{"id":4236,"date":"2024-12-19T15:52:22","date_gmt":"2024-12-19T20:52:22","guid":{"rendered":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/?p=4236"},"modified":"2024-12-20T12:35:15","modified_gmt":"2024-12-20T17:35:15","slug":"linterview-dans-la-presse-du-dix-huitieme-siecle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/linterview-dans-la-presse-du-dix-huitieme-siecle\/","title":{"rendered":"L\u2019interview dans la presse du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle"},"content":{"rendered":"\n<p>Le 7 Mai, 1886, un reporter qui s&#8217;appelait Pierre Giffard a \u00e9crit un article fougueux en r\u00e9ponse \u00e0 Albert Millaud. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, Millaud \u00e9tait un chroniqueur qui a d\u00e9test\u00e9 l\u2019ascension du journalisme et de la reportage, et il a d\u00e9crit ce d\u00e9go\u00fbt dans un article dans <em>Le Figaro<\/em> le 6 Mai, disant que \u00ab la Presse, c&#8217;est \u00e0 dire la repr\u00e9sentation la plus absolue, la plus r\u00e9pandue de la litt\u00e9rature contemporaine, appartient non pas au plus instruit, au plus savant, au plus spirituel, mais au mieux inform\u00e9 ou au plus audacieux. \u00bb Il avait peur que le lecteur fran\u00e7ais deviendrait comme le lecteur americain, qui \u00ab est encore un lecteur dans l&#8217;enfance, incapable de comprendre les grandes choses de l&#8217;art et de la litt\u00e9rature. \u00bb Pour lui, ce d\u00e9bat entre la litt\u00e9rature et la presse repr\u00e9sente une lutte pour le futur intellectuel de la France.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa r\u00e9ponse, Giffard a \u00e9crit que \u00ab le public fran\u00e7ais a du go\u00fbt; il ne s&#8217;attachera nullement \u00e0 ces billeves\u00e9es am\u00e9ricaines dont on a tant sujet de s&#8217;irriter. Non, mais il lui faut du reportage tout de m\u00eame. Et ce reportage, il l&#8217;exigera de plus en plus des journaux, \u00e0 la condition qu&#8217;on le lui donne sous une forme litt\u00e9raire, avec le souci de ne pas le choquer, et aussi de ne pas le tromper. \u00bb Mais qu&#8217;est-ce qui diff\u00e9rencie le journalisme am\u00e9ricain du journalisme fran\u00e7ais ? Une diff\u00e9rence \u00e9tait l\u2019interview.<\/p>\n\n\n\n<p>Personne ne sait certainement qui a fait la premi\u00e8re interview, mais c\u2019\u00e9tait une type du journalisme qui est devenue populaire aux \u00c9tats-Unis en deuxi\u00e8me mi-temps du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle \u2014 en particulier, pendant les ann\u00e9es 1860s. En France, c\u2019\u00e9tait une conversation, une d\u00e9claration, un entretien, ou une entrevue, avant le mot \u201cl\u2019interview\u201d (un anglicisme) est devenu populaire. Un journaliste demanderait une question au personnage public, et apr\u00e8s obtenant leur r\u00e9ponse, le journal publierait leurs mots sur la page. Les europ\u00e9ens ont consid\u00e9r\u00e9 l\u2019interview comme un article tr\u00e8s am\u00e9ricain, et ils \u00e9taient lents \u00e0 adopter cette forme du journalisme. En fait, c\u2019\u00e9tait un journaliste am\u00e9ricain, James Creelman, qui \u00e9tait le premier journaliste qui a fait un interview avec le pr\u00e9sident de la France ! En 1897, F\u00e9lix Faure est le premier pr\u00e9sident de la r\u00e9publique fran\u00e7aise qui est interview\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques ann\u00e9es avant cet interview, \u00c9mile Zola est interview\u00e9 sur l\u2019interview en 1893 dans <em>Le Figaro<\/em>. Zola \u00e9tait connu pour son travail dans la litt\u00e9rature avant l\u2019Affaire Dreyfus \u00e0 la fin de 1894, qui le propulse sous les projecteurs du journalisme. Mais en 1893, Zola a dit que l\u2019interview est une forme d&#8217;art.