u00e8re envers les juifs de Whitechapel augmente. De nombreux juifs vivent dans ce district et le public continue de soup\u00e7onner que le meurtrier est juif.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">19 septembre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>Selon cet article, la police a affirm\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises d\u2019avoir trouv\u00e9 le coupable, mais chaque fois il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 qu&#8217;il est innocent. Tout le monde a abandonn\u00e9 la rumeur du tablier de cuir. Les \u201crodeuses de nuit\u201d \u2013 les prostitu\u00e9es \u2013 portent des grands couteaux quand elles sortent maintenant.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">26 septembre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>La police n&#8217;a toujours pas trouv\u00e9 le coupable. Un m\u00e9decin demande que la police enqu\u00eate sur \u201ctous les pensionnaires de maisons de fous mis r\u00e9cemment,\u201d parce qu\u2019il soup\u00e7onne qu\u2019un fou est responsable pour ces crimes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Meurtres d&#8217;Elisabeth Stride et Catherine Eddowes<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">2 octobre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>Selon l\u2019auteur, Whitechapel est un \u201cghetto o\u00f9 se refuge en majeure partie de la lie de la population londonienne.\u201d C\u2019est une description tr\u00e8s d\u00e9sobligeante et sans rapport avec le sujet de l\u2019article.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Il y a eu deux nouveaux meurtres qui se sont pass\u00e9s dans Whitechapel samedi soir dernier. Le premi\u00e8re victime est d\u00e9couverte par un homme en cal\u00e8che, qui a vu le cadavre et a trouv\u00e9 la police. Quand la police est arriv\u00e9e, le corps \u00e9tait encore chaud, que a signifi\u00e9 que la meurtre a \u00e9t\u00e9 commis tr\u00e8s r\u00e9cemment. La victime avait \u201cdes coupures \u00e0 la tempe et \u00e0 la joue gauches, qui \u00e9taient couvertes de boue,\u201d mais, contrairement aux victimes pr\u00e9c\u00e9dentes, elle n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9ventr\u00e9e. Cette femme, Elisabeth Stride, \u00e9tait \u201cune fille publique\u201d qui \u201c\u00e9tait toujours ivre.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p>Une heure plus tard, la police a trouv\u00e9 une autre femme morte dans la rue, le corps encore chaud. L\u2019auteur \u00e9crit, \u201cLa gorge \u00e9tait coup\u00e9e \u00e0 moiti\u00e9 et la t\u00eate, presque d\u00e9tach\u00e9e, \u00e9tait pench\u00e9e, laissant voir la carotide tranch\u00e9e d&#8217;un seul coup. Comme dans les meurtres de Whitechapel le cadavre avait subi les m\u00eames mutilations. Le ventre \u00e9tait ouvert; les intestins arrach\u00e9s avaient \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s autour du cou.\u201d<\/p>\n\n\n\n<div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"196\"><\/div>\n\n\n\n<p>\u00c9tonnamment, \u00e0 cette heure matinale, les gens se rendaient au march\u00e9, mais personne n&#8217;a rien entendu. Les inspecteurs soup\u00e7onnent que l&#8217;attaque a \u00e9t\u00e9 rapide et que l&#8217;agresseur a coup\u00e9 \u201cle larynx et le carotide afin d&#8217;emp\u00eacher tout cri.\u201d Les inspecteurs ont aussi une th\u00e9orie sur la raison pour laquelle l\u2019assassine n\u2019a pas coup\u00e9 le ventre de la premi\u00e8re victime. Ils croient que l\u2019homme en cal\u00e8che est arriv\u00e9 \u00e0 la sc\u00e8ne avant que l\u2019assassin n\u2019ait termin\u00e9 son travail, et le bruit du cal\u00e8che \u201cl\u2019a emp\u00each\u00e9 de mutiler Elisabeth Stride.\u201d Mais pour la deuxi\u00e8me victime, \u201cil a eu le temps d\u2019accomplir son \u0153uvre inf\u00e2me.\u201d<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">3 octobre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>Il y a de nouveaux d\u00e9tails sur l&#8217;assassin, mais d&#8217;abord l\u2019\u00e9crivain insulte les victimes et le district o\u00f9 elles habitaient. Il \u00e9crit, \u201cles victimes sont toujours des femmes, mis\u00e9rables cr\u00e9atures de la plus basse classe.