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab C\u2019est une chose excessivement grave qui, pour \u00eatre bien faite, exige d\u2019\u00e9normes connaissances, \u00bb Zola a dit. \u00ab Il faut avoir l\u2019usage de la vie, savoir o\u00f9 l\u2019on va, conna\u00eetre \u2013 au moins par ses \u0153uvres \u2013 l\u2019homme chez qui l\u2019on se rend, approfondir la question qu\u2019on doit lui soumettre, savoir \u00e9couter, prendre tout ce que l\u2019on vous dit, mais dans le sens o\u00f9 on le dit, interpr\u00e9ter avec sagacit\u00e9 et ne pas se contenter de reproduire textuellement. [\u2026] Non, l\u2019interviewer ne doit pas \u00eatre un vulgaire perroquet, il lui faut tout r\u00e9tablir, le milieu, les circonstances, la physionomie de son interlocuteur, enfin faire \u0153uvre d\u2019homme de talent, tout en respectant la pens\u00e9e d\u2019autrui.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il a admis les soucis de Millaud, qui a dit en 1886 que la presse \u00ab appartient non pas au plus instruit, au plus savant, au plus spirituel, mais au mieux inform\u00e9 ou au plus audacieux. \u00bb Zola dit que, \u00ab l&#8217;interview est une chose tr\u00e8s compliqu\u00e9e, extr\u00eamement d\u00e9licate, pas facile du tout. [\u2026] Les journaux devraient donc confier les interviews \u00e0 des t\u00eates de ligne, \u00e0 des \u00e9crivains de premier ordre, des romanciers extr\u00eamement habiles, qui, eux, sauraient tout remettre au point. Mais voil\u00e0 : les hommes de grand talent sont employ\u00e9s \u00e0 autre chose&#8230; Heureusement pour eux ! \u00bb Apr\u00e8s tout, si les meilleurs talents ne font pas les interviews, \u00ab l&#8217;interview, telle qu&#8217;elle est pratiqu\u00e9e par ce temps de journalisme \u00e0 la vapeur, [va \u00eatre] b\u00e2cl\u00e9e en vingt minutes, r\u00e9dig\u00e9e \u00e0 la va comme-je-te-pousse, \u00e9crite au galop sur une table de caf\u00e9, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;un vermout ou d&#8217;une absinthe, si elle est le plus souvent un fleuve d&#8217;erreurs. \u00bb Et il a admis que les lecteurs ne se sentent pas concern\u00e9s \u2014 l\u2019interview \u00ab n&#8217;en reste pas moins l&#8217;un des principaux \u00e9l\u00e9ments du journalisme contemporain : d&#8217;abord parce qu&#8217;elle en est la partie la plus vivante, ensuite parce qu&#8217;elle est le joujou pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 du public ! \u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Qu&#8217;est-ce qui d\u00e9finit une bonne interview ? Avant tout, \u00ab c\u2019est l\u2019interviewer, \u00bb Eug\u00e8ne Dubief, le r\u00e9dacteur en chef du Journal de Versailles \u00e0 l\u2019\u00e9poque et \u00e9crivain d\u2019un manuel du journalisme lui-m\u00eame, a dit. \u00ab Il est entr\u00e9 en coup de vent; il parle comme un sifflet de locomotive, par mots hach\u00e9s, haletants. Habill\u00e9 \u00e0 la derni\u00e8re mode, il s\u2019agite, il fait sonner son importance. C\u2019est lui qui va chez tous les personnages en vue, grands ou petits: tel que vous le voyez, il sort de chez le Ministre, \u00e0 moins qu\u2019il ne sorte de chez la diva ou de chez l\u2019assassin du jour. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Quels personnages publics ont fait un interview pendant le dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle ? \u00c0 part Zola, on peut trouver des conversations entre la presse et Jules Verne, qui \u00e9tait un romancier fran\u00e7ais qui a \u00e9crit <em>Les Voyages extraordinaires<\/em>, qui \u00e9tait une collection de romans et de nouvelles y compris <em>Vingt Mille Lieues sous les mers<\/em>, <em>Voyage au centre de la Terre<\/em>, et <em>Le Tour du monde en quatre-vingts jours<\/em>. Dans cette interview, l\u2019interviewer \u00e9tait le r\u00e9dacteur de <em>Le Figaro<\/em>, qui a eu une conversation en toute simplicit\u00e9 avec Verne pour discuter bien plus que ses livres. Le passage suivant est une partie de cette interview:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Ce qui distingue surtout le caract\u00e8re de Verne, c&#8217;est une philosophie gaie et patiente [\u2026]. Merveilleusement dou\u00e9 et d&#8217;une \u00e9rudition encyclop\u00e9dique, il est servi, dans ses travaux, par une m\u00e9moire prodigieuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jour qu&#8217;il d\u00e9jeunait avec nous chez un Italien, la conversation tomba sur Rome. L&#8217;amphytrion \u2013 son voisin de droite \u2013 qui \u00e9tait n\u00e9 et logeait pr\u00e8s du Capitole, venait d&#8217;admirer la facilit\u00e9 d&#8217;\u00e9locution et le langage pittoresque de son commensal qui lui avait d\u00e9crit par le menu tous les monuments et jusqu&#8217;aux moindres ruines de la Ville Eternelle, quand Verne lui demanda des nouvelles d&#8217;un vieux mendiant habituellement post\u00e9 au coin de la Voie Sacr\u00e9e, en face de la boutique d&#8217;un p\u00e2tissier.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Il y est toujours.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Et le portier du Vatican a-t-il toujours sa jolie fille?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Oui.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 A-t-on remis des marches aux escaliers du Forum ?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Le roi l&#8217;a ordonn\u00e9, mais ce n&#8217;est pas encore fait&#8230; Ah \u00e7a! monsieur, vous connaissez Rome mieux que moi, qui suis Romain. Vous l&#8217;habitez donc depuis de longues ann\u00e9es ?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Moi ? je n&#8217;y ai jamais mis les pieds&#8230; mais j&#8217;ai lu et je lis tous les ouvrages consacr\u00e9s \u00e0 votre cit\u00e9 natale.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous qui savions qu&#8217;il \u00e9tait sinc\u00e8re, nous n&#8217;en revenions pas ! \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Cette conversation repr\u00e9sente comment l\u2019interviewer doit faire plus que r\u00e9p\u00e9ter ce que la personne qui \u00e9tait interview\u00e9 a dit. L\u2019interviewer doit rassembler des histoires diff\u00e9rentes pour faire un dessin de la personne que les lecteurs peuvent apprendre \u00e0 conna\u00eetre. Ici, ce dessin montre que Verne est un lecteur vorace qui aime lire au sujet des affaires mondiales, et peut-\u00eatre cet int\u00e9r\u00eat influence ce qu\u2019il \u00e9crit au sujet de voyager.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019interview m&#8217;int\u00e9resse en particulier parce que j&#8217;avais \u00eatre une journaliste pour un journal locale, <em>The Daily Hampshire Gazette<\/em>, tout au long de mes ann\u00e9es \u00e0 l\u2019universit\u00e9, et j\u2019aime interviewer des professeurs, des politiciens, des musiciens, et aussi mes amis et membres de famille pour mes histoires \u2014 professionnelles et personnelles. C\u2019est pas facile d\u2019avoir une conversation avec certaines personnes, et c\u2019est le but d\u2019un interviewer de trouver des th\u00e8mes int\u00e9ressants dans ces conversations pour partager avec les lecteurs du journal.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Sur une page dans <em>La France<\/em> le 14 novembre 1890, il y a une vari\u00e9t\u00e9 de r\u00e9dacteurs et r\u00e9dactrices qui expliquent leurs vues sur l\u2019interview, et la citation suivante r\u00e9sume tous mes opinions sur ce type du journalisme que j\u2019ai commenc\u00e9 au d\u00e9but de la lyc\u00e9e, et que lequel je continue aujourd&#8217;hui.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Si le reporter se trouve en pr\u00e9sence d&#8217;un homme c\u00e9l\u00e8bre, si le sujet de l&#8217;interview est int\u00e9ressant, si l&#8217;interview\u00e9 refuse de s&#8217;expliquer compl\u00e8tement, une v\u00e9ritable bataille s&#8217;engage, bataille de phrases nuanc\u00e9es, de sous-entendus et d&#8217;allusions.