\u201d Ces victimes dorment dans les h\u00f4telleries pas chers, o\u00f9 on trouve \u201ctoute une population de mendiants, de marchands ambulants, de vieilles et horribles prostitu\u00e9es, de voleurs et de voleuses vit l\u00e0, sans grand souci de la police, qui conna\u00eet parfaitement les m\u00e9tiers divers pratiqu\u00e9s parles h\u1ed9tes de ces puantes demeures.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p><code><div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"207\"><\/div><\/code><\/p>\n\n\n\n<p>Le jeudi pass\u00e9, dit le journaliste, L\u2019Agence du Central News a re\u00e7u une lettre par quelqu&#8217;un qui pr\u00e9tend \u00eatre l&#8217;assassin. Dans la lettre, \u00e9crit \u00e0 l&#8217;encre rouge, l\u2019auteur se moque de la police parce qu&#8217;elle ne l&#8217;a pas encore arr\u00eat\u00e9. Il menace de continuer \u00e0 assassiner des femmes. L\u2019auteur dit, \u201cdans mon \u0153uvre prochaine, je couperai les oreilles de la dame et je les enverrai aux officiers de police, \u00e7a sera une bonne farce.\u201d Il faut noter que pour le meurtre de Catherine Eddowes, commis quelques jours apr\u00e8s que l\u2019Agence du Central News a re\u00e7u cette lettre, l&#8217;assassin lui a coup\u00e9 les oreilles.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019auteur de la lettre souhaite bonne chance \u00e0 la police, et il signe la lettre \u201cJack the Riper.\u201d \u00c0 partir de ce moment, la presse fran\u00e7aise appelle le meurtrier Jack l&#8217;\u00e9ventreur.<\/p>\n\n\n\n<p><code><div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"201\"><\/div><\/code><\/p>\n\n\n\n<p>Le journaliste ajoute un autre d\u00e9tail. Dans cinq des six meurtres r\u00e9cents \u00e0 Whitechapel, le tueur a enlev\u00e9 l&#8217;ut\u00e9rus de la femme. Ce d\u00e9tail est important parce que \u00e7a signifie que l\u2019assassin conna\u00eet l&#8217;anatomie humaine. Un m\u00e9decin anglais soup\u00e7onne un homme am\u00e9ricain parce que cet homme lui a un jour demand\u00e9 un ut\u00e9rus.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">4 octobre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>Les rues de Whitechapel sont devenues vacantes la nuit. La police continue d&#8217;arr\u00eater des hommes au hasard, mais elle n&#8217;a pas trouv\u00e9 le coupable. Les gens ont fait plusieurs recommandations folles \u00e0 la police, par exemple, ils conseillent aux policiers de se d\u00e9guiser en femmes pour que le tueur les approche. Le lord-maire a offert une r\u00e9compense de 12,500 francs pour des informations sur le tueur. D&#8217;apr\u00e8s l\u2019auteur, l&#8217;enqu\u00eate \u201cne s\u2019est pas assez occup\u00e9[e] d\u00e8s l\u2019origine.\u201d<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">7 octobre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>Le nouveau suspect est un Malais, qu&#8217;un marin a rencontr\u00e9 dans un caf\u00e9 en ao\u00fbt. Le marin dit que cet homme a exprim\u00e9 qu\u2019il voulait tuer des prostitu\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">17 octobre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>Les Anglais croient maintenant que le coupable est allemand, simplement parce que l\u2019Angleterre a des relations tendues avec l\u2019Allemagne. La police attend un autre meurtre pour trouver Jack l&#8217;\u00e9ventreur.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">24 octobre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>Les inspecteurs ont trouv\u00e9 la femme qui avait envoy\u00e9 des lettres \u00e0 la police se faisant passer pour Jack. C&#8217;\u00e9taient toutes des farces. R\u00e9cemment, quelqu\u2019un a envoy\u00e9 une moiti\u00e9 de rognon au pr\u00e9sident du comit\u00e9 de vigilance avec la note \u201cprends-moi, si tu peux.