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ces batailles, ce n&#8217;est pas toujours l&#8217;interview\u00e9 qui a le dessus, tant sont exacerb\u00e9es les deux qualit\u00e9s du reporter : la ruse et l&#8217;opini\u00e2tret\u00e9. \u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les sceptiques sur cette page expriment leurs soucis si l\u2019interviewer a une raison cach\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab Vous me demandez ce que je pense des interviews? Tout d&#8217;abord, qu&#8217;ils ont le tort d&#8217;\u00eatre d\u00e9sign\u00e9s d&#8217;un mot anglais, dont j&#8217;estropie r\u00e9guli\u00e8rement l&#8217;orthographe. Pourquoi ne dirions-nous pas, en fran\u00e7ais, des \u00ab entrevues \u00bb? M. Henry Fouquier \u00e9crit. \u00ab Quant \u00e0 ces conversations, elles ont en soi un grand int\u00e9r\u00eat, \u00e0 condition que celui qui les note et les reproduit soit tr\u00e8s intelligent et tr\u00e8s impartial et que l&#8217;interview ne soit ni une satisfaction offerte \u00e0 la vanit\u00e9 ni un pi\u00e8ge tendu \u00e0 la bonne foi de qui en est l&#8217;objet. C&#8217;est cet inconv\u00e9nient qui me les a fait bl\u00e2mer quelquefois, redouter toujours.&nbsp; \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a plus de lettres favorables que sceptiques (11-4), et les supporters de l\u2019interview disent que souvent, les personnes interview\u00e9es sont m\u00e9contentes apr\u00e8s leurs interviews.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>M. J J Weiss d\u00e9crit cette exp\u00e9rience. \u00ab La transformation de la chose parl\u00e9e en chose \u00e9crite fait tout le d\u00e9saccord entre eux. J&#8217;ai parl\u00e9 trois fois en qualit\u00e9 de commissaire du gouvernement \u00e0 la tribune du Corps l\u00e9gislatif, sous l&#8217;Empire. J&#8217;avais conscience que ce que je disais \u00e9tait un pur barbouillage. Le lendemain je lisais \u00abla s\u00e9ance\u00bb, dans le compte rendu analytique du Journal officiel; je lisais un chef-d&#8217;\u0153uvre de bon langage que m&#8217;avait attribu\u00e9 la cohorte si distingu\u00e9e des secr\u00e9taires au Corps l\u00e9gislatif. Je ne me plaignais pas, naturellement, de leur inexactitude. Le fait est qu&#8217;ils m&#8217;avaient proprement rhabill\u00e9, mais qu&#8217;ils n&#8217;avaient pu le faire sans me d\u00e9figurer. Neuf fois sur dix, voil\u00e0 le reportage. \u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019interview n\u2019est pas facile. Il y a beaucoup de probl\u00e8mes \u00e9thiques que ces lettres d\u00e9crivent. Mais pour moi, c\u2019est la fa\u00e7on en laquelle des r\u00e9dacteurs et des r\u00e9dactrices peuvent communiquer avec des personnes dont l&#8217;humanit\u00e9 est quelque chose que la publique ne voit pas souvent. Cette opportunit\u00e9 est extraordinaire, et c\u2019est pourquoi j\u2019adore le journalisme et le reportage.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 7 Mai, 1886, un reporter qui s&#8217;appelait Pierre Giffard a \u00e9crit un article fougueux en r\u00e9ponse \u00e0 Albert Millaud. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, Millaud \u00e9tait un chroniqueur qui a d\u00e9test\u00e9 l\u2019ascension du journalisme et de la reportage, et il a d\u00e9crit ce d\u00e9go\u00fbt dans un article dans Le Figaro le 6 Mai, disant que \u00ab la&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/linterview-dans-la-presse-du-dix-huitieme-siecle\/\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">L\u2019interview dans la presse du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle<\/span> <span class=\"meta-nav\" aria-hidden=\"true\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":7580,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[],"class_list":["post-4236","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-projet-final"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4236","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7580"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4236"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4236\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4239,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4236\/revisions\/4239"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4236"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4236"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sites.smith.edu\/frn372-fa24\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4236"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}