\u201d Selon le journaliste, il faut douter que c&#8217;\u00e9tait envoy\u00e9 par Jack. <\/p>\n\n\n\n<p>De plus, la police a pris un mois pour d\u00e9cider de visiter une \u00e0 une toutes les maisons de Whitechapel, et elle a donn\u00e9 un pr\u00e9avis de 15 jours \u00e0 tous les r\u00e9sidents, donnant \u00e0 Jack beaucoup de temps de se cacher.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Meurtre de Mary Jane Kelly<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">10 novembre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>Dans un bref paragraphe, l&#8217;auteur \u00e9crit qu&#8217;une femme a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9e assassin\u00e9e dans une maison du district de Spitalfields, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Whitechapel. Elle s&#8217;appelait Mary Jane. <\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">12 novembre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>L&#8217;auteur donne plus de d\u00e9tails sur le r\u00e9cent meurtre \u00e0 Londres. Jack a encore tu\u00e9, cet fois dans une maison \u201csitu\u00e9e dans une cour o\u00f9 grouille une immonde population qu\u2019il va travailler,\u201d o\u00f9 \u201cil va s\u2019acharner sur le cadavre d\u2019une malheureux jeune femme, \u00e0 ce point de le rendre inconnaissable.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p>Le journaliste visite Whitechapel en compagnie d&#8217;un pickpocket local qui lui sert de guide. Le guide parle fort de l&#8217;incomp\u00e9tence de la police. Tous les deux vont voir la maison o\u00f9 Mary Jane Kelly habitait.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand la police est arriv\u00e9e chez-elle, \u201cJane Mary Kelly \u00e9tait \u00e9tendue toute nue sur son lit; la t\u00eate \u00e9tait s\u00e9par\u00e9e du tronc, le nez, les oreilles avaient \u00e9t\u00e9 coup\u00e9s, les seins arrach\u00e9s, le foie, les entrailles \u00e9taient d\u00e9pos\u00e9s sur la table, les jambes, les bras \u00e9taient taillad\u00e9s \u00e0 coups de couteau; la b\u00eate f\u00e9roce avait assouvi sa rage sans avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9rang\u00e9e, sans que l&#8217;on ait entendu le moindre bruit.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p><code><div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"204\"><\/div><\/code><\/p>\n\n\n\n<p>Les inspecteurs ne sont pas s\u00fbrs quand elle a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9e, mais quelqu&#8217;un a parl\u00e9 \u00e0 Kelly vers 8 heures et le corps \u00e9tait froid quand les inspecteurs l&#8217;ont trouv\u00e9 \u00e0 11h30. Donc, c\u2019est possible que Jack l\u2019a tu\u00e9 entre 9 et 10 heures du matin. Le guide est certain que Jack n\u2019est pas un local.<\/p>\n\n\n\n<p>Les gens sont tr\u00e8s en col\u00e8re contre Charles Warren, le chef de la police, parce que la police n&#8217;a pas r\u00e9ussi \u00e0 attraper l&#8217;assassin donc ces attaques violentes continuent. Il y a une rumeur que Warren va quitter son emploi.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">13 novembre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>La rumeur est vraie. On trouve une petite annonce le jour suivant: \u201cSir Charles Warren, chef de la police municipale, a donn\u00e9 sa d\u00e9mission \u00e0 la suite du scandale caus\u00e9 par le nouveau crime de Whitechapel.&#8221;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">14 novembre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>Les inspecteurs s\u2019habillaient en effet en femmes et sortaient dans les rues de Whitechapel chaque nuit. Cependant, selon l&#8217;auteur, ces efforts \u00e9taient inutiles, parce que Kelly a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9e chez elle.<\/p>\n\n\n\n<p>Les femmes de Whitechapel ne sont pas d&#8217;accord sur l&#8217;apparence de Jack. Mais, elles ont toutes d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la police qu&#8217;il portait un petit sac noir. La police a donc arr\u00eat\u00e9 tous les hommes qui portaient un petit sac noir. Le probl\u00e8me? Tous les hommes d&#8217;Angleterre portent un petit sac noir. La police a promis l&#8217;immunit\u00e9 \u00e0 tout complice de Jack, mais le public est assez certain qu&#8217;il tue seul. La r\u00e9compense est maintenant de 25,000 francs.<\/p>\n\n\n\n<p><code><div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"209\"><\/div><\/code><\/p>\n\n\n\n<p>Les Londoniens ont tellement perdu confiance en la police qu&#8217;ils ont organis\u00e9 une force b\u00e9n\u00e9vole de d\u00e9tectives pour patrouiller dans les rues chaque nuit. Ils n&#8217;ont rien d\u00e9couvert.<\/p>\n\n\n\n<p><code><div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"205\"><\/div><\/code><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">21 novembre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>Un fruitier a entendu un homme dire qu&#8217;il croit que son cousin est Jack l&#8217;\u00e9ventreur, juste parce qu&#8217;il correspond \u00e0 la description de l&#8217;assassin. La police est en train d&#8217;enqu\u00eater sur lui.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019auteur signale qu\u2019on ne soup\u00e7onne jamais un anglais . Le public soup\u00e7onne toute personne qui ressemble, parle, ou s&#8217;habille comme un \u00e9tranger. En bref, les Anglais sont nationalistes.<\/p>\n\n\n\n<p><code><div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"206\"><\/div><\/code><\/p>\n\n\n\n<p>Mary Jane Kelly a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9e et une grande foule a assist\u00e9 \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie. Mais, dit le journaliste, les gens ont exag\u00e9r\u00e9 la tristesse de la c\u00e9r\u00e9monie. Il trouve que sa mort n&#8217;est pas seulement sans surprise, mais que Kelly le m\u00e9ritait \u00e0 cause de son travail dangereux et honteux. \u00c0 tout le moins, dit-il, elle ne m\u00e9rite pas le degr\u00e9 de sympathie dont elle a fait l&#8217;objet. Ici, on peut constater une misogynie intense.<\/p>\n\n\n\n<p><code><div class=\"h5p-content\" data-content-id=\"170\"><\/div><\/code><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">5 d\u00e9cembre 1888<\/h3>\n\n\n\n<p>Il n&#8217;y a pas de nouveaux meurtres dans Whitechapel depuis Mary Jane Kelly, et un nouveau chef de police a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9. La police attend un nouveau meurtre, esp\u00e9rant de nouveaux indices.<br><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><br>Mais ce meurtre n&#8217;est jamais pass\u00e9 et Jack l&#8217;\u00e9ventreur n&#8217;a jamais \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Contexte Jack l&#8217;\u00e9ventreur \u00e9tait un tueur en s\u00e9rie qui a assassin\u00e9 plusieurs femmes dans le district Londonien pauvre de Whitechapel en 1888. On ne conna\u00eet pas avec certitude le nombre de victimes, mais il existe cinq victimes d\u00e9finitives, appel\u00e9es les \u201ccinq canoniques,\u201d que Jack a tu\u00e9es entre ao\u00fbt et novembre 1888.&nbsp; Le premier meurtre, celui&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/reportage-sur-les-meurtres-de-jack-leventreur-dans-le-figaro-septembre-decembre-1888-2\/\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Reportage sur les meurtres de Jack l\u2019\u00e9ventreur dans Le Figaro, septembre \u2013 d\u00e9cembre 1888<\/span> <span class=\"meta-nav\" aria-hidden=\"true\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":5581,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[],"class_list":["post-4059","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-projet-final"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4059","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5581"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4059"}],"version-history":[{"count":28,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4059\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4147,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4059\/revisions\/4147"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4059"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4059"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4